Catégorie : Français / Littérature
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La doctrine classique.
La doctrine classique. Vers 1660, la doctrine classique est déjà pratiquement constituée. Ses principes essentiels ont été définis parChapelain, d'Aubignac, Corneille. Il reste à les rassembler. Ce sera l'oeuvre de Boileau, vulgarisateur intelligent plutôtque penseur original. Mais Boileau s'attache à la lettre plus qu'à l'esprit de la doctrine. Voici, avec le recul du temps,comment se présente à nous le classicisme : 1. Son domaine est celui de la [raison, définie comme la faculté de co...
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PASCAL: Provinciales et Pensées.
PASCAL (1623-1662) Les premières années de BLAISE PASCAL se déroulent à Clermont-Ferrand, sa ville natale. En 1631, sonpère, Étienne Pascal, second président à la Cour des aides oc Montferrand, cède sa charge et s'installe àParis. C'est un excellent mathématicien, en relations avec des savants renommés, le Père Mersenne,Roberval, Pierre de Fermat. Blaise, à qui son père a d'abord voulu faire apprendre les langues anciennes,réservant les mathématiques pour plus tard, étudie seul et en cache...
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LE CARDINAL DE RETZ
LE CARDINAL DE RETZ (1614-1679) PAUL DE GONDI est issu d'une famille florentine protégée par Catherine de Médicis. Les Gondi étaient ducs de RETZdepuis 1581. Quoiqu'il n'ait pas la vocation, on le dirige vers la prêtrise, afin qu'il puisse un jour succéder à son oncle commearchevêque de Paris. De fait, en 1643, il devient le coadjuteur de son oncle, avec le titre d'archevêque de Corinthe.C'est « un petit homme noir, mal fait, laid et maladroit », mais d'une incontestable séduction. Il a des...
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L'oeuvre de SCARRON
SCARRON (1610-1660) Fils d'un magistrat, PAUL SCARRON commence par être d'Église. Ce petit homme vif, spirituel, railleur, concilie fortbien le libertinage de vie et de pensée avec son service auprès de l'évêque du Mans, puis avec une charge dechanoine. En 1638, il est atteint d'une maladie qui fait de lui en peu d'années un infirme au corps tordu, incapable dese mouvoir. Contre ses souffrances, il trouve un refuge dans le rire et la moquerie. Sa carrière littéraire commencepeu après 1640, dat...
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Les tragédies de CORNEILLE
CORNEILLE (1606-1684) PIERRE CORNEILLE est né à Rouen, d'une famille bourgeoise. Élève des jésuites de neuf à seize ans, il reçoit chezeux une bonne formation classique. Il étudie le droit, puis son père lui achète un office d'avocat du roi qu'ilconservera jusqu'en 1650. Malgré ses airs gauches et son élocution embarrassée, il se mêle à la jeunesse élégantede Rouen. Il est patronné par de grands seigneurs, le duc de Liancourt, le duc de Vendôme. Il écrit des vers légers.Il a des aventu...
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Le classicisme avant 1660.
Le classicisme avant 1660. Les écrivains de la première génération classique n'ont pas encore su concilier l'idéal des mondains et celui desdoctes. On ne sent pas chez eux cette sûreté de goût dont fera preuve la génération suivante. Ils restentinfluencés par la préciosité, le baroque, le burlesque. 1. Les grands genres, tragédie, comédie, ne parviennent pas à s'imposer, ni même à se fixer. De 1648 à 1656, latragédie subit une véritable éclipse. Pierre Corneille, découragé par l'indifférence...
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Extension du mouvement précieux.
Extension du mouvement précieux. Après les troubles de la Fronde, la vie de société refleurit. Mais les beaux jours de l'Hôtel deRambouillet sont passés. MLLE DE SCUDÉRY prend la relève de la marquise. Son salon supplante tousles autres : celui de la Grande Mademoiselle, celui de Mme de Sablé, celui de Mme Boucha-vannes,celui de Mme Sent-on. A ses réceptions du samedi participent quelquefois le duc et la duchesse deMontausier, Mme de Sablé. Mais les vrais familiers sont Conrart, Pellis...
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Le jansénisme.
Le jansénisme. La religion aussi se pénètre d'héroïsme. Le jansénisme apparaît à point nommé pour satisfaire les esprits quirêvent de vertu intransigeante, de pureté mystique. Son lieu d'élection en France fut un couvent de femmessitué dans la vallée de Chevreuse, l'abbaye de Port-Royal. En 16o8, la jeune abbesse de Port-Royal, Angélique Arnauld, alors âgée de dix-sept ans, entreprend de ramener soncouvent, trop pénétré d'influence mondaine, à la stricte observation de la règle. Ainsi comme...
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VINCENT VOITURE: vie et oeuvre
VINCENT VOITURE D'origine roturière, mais n'ayant jamais rougi de sa roture, VINCENT VOITURE sut si bien se pousser dans la hautesociété qu'en 1625 il fut introduit à l'Hôtel de Rambouillet. Il en fut pendant plus de vingt ans le principal animateur.Il dut s'en éloigner en 1632, pour suivre Gaston d'Orléans, au service duquel il était attaché. Il ne revint à Parisqu'en 1634, après avoir parcouru l'Espagne. Bien vu de Richelieu, nanti de charges lucratives, il disposait de revenusimportants, qu'i...
