Catégorie : Philosophie
-
Marc Aurèle: Dusses-tu vivre trois mille ans
MARC AURÈLE « Dusses-tu vivre trois mille ans et aut ant de fo is dix mille ans, sou viens-t oi po urtant que personne ne vit une autre vie que celle qu'il vit, et qu'il n'en vit pas d'autre que celle qu'il perd. Donc le plus long et le plus court reviennent au même. Car le présent es t égal pour tous ; est donc égal aussi ce qui périt ; et la perte apparaît ains i comme instanta née; car o n ne peut perdre ni le passé ni l'ave...
-
MARX: L'augmentation des besoins et des moyens de les satisfaire
MARX « L'augmentation des besoins et des moyens de les satisfaire engendre la pénurie d e besoins et l'indigence. C omment cela ? L'économiste nous en fou rnit la preuve : 1 ° Il réd uit les besoins de l'ouvrier � la subsistance la plu s indispensable et la plus misérable d e la vie physique ; il réduit son activité au mouvement mécanique le plus abstrait ; et il dit que l'homme n'a pas d 'autres besoins, n i activité, ni jouissance, car cette...
- Pourrait-on penser sans l'aide du langage ?
-
Les hommes sont-ils des êtres à part dans la nature ?
Les hommes sont-ils des êtres à part dans la nature ? lcoRRIGÉ ■ Éléments d'analyse NOTIONS EN JEU La nature et la culture; la conscience, l'inconscient, le sujet; l'État et la société. DIFFICULTÉS ► Le sujet invite de manière évidente à réfléchir sur la place de l'homme dans la nature (est-il un être naturel?), mais aussi sur le rapport qu'en tretient l'homme à l'égard de la nature. On fera donc référence aussi bien au problème de la nature humaine...
- PLATON: l'écriture
-
Husserl: Quiconque veut vraiment devenir philosophe devra
HUSSERL « Q�4FBKe ve�t vraiment devenir ph ilo sophe devra « �Be fois d ans s a vie » se replier s�r soi-même et, a�!$!a ns de soi, t enter de renve rser t o�R$s les sci en ces a dmise s j usq�4i e t t ent er de les r econ str�4M$. La philosophie - la sagesse - est en q�$;Ke sorte �Be affaire personnel le d� p hilosophe . Ell e d oit se constit�$r en tant qu e s ienne , être sa s agesse, s on savoir q�i , bi en q�4l t ende vers l '�B4_$M...
-
Bergson: Nous ne voyons pas les choses mêmes
BERGSON « Nous ne v oy ons p as les ch os es mêm es ; n ous nous bornons le pl us s ouvent à lire l es étiquettes collées sur e lles. Cette ten dance, issu e du b esoin, s'est encore acc ent uée s ous l'influence du langage. Car les m ots ( à l 'exception d es noms propres) d ési gne nt des ge nres. Le mot , q ui n e n ote de la chose q ue s a fonction la plus commune et s on aspec t banal, s 'insinue e ntre e lle e t nous, et en masquerait la form...
- Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?
-
-
Bergson: un jeu de patience
Bergson Dégagez l'intérêt philosophi que du texte suivant en procédant à son étude ordonnée: «Quand l'enfant s'amuse à reconstituer une image en assemblant les pièces d'un jeu de patience, il y réussit de plus en plus vite à mesure qu'il s'exerce davantage. La reconstitution était d'ailleurs instantanée, l'enfant la trouvait toute faite, quand il ouvrait la boîte au sorti� du 5 magasin. eopération n'exige donc pas un temps déterminé, et même, théoriquemen...
-
Lucrèce: Prétendre que c'est pour les hommes que les dieux ont voulu préparer le monde et ses merveilles
LUCRÈCE « Prétendre que c'est pour les hommes que le s dieux ont voul u p réparer le m onde e t s es m erveilles ; qu'en conséquence le ur admirable ouvrage m éri te toutes n os louanges ; qu 'il faut le croire éternel et v oué à l 'immortalité; que cet édifice bâti par l'antique sagess e des d ieux à l'intention du genre hu main et fon dé sur l'éternité, il est sacri lèg e d e l'é branl er s ur l es basès p ar au cune at taque , d e le m almener...
