Catégorie : Philosophie
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La politesse a-t-elle une valeur morale ou bien n'est-elle qu'une convention sociale ?
ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION • Bien prendre en compte que la question n'est pas de savoir si — dans une certaine mesure — la politesse est une« convention sociale », mais si « elle n'est qu'une convention sociale » et si « elle a valeur morale ».Toute considération ne menant qu'à mettre en évidence que la politesse est dans une certaine mesure conventionsociale est inopportune compte tenu du sujet précis posé. • Qu'est-ce qui peut amener à penser que la politesse peut avoir « valeur morale » (alors qu'...
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Peut-on concevoir l'existence d'un sentiment religieux, si Dieu n'existe pas ?
Analyse du sujet : Sentiment/Sentiment religieux : Le sentiment est un état de la conscience. L'amour, la haine sont des sentiments qui renvoient la conscience à l'un de ses objets extérieurs. Le sentiment est en général lié à un objet extérieur mais certains sentiments comme l'angoisse (différente de la peur), ne le sont pas. Lesentiment n'est pas toujours justifié, on peut craindre une évènement qui s'avérera bénéfique par la suite ou au contraire souhaiter un événement quipourtant nous plo...
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Faut-il voir dans l'art le produit de la vie sociale ou l'expression d'une révolte ?
Sujet 100062Faut-il voir dans l'art le produit de la vie sociale ou l'expression d'unerévolte ? La question en faut interroge l'origine de la création artistique et de ses rapports avec la société. En effet, toutartiste naît dans une société particulière, c'est-à-dire dans un groupe d'hommes qui est régi par des lois et quiproduit des comportements collectifs. La vie sociale est l'étude de la sociologie et il est intéressant de voir qu'ilexiste une sociologie de l'art. Ainsi l'art comme toute p...
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Le seul service que l'art peut rendre à la société, c'est de lui permettre de douter d'elle-même. Qu'en pensez-vous ?
Le terme art( ars en latin traduit le mot grec technê ) désigne aussi bien le savoir-faire, que la création artistique, la recherche du beau. Mais l'art est ici à prendre dans le sens de beaux-arts, de l'artiste, qu'un talent ou un génieparticulier rendent apte à créer la beauté. La société est un groupe d'individu entre lesquels il existe des rapports organisés et des services réciproques, consolidés en institutions et le plus souvent garantis par l'existence derègles, de lois et de...
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Faut-il recourir à la notion d'inspiration pour rendre compte de la production artistique ?
PREMIERE APPROCHE ( Avant de commencer, ici l'expression production artistique est à prendre dans un sens de création et non commele produit de l'art, comme oeuvre d'art) La philosophie a toujours essayé de percer le secret de la production artistique. Il est en effet difficile de rendrecompte de l'origine de la création d'oeuvres d'art. C'est sûrement pour cela qu'en face d'une oeuvre, on parlecommunément d'intuition, d'inspiration, de génie. Mais ne rendre compte de la création que par...
- A-t-on le droit de se servir d'autrui ?
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La connaissance des lois de l'inconscient nous console-t-elle du désordre de notre conscience ?
Les lapsus, les actes manqués sont des actes qui montrent que notre comportement conscient a ses failles. Or la psychanalyse enmettant au jour les lois de l'inconscient a pu donner une signification à ses actes apparemment anodins. Ainsi la connaissance des lois del'inconscients nous console-t-elle du désordre de notre conscience ? La psychanalyse comme science du psychisme a montré que la viepsychique regroupait plusieurs instances dont chacune obéissait a ses propres règles. Elle a m...
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Peindre n'est pas dépeindre, écrire n'est pas décrire. Qu'en pensez-vous ?
Introduction Cette remarque du peintre Georges Braque (1882-1963), ami de Picasso entre autres, ne peut laisser indifférent quand on considère l'histoire de la production artistique. En effet, il aura fallu attendre la Renaissance, et surtout leRomantisme allemand, pour voir l'art se désenclaver de contraintes techniques et théologico-politiques.Conjointement à cet essor va apparaître le rôle de la sensibilité, faculté en l'homme permettant de juger selon sesgoûts de la nature d'une œuvre (e...
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L'esprit qui ne sait plus douter, dit Alain, descend au-dessous de l'esprit. Qu'en pensez-vous ?