- GUEZ DE BALZAC: vie et oeuvre
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DESCARTES: vie et système philosophique
DESCARTES (1596-1650) L'enfance et l'adolescence de RENÉ DESCARTES, gentilhomme poitevin, sont extrêmement studieuses : huit annéeschez les jésuites de La Flèche, puis une formation de juriste. Il devient ensuite officier dans l'armée hollandaise, etpendant une dizaine d'années, il mène une vie d'aventures. Mêlé aux événements de la guerre de Trente ans, « cegrand capitaine de l'esprit», comme l'appelle Paul Valéry, parcourt l'Allemagne, la Hollande, la Suisse et l'Italie.Pendant l'hiver de 1619...
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MATHURIN RÉGNIER: vie et oeuvre (Les Satires)
MATHURIN RÉGNIER (1573-1613) On en sait à peu près rien de MATHURIN RÉGNIER, sinon qu'il est né à Chartres, que sa mère était la soeur du poèteDesportes, qu'il fut tonsuré à neuf ans, qu'il accompagna le cardinal de Joyeuse dans plusieurs de ses voyages àRome, qu'à partir de 1609, les revenus de son canonicat à la cathédrale de Chartres et d'un autre bénéfice luiassurèrent une aisance confortable, et qu'Il mourut à Rouen dans une hôtellerie.Ce poète, qui fréquenta de grands personnages, des h...
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D'URFÉ ( 1567-1625)
D'URFÉ ( 1567-1625) Apparenté par sa mère à la famille ducale de Savoie, HONORÉ D'URFÉ appartient à un milieu largement ouvert auxinfluences de la Renaissance italienne. Il grandit à la Bastie d'Urfé dans le Forez. Il mène une jeunesse un peu folle,s'engage à fond dans la Ligue et s'y compromet tellement qu'il est obligé, après la défaite de son parti, de s'exiler enSavoie. En 1600, son frère étant entré dans les ordres, il épouse sa belle-soeur, Diane, dont le mariage vient d'êtredéclaré nul. L...
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MALHERBE
MALHERBE (1555-1628) FRANÇOIS DE MALHERBE, originaire de Caen, attache d'abord sa fortune à un grand seigneur qui l'emmène enProvence. Il s'y marie, se lie d'amitié avec le président Du Vair, l'érudit Peiresc. Il acquiert un certain renom depoète, mais sa situation reste médiocre. En 1605, il réussit à se faire remarquer du roi. Il se fixe dès lors à Paris.Promu au rang de poète officiel, louangeur excessif de tous ceux qui le protègent, il est reçu dans la haute sociétéet fréquente l...
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Les dévots au 17 ième siècle.
Les dévots au 17 ième siècle. Malgré les audaces et les progrès de la pensée libertine, le catholicisme n'est pas sérieusement menacé. Après lacrise qu'il a traversée au xvIe siècle, il paraît même se consolider. Il gagne sinon en extension, du moins enprofondeur. Dans cette œuvre de rénovation religieuse, SAINT FRANÇOIS DE SALES joue un rôle éminent par saprédication, ses lettres de direction spirituelle et son Introduction à la vie dévote. Ce prélat humaniste s'efforce, enson langag...
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Le courant réaliste et burlesque au XVIIième siècle
Le courant réaliste et burlesque au XVIIième siècle. La littérature gaie se met au goût du jour. Elle imite l'Italien Berni et les poètes bernesques, adoptant leursfantaisies cocasses, leurs images pittoresques, leurs expressions crues. Elle prend également pour modèle le romanpicaresque espagnol, ainsi nommé parce qu'il met en scène des « picaros », autrement dit des vagabonds. Elle estsouvent qualifiée de burlesque, transposition française de l'adjectif italien « burlesco », qui...
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Les libertins au XVIIe siècle.
Les libertins au XVIIe siècle. Le début du XVIIe siècle voit éclater une crise d'incrédulité, issue lointainement de la Renaissance. Sous l'influencede deux penseurs italiens, Giordano Bruno et Vanini, morts sur le bûcher l'un en 1600, l'autre en 1619, l'idée serépand que l'univers n'est pas régi par Dieu, mais par une force aveugle. A la « cabale libertine » appartiennentColletet, Charles Sorel, Maynard (le disciple favori de Malherbe), Boisrobert, Tristan l'Hermite, Théophile de Viau(to...
- L'esprit précieux au 17ième siècle.
- L'Hôtel de Rambouillet.
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Le baroque (17 ième siècle).
Le baroque (17 ième siècle). Le terme de baroque désigne originairement une mode architecturale qui, pour donner une plus grandeimpression de vie, utilise de préférence les lignes courbes et peuple les édifices d'une multitude d'ornements etde figures. L'art baroque est essentiellement un art du décor. Soucieux de surprendre et d'émerveiller, il soigneavant tout les apparences. L'illusion est son domaine : perspectives truquées, draperies simulées, guirlandesd'anges au milieu de nuages...