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Atelier philosophie séance 3: Que faisons-nous quand nous lisons ?

Publié le 28/09/2026

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« Ateliers philo Séance 3 1/ Que faisons-nous quand nous lisons ? - Lire, c'est interpréter et interpréter, c'est chercher et proposer un sens à partir de signes. nous partons de quelque chose qui existe déjà (un texte, une parole, un geste, une œuvre) ; nous observons des indices puis nous construisons une compréhension. Les obstacles à l'interprétation, quand le texte ne nous « parle » pas du tout. – L'idée qu'il y a une bonne réponse et une seule et que tout le reste est faux et donc ne rien oser dire.

(traumatisme scolaire...) – L'idée est que le texte est trop difficile pour moi : je n'ai pas le niveau pour comprendre. (Hésiode s'adressait surtout à des agriculteurs qui ne savaient même pas lire!) – L'idée que le texte est bien trop éloigné de moi, qu'il ne peut pas avoir été écrit pour moi. (Pourtant, certains textes ont traversés preque trois millénaires pour arriver jusqu'à nous) – Vouloir comprendre trop vite. Ces obstacles empêchent le dialogue entre le texte et le lecteur.

Ainsi, le texte reste à l'extérieur. L'interprétation : On lit un texte plusieurs fois, et à chaque fois, notre regard change selon l'angle depuis lequel nous l'observons.

Un peu comme si nous naviguions sur une spirale. 1/ première lecture= lecture spontanée.

Ce à quoi le texte me fait penser.

Et cette réaction surgie car un mot ou une expression a « réveillé » le langage intérieur du lecteur.

C'est le premier niveau de lecture quand on commence à s'approprier le texte, c'est-à-dire quand on accepte d'être dérangé, surpris, heurté, d'y reconnaître quelque chose de soi.

C'est ainsi que commence la rencontre, le dialogue entre le lecteur et le texte, c'est-à-dire l'interprétation. Mais cette interprétation révèle plus sur le langage intérieur, les valeurs et les préoccupations du lecteur que du message de l'auteur.

( ex : prendre une partie pour le tout ou un détail à la place du thème). Toute interprétation est recevable comme hypothèse (car c'est le lecteur qui fait parler le texte) ; et aucune n'est dispensée d'être confrontée au texte. 2/ On confronte notre hypothèse au texte. 3/ On ajoute du contexte (le reste du texte, la période historique etc.) 4/ On relit le texte. L'autorité n'est ni l'animateur, formateur, professeur etc, mais le texte lui-même. Voici une phrase de Antonin Artaud : « "Ce qui différencie les païens de nous, c'est qu'à l'origine de toutes leurs croyances, il y a un terrible effort pour ne pas penser en hommes, pour garder le contact avec la création entière, c'est-àdire avec la divinité." C'est une phrase isolée, complètement sortie de son contexte.

Comment pouvons-nous l'interpréter ? 1/ Ce que la phrase nous fait spontanément entendre, réaction spontanée, qu'est-ce qui surprend ? Quel mot pose problème ? 2/Hypothèses 3/ Confrontation au texte. 2/ Les Travaux et les Jours Séance 3 Les Grecs anciens vivaient dans un monde que l’on pourrait qualifier d'enchanté : la nature, les phénomènes et les forces qui les entouraient étaient liés à des puissances divines.

La modernité, en développant une pensée scientifique et rationnelle, a progressivement désenchanté ce rapport au monde. Mais,comme a précisé Nicolaï lors de la dernière séance « C'est la poésie qui réenchante le monde » Les grands mythes parlent tous de la même chose : le monde (le réel qui nous dépasse) et la condition humaine.

Il n'y a donc pas de mythes supérieurs à d'autres comme il n'y a pas de civilisations supérieures à d'autres.On se sent simplement plus proche des mythes de notre civilisation car ils font partie de notre culture et de notre mémoire collective.

C'est notre « humus ». En philosophie, il.... »

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