Catégorie : Français / Littérature
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La Satire Ménippée
La Satire Ménippée (1594) En 1576, les Français qui souhaitaient une royauté plus résolument catholique, plus combative à l'égard de l'hérésie,s'étaient groupés dans une association, la Sainte Ligue, qui devint particulièrement agissante, quand l'assassinatd'Henri III posa de façon aiguë le problème de la succession monarchique. L'héritier légitime du trône, Henri deNavarre était protestant. Les Ligueurs, pratiquement maîtres de Paris, reconnurent pour leur roi le cardinal deBourbon....
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AGRIPPA D'AUBIGNÉ: sa vie, son oeuvre
AGRIPPA D'AUBIGNÉ (1552-1630) Fils d'un ardent calviniste AGRIPPA D'AUBIGNÉ est né près de Pons, en Saintonge. Il a huit ans lorsque son père luimontrant, à Amboise, les têtes des conjurés protestants exposées après leur supplice, lui fait prêter serment devenger « ces chefs pleins d'honneur». Il étudie le latin, le grec et l'hébreu. Il est d'une telle précocité qu'à neuf ansil traduit le Criton. Après la mort de son père, il va compléter sa formation à Genève, où il a pour maître Théodore deBèz...
- L'oeuvre de MONTLUC
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La poésie de RONSARD
RONSARD (1524-1585) Cadet de famille noble, destiné à l'armée ou à la diplomatie, le Vendômois PIERRE DE RONSARD débute comme page àla cour de France. De là, il passe à celle d'Écosse, puis devient écuyer de Lazare de Baïf. En 1540, il est atteintd'une grave maladie qui le laisse à moitié sourd et sujet à des douleurs articulaires dont il souffrira toute sa vie.Devenu inapte au métier des armes, il se fait tonsurer, formalité indispensable pour prétendre, sous condition decélibat, aux bénéfices...
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AMYOT
AMYOT (1513-1593) D'humble origine, JACQUES AMYOT, poussé par le goût des études, quitte en 1526 Melun, sa ville natale pour Paris.Dès la fondation du Collège des lecteurs royaux, il est élève de l'helléniste Danès. Il devient ensuite, grâce à l'appuide Marguerite de Navarre, professeur à l'Université de Bourges. Chargé de missions officielles en Italie, il en profitepour étudier des manuscrits anciens. Henri II le choisit comme précepteur de ses fils, les futurs Charles IX et HenriIII. Amyot de...
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La poésie de DU BELLAY
DU BELLAY (1522-156o) JOACHIM DU BELLAY appartient à une illustre famille angevine. Orphelin dès l'enfance, il est placé sous la tutelledépourvue de tendresse de son frère aîné. Vers 1545, il se trouve à Poitiers, où il étudie le droit. Il y rencontre deshumanistes et des poètes : Marc-Antoine Muret, Salmon Macrin, Jean de la Péruse. Il lie amitié avec Ronsard et, en1547, il se rend près de lui au collège de Coqueret. La Défense et l'Olive le mettent au premier rang des poètes de la Bri...
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Histoire de la Pléiade.
Histoire de la Pléiade. L'école littéraire à laquelle fut donné tardivement le nom de Pléiade s'est formée peu à peu autour d'un remarquableanimateur, le poète PIERRE DE RONSARD. Ce poète semble avoir pris conscience de sa vocation en 1543• S'étant rendu au Mans cette année-là, pourrecevoir la tonsure, il y rencontre l'humaniste Jacques Peletier, son aîné de sept ans, qui lui fait partager ses vuessur la rénovation de la poésie. Peu après, par un autre hasard non moins heureux, il se tr...
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L'École lyonnaise.
L'École lyonnaise. Dans cet effort vers une littérature humaniste, les écrivains de la Pléiade ont eu pour devanciers et pour maîtres lespoètes dits de l'École lyonnaise : MAURICE SCÈVE, Pontus de Tyard, Pernette du Guillet, LOUISE LABÉ. C'estabusivement qu'à leur sujet on parle d'école. Ils ne forment pas un groupe organisé. Mais ils appartiennent au mêmemilieu, ils ont des conceptions littéraires identiques, ils éprouvent le même enthousiasme pour le néo-platonisme dePétrarque. L'un de...
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- Formation d'une littérature humaniste au XVI ième siècle.
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CALVIN
CALVIN (1509-1564) JEAN CAUVIN, ou CALVIN, est né à Noyon en Picardie, dans un milieu bourgeois. Esprit très ouvert, théologien,juriste, humaniste, il se révèle adepte de l'évangélisme dans un discours que son ami le recteur Cop se charge deprononcer le 1er novembre 1533 devant les Facultés assemblées. Après cet éclat, Calvin doit s'enfuir. L'affaire desplacards survenant l'année suivante accroît son insécurité. Sa vie errante le mène à Bâle, où il publie l'Institutionchrétienne, à Ferrare,...
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CLÉMENT MAROT
Dès 1512, Clément Marot écrit ses premières poésies. Six ans plus tard, c'est une Epître à François Ier quilui permet d'accompagner Marguerite de Navarre lors de l'entrevue du camp du Drap d'or. C'est sans douteauprès d'elle qu'il est instruit des exigences de la Réforme. En 1526, une dénonciation l'envoie auChâtelet, où il est emprisonné. Libéré le 1er mai 1526, il retrouve sa place à la Cour et succède à son pèreà la charge de valet de chambre du roi. Régulièrement, il n'hésite pas à écri...
