DUBČEK Alexander (1921-1992)
DUBČEK Alexander (1921-1992)
Dirigeant communiste tchécoslovaque.
Né à Uhrovec, Alexander Dubček a vécu de 1925 à 1938 avec sa famille en URSS. Il adhère en 1939 au parti communiste dans sa Slovaquie natale. Il participe à la résistance antinazie, puis fait une carrière rapide et devient en 1963 premier secrétaire du PC slovaque. Engagé contre le « centralisme pragois » symbolisé par le chef du Parti communiste tchécoslovaque (PCT) Antonín Novotny, il remplace celui-ci début janvier 1968 au poste de premier secrétaire du PCT.
A. Dubček devient alors le symbole du renouveau, du « socialisme à visage humain » (le printemps de Prague). Son honnêteté ne fait pas de doute, ses limites politiques (une certaine fidélité à Moscou) non plus. Très affecté par l’intervention des troupes du pacte de Varsovie d’août 1968, manipulé par les Soviétiques, il participe aux premiers pas de la « normalisation » en tant que premier secrétaire (remplacé par Gustáv Husák [1913-1991] en avril 1969), puis comme président de l’Assemblée fédérale. Exclu du PCT en 1970, devenu technicien des forêts par suite de son éviction de la scène politique, il s’engage peu dans la contestation. Après 1989 (et la révolution de Velours), il ne représente qu’un grand homme du passé, bien que promu président de l’Assemblée fédérale et du Parti social-démocrate slovaque. Il meurt des suites d’un accident de la route en se rendant de Bratislava à Prague en 1992.
Dubcek, Alexandre (Uhrovec, Slovaquie, 1921 - Prague 1992) ; homme politique tchécoslovaque [1968-1969].
Fils d’un des fondateurs du parti communiste, il suit son père en exil à Moscou en 1925 et reçoit une éducation soviétique. De retour en 1938, cet ingénieur milite au parti communiste tchécoslovaque et participe à la Résistance en Slovaquie. Après 1948, il gravit la hiérarchie de l’appareil à Bratislava : en 1959 il y dirige le parti communiste avant de devenir premier secrétaire de Slovaquie en 1963 et d’entrer au bureau politique du parti communiste tchécoslovaque. Dans un climat de forte contestation intellectuelle et nationale, il apparaît comme une voie moyenne entre la ligne stalinienne incarnée par Novotny et l’aile libérale du parti communiste tchécoslovaque où les Slovaques sont nombreux. En janvier 1968, il parvient à évincer Novotny du poste de premier secrétaire du parti communiste tchécoslovaque. Favorable à une libéralisation du régime, il entérine le multipartisme et la liberté de la presse (« le Printemps de Prague ») tout en essayant de rassurer les Soviétiques sur ses intentions et leur garantir sa fidélité au pacte de Varsovie. Renversé par l’intervention des troupes de ces derniers en août 1968, il est emmené à Moscou. De retour en Tchécoslovaquie, il tente de négocier la normalisation du pays et du Parti imposée par Brejnev. En avril 1969, il est écarté de la direction du Parti au profit de G. Husak. Il se retire de la vie politique en juin 1970. Président du Parlement en novembre 1989 à la faveur de la « Révolution de velours », il meurt dans un accident de voiture en novembre 1992.
Bibliographie : A. Dubcek, C’est l’espoir qui meurt en dernier. Autobiographie, 1993 ; P. Tigrid, La Chute irrésistible d’A. Dubcek, 1970, Le Printemps de Prague, 1968 ; J. Rupnik, « Tchécoslovaquie : de la normalisation d’une crise à la crise d’une normalisation », dans Politique étrangère, 1984, 3.
DUBCEK, Alexandre (Uhrovec, Slovaquie, 1921-Prague, 1993). Homme politique tchécoslovaque. Il fut à l'origine de la libéralisation du régime communiste en 1968 connue sous le nom de « printemps de Prague », expérience à laquelle mirent fin les troupes du Pacte de Varsovie. Fils d'un tapissier militant communiste, il émigra avec sa famille en URSS jusqu'en 1938 puis prit une part active contre le régime fasciste de Mgr Tiso. Après la guerre, il fit des études de droit puis reçut une formation politique à l'école supérieure du parti à Moscou (1955-1958). Premier secrétaire du parti slovaque (1963), il dénonça en 1967 le conservatisme et le sectarisme de Novotny auquel il succéda en janvier 1968 au poste de premier secrétaire du parti tchécoslovaque. Sans remettre en question le rôle prépondérant du parti, ni l'appartenance de la Tchécoslovaquie au Pacte de Varsovie, Dubcek préconisa un « socialisme à visage humain » et apporta son soutien au mouvement de libéralisation du « printemps de Prague ». Indécis face aux pressions du Pacte de Varsovie, refusant toute défense, même non violente, il capitula, amer, devant l'intervention militaire soviétique (août 1968). Arrêté et emmené en URSS, il fut libéré sur l'intervention du président Svoboda puis remplacé par Husak à la tête du parti (avril 1969). Après avoir reçu le titre honorifique de président du Parlement fédéral (avril-août 1969), il fut exclu du praesidium puis du parti communiste (juin 1970) et devint bureaucrate à la direction des parcs de Bratislava. Après la démocratisation du régime en 1989 et l'élection de Vaclav Havel au poste de président de la République (juillet 1990-juillet 1992), Dubcek fut président de l'Assemblée nationale tchécoslovaque (décembre 1989-juin 1992).
Homme politique tchécoslovaque. Secrétaire (1960) et premier secrétaire (1963) du parti communiste slovaque, membre du bureau politique du parti tchécoslovaque, il succéda à Novotny (v.) comme premier secrétaire de ce parti, en janv. 1968. Tout en maintenant la position prépondérante du parti, il préconisa un « socialisme à visage humain » et laissa se développer le mouvement de libéralisation du « printemps de Prague » ; à l'extérieur, tout en restant fidèle à Moscou, il essaya d'assurer une plus grande indépendance à son pays, notamment dans le domaine des échanges économiques. Il ne put empêcher l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie (août 1968). Arrêté et emmené en URSS, il fut, sur l'intervention du président Svoboda, libéré et maintenu pendant quelque temps à son poste de premier secrétaire. Il ne fut démis de cette fonction que le 17 avr. 1969. En nov. 1989, lors de la « révolution de velours », il participa aux négociations avec le pouvoir. Sa popularité et son prestige le firent élire à la présidence du Parlement fédéral en déc. 1989. Victime d'un accident d'automobile en sept. 1992, il mourut peu après.
Liens utiles
- C.E. 10 juin 1921, COMMUNE DE MONSÉGUR, Rec. 573
- COMMENTAIRE D’ARRET ENONCE : CE, Avis du 10 Avril 1992, SARL Hofmiller
- La modification des grands équilibres économiques et politiques. (fin des années 1970 à 1992)
- KASPI André, La guerre de Sécession. Les États désunis. Gallimard, 1992, 180 p
- René Beaudoin (1992/15) a par ailleurs effectué un dépouillement fort exhaustif des archives départementales et notariales de la région de Saint-Salvy. Bernard Andrès, l'Énigme de Sales Laterrière, Québec Amérique