Introduction : Bien définir les termes du sujet :- « L'esprit » : Il s'agit ici du sens général de l'esprit entendu comme ce qui est opposé au corps, et à la matière, c'est leprincipe de la pensée et de la réflexion. L'esprit est donc considéré comme spécifiquement humain. - « Le doute » : Douter c'est remettre en cause, refuser d'accepter immédiatement ce que l'on nous dit, ne pas adhérer. Ledoute est l'état d'esprit touchant la réalité d'une chose ou d'un événement, la validité d'un raisonneme...
- Est-il justifié de parler de science politique ?
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Pourquoi les hommes, même lorsqu'ils parlent la même langue, ont-ils tant de mal à se comprendre ?
Analyse du sujet : La formulation implique de se demander si le partage d'une langue est une condition suffisante (c'est à dire qu'à elleseule elle permet) pour se comprendre. Ne faut-il pas autre chose ? Il faudra analyser ce qu'est exactement la langue et ce que sa définition implique, ensuite nous nous pencherons surses limites. Enfin, nous verrons que si la langue est un outil précieux pour communiquer, elle n'est néanmoins qu'unoutil parmi de nombreux autres. Proposition de plan :...
- Choisissons-nous notre passé ?
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Est-ce en s'estimant soi-même que l'on arrive le mieux à estimer les autres ?
Hobbes disait dans Léviathan : « Chacun attend que son compagnon l'estime aussi haut qu'il s'apprécie lui-même et,à chaque signe de dédain ou de mésestime, il s'efforce naturellement d'arracher la reconnaissance d'une valeur plushaute : à ceux qui le dédaignent, en leur nuisant ; aux autres par de tels exemples. »L'estime des autres est donc, d'après Hobbes, recherchée ardemment par tous les hommes. L'estime d'autrui est larésultante du jugement que celui-ci porte sur nous. Si autrui m'appréci...
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L'autorité
1 1 1-· 1 1 i 381 386 SOCIÉTÉ, BIEN COMMUN ET AUTORITÉ L'auto-rité. A. Essence de l'autorité. 1. Le principe de l'ordre. a) Le commandement et le gouçernement; - C'est l'autorité qui déterminr. l'orientation vers le bien commun. Elle Pst donc réellement, comme l'indique l'étymologie ( auctoritas, auctor, de augere: création, invention, initiative, drcision, etc.), ce qui fonde et actualise l' œurre commune et, pnr conséquent, 1...
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La loi positive
122 LES LOIS MORALES La loi positive. 101 Nous n'avons à traiter ici de la loi positive qu'en fonction du droit naturel, dont elle dépend. En étudiant la nature et les caractères de la loi positive, nous déterminerons le· mode ct les limites de cette dépendance. § 1. NATURE DE LA LOI POSITIVE. A. Notion. 1. Nécessité des lois positives. - A la loi naturelle doivent s'ajouter des lois positives, divines et humaines, qui la dét...
- La prière
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La tempérance
1 / 2 La tempérance. 226 Les satisfactions que réclament les besoins corporels ne restent morales que si elles sont ordonnées et modérées. C'est ce que signifie étymologiquement le mot de tempérance, qui veut dire mesure et désigne la Clertu qui détourne et éloigne de toutes les satisfactions désordonnées. Le désordre peut en effet 2 / 2
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Le panthéisme
1 INTRODUCTION Comme le stipule dans les chapitres des Genèses, le livre saint des chrétiens tout a été crée par Dieu même l’homme. C’est alors dire qu’il est sujet ou créateur de tout ce qui existe cette conception est réfutée par certains penseurs qui nient même l’existence de celui-ci selon leur vision athéisme. D’autres par contre ne partagent pas leur avis, ils diront s’il existe une chose c’est qu’il y a son sujet. Si la nature existe, Dieu demeure son créateur. Pour aboutir à leur quête...
- L'ART
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Lettre de Descartes à Elisabeth – Egmond, 4 août 1645 (commentaire)
Commentaire de Philosophie Lettre de Descartes à Elisabeth – Egmond, 4 août 1645 Le philosophe du XIXème siècle René Descartes établit une correspondance jusqu’à sa mort avec la princesse Elisabeth exilée en Hollande, et ceci afin d’aborder certains points de philosophie. Ce procédé permit à Descartes de faire découvrir de nouvelles facettes de la pensée à Elisabeth tout en ayant la possibilité de se confier. Le texte dont il est ici question est extrait de cet échange, plus précisément d’une...