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Humanisme et religion.
Humanisme et religion. Les humanistes ne s'enferment pas dans l'antiquité profane. Ils étendent leur curiosité aux textes sacrés. Ils seméfient des interprétations qui en sont traditionnellement données. Ils veulent recourir aux sources, connaîtredirectement la parole de Dieu. Le promoteur de l'humanisme biblique est un érudit né au milieu du XVe siècle,LEFÈVRE D' ÉTAPLES, dont la grande oeuvre est une Sainte Bible en français, translatée selon la pure etentière traduction de saint Jér...
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L'oeuvre de RABELAIS
RABELAIS (1494 -1553) FRANÇOIS RABELAIS naquit probablement à la Devinière, maison de campagne de son père, Antoine Rabelais; avocatà Chinon. Sur son enfance et son adolescence on ne sait à peu près rien. Vers 1520, il est moine chez les cordeliersde Fontenay-le-Comte, en même temps que l'helléniste Pierre Amy, avec lequel il s'adonne à l'étude du grec. Il y adans la ville un petit cénacle d'humanistes et de légistes groupés autour de l'avocat Tiraqueau. Les deux moinesfréquentent ce cénacle. Il...
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MARGUERITE DE NAVARRE
MARGUERITE DE NAVARRE (1492-1549) MARGUERITE D'ANGOULÊME, plus tard duchesse d'Alençon, puis reine de Navarre est la soeur aînée de François Ier. Elle passason enfance et sa jeunesse dans des cours provinciales (Cognac, Amboise), où son esprit s'ouvrit à la poésie, à l'humanisme, auxinfluences italiennes. On lui fit épouser à dix-sept ans le duc d'Alençon. En 1515, son frère devint roi. Elle vécut désormais à lacour. Elle y fut la protectrice des lettres. Favorable aux idées religieuses nouvell...
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COMMYNES
COMMYNES Né en Flandre, PHILIPPE DE COMMYNES se met d'abord au service des ducs de Bourgogne. Dans la nuit du 7 au 8août 1472, il déserte le camp bourguignon et va rejoindre Louis Xl. Son nouveau maître, qu'il servira fidèlement, leprend pour confident et le comble de faveurs. Après la mort de Louis XI, Commynes intrigue contre la régente. Il estdépouillé de ses charges et de ses terres et enfermé à Loches dans une cage de fer. En 1490, il rentre en faveur.Charles VIII, puis Louis XII l'emmènent...
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L'humanisme.
L'humanisme. On entend par humanisme le grand élan qui porta les hommes de la Renaissance vers l'étude des lettres antiques, longtempsappelées lettres humaines par opposition à la théologie scholastique. Partie de l'homme cette étude retourne à l'homme, puisqu'elletend à dégager nuire esthétique, une morale, une politique, bref toute une philosophie de l'humain. L'humanisme français commenceà se développer dans le dernier tiers du XVe siècle. Il ne se confond pas avec la Renais...
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La Farce de Maître Pathelin (1464)
La Farce de Maître Pathelin (1464) Représentée en 1464, « l'année de la grande froidure», imprimée en 1470, La Farce de Maître Pathelin est d'auteurinconnu.L'avocat Pathelin ne veut pas payer à Guillaume le drap qu'il lui a acheté. Lorsque le drapier vient réclamer son dû, ilest reçu par la femme de l'avocat, Guillemette. Elle lui affirme que son mari, alité depuis longtemps, ne peut pas êtrel'acheteur. Guillaume, voyant l'avocat délirer, repart tout penaud.Le même Guillaume ayant à se plaindre...
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FRANÇOIS VILLON
C'est sous le nom de François de Montcorbier ou de François des Loges que paraît, en 1449, dans les registres del'université de Paris, le nom d'un jeune homme, reçu bachelier à la faculté des arts. Il a alors dix-huit ans. Rixes etvols l'obligent à quitter Paris, en 1455. La lettre de rémission, qui lui permet de revenir à Paris, précise cette fois àson propos : “ Maître François des Loges autrement dit Villon ”. Ce maître-là, qui a pris le nom de son professeur,Guillaume Villon, vole cinq cents...
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ARNOUL GRÉBAN
ARNOUL GRÉBAN (vers 1420-vers 1470) Né au Mans, maître ès arts de l'Université de Paris, bachelier en théologie, il est chargé à Notre-Dame des fonctionsd'organiste et de directeur de la maîtrise. Pour les Confrères de la Passior il compose Le Mystère de la Passion et LeMystère des Actes des Apôtres, ce dernier en collaboration avec son frère Simon. Il se retire ensuite au Mans, où ilmeurt chanoine de l'église Saint-Julien. La Passion Notre Sauveur=Jésus Christ. Joué au plus tard en 1452, ce my...
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CHARLES D'ORLÉANS
CHARLES D'ORLÉANS (1394-1465) Neveu de Charles VI le Fou, CHARLES D'ORLÉANS est élevé dans tous les raffinements du luxe. En 1407, son pèreest assassiné sur l'ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Bien qu'il soit d'un naturel peu guerrier, le jeuneprince s'engage dans la lutte contre les Bourguignons. Il remporte d'abord quelques succès. Puis les Anglaisinterviennent. A la bataille d'Azincourt (1415), Charles d'Orléans est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Il yreste vingt-cin...