-
MALEBRANCHE: Lorsqu'on est riche et puissant
MALEBRANCHE « L orsqu'on e st riche et p uis san t, on n'est pa s plus ai mable, si pour cela on n' en devient p as m eil leur à l 'ég ard des a utres pa r ses libéralités, e t par l a p rotection dont o n les co uvre. Ca r rien n' es t bo n, rie n n' es t aimé c omme tel , q ue ce qui f ait du bien, que ce qui rend heureux. E ncore ne sais-je p as si o n aime vé ritab lement l es riches l ibéraux, et les pui ssants p rotecteurs. C ar enfin...
-
Epicure: le plaisir est le but de la vie
� EPICURE « Quand donc nous disons que le plaisir est le b ut de l a vie , nous n e pa rlons p as des p laisirs d e l 'ho mme dérég lé, ni de ce ux qui c on sistent da ns l es jouissances matérielles, ain si que l 'éc rivent d es gens qui igno rent n otr e d octrine, ou qui l a com batt en t et l a prennent dans un mauvais se ns. Le p laisir d on t nous p ar lon s es t ce lui qui cons iste, pour le corps, à ne pa s souffrir e t, p ou r l 'âm...
-
Pascal: On charge les hommes, dès l'enfance, du soin de leur honneur
Expliquer le texte suivant : On charge les hommes, dès l'enfance, du soin de leur honneur, de leur bien, de leurs amis, et encore du bien et de l'honneur de leurs amis. On les accable d'affaires, de l'apprentissage des langues et d'exercices, et on leur fait entendre qu'ils ne sauraient être heureux sans que leur santé, leur honneur, leur fortune et celle de leurs amis soient en bon état, et qu'une seule chose qui manque les rendrait malheureux. A...
-
MERLEAU-PONTY: Si la parole présupposait la pensée
LANGAGE ET COMMUNICATION Expliquer le texte suivant : Si la parole présupposait la pensée, si parler c'était d'abord se joindre à l'objet par une intention de connaissance ou par une représentation, on ne comprendrait pas pourquoi la pensée tend vers l'expression comme vers son achèvement, pourquoi l'objet le plus familier nous paraît indéter miné tant que nous n'en avons pas retrouvé le nom, pourquoi le sujet pensant lui-même est dans une sorte d'ig...
-
Donner pour recevoir, est-ce le principe de tout échange?
Donner pour recevoir, est-ce le princi pe de tout échan ge? lcoRRIGÉ ■ Éléments d'analyse NOTIONS EN JEU Le travail et les échanges. REMARQUES ET DIFFICULTÉS ► La formulation du sujet invite à remettre en question la définition tra ditionnelle de l'échange : donner pour recevoir. Il s'agit donc d'examiner la validité de cette définition, c'est-à-dire sa portée universelle : est-ce le principe de tout échange? Ne peut-on pas concevoir d'échange non récip...
-
Saint Augustin: « Connais-toi toi-même »
SAINT AUGUSTIN « Cette phrase qu'elle entend : « C onnais-toi toi-même » , comment l'âme s 'en souciera-t-elle, si e lle ne sait n i ce qu'est « conn ais » ni ce qu'est « t oi-même » ? M ais si ell e sait ce s de ux choses, el le se c onnaît aussi e lle-même. C ar o n n e dit pas à l 'âme : « Connais-toi toi-même », c omm e o n dit: « C onnais la vol onté de cet h omme»; cette v olonté ne nous e st présente, pour êt re saisie et c omprise, q...
-
-
Tout pouvoir saccompagne-t-il de violence ?
L'ÉTAT ET LA SOCIÉTÉ Tout pouvoir s'accompagne-t-il de violence ? COUP DE POUCE ■ Analyse du sujet - La question porte sur la nécessité d'une liaison perm��nte entre pouvoir et violence. On peut la traiter de plusieurs points de vue : l'instau ration du pouvoir, son maintien, son usage éventuel de la violence. - Il s'agit cependant du pouvoir en général, et pas seulement du pou voir politique : on pourra donc évoquer l'existence d'un pouvoir judi ciaire,...
-
Nature et société sont-elles au même titre objet de science ?
LES SCIENCES DE LA NATURE ET LES SCIENCES DE L'HOMME Nature et société sont-elles au même titre objet de science ? COUP DE POUCE ■ Analyse du sujet - La comparaison entre les sciences de la nat�M* et les sciences sociales est classique : il faut donc sélectionner vos informations pour aborder le sujet sous l'aspect qu'il prend ici, à savoir le statut d' « objet de science». - Une science de la société, c'est officiellement la sociologie : il n'est don...
-
La liberté se définit-elle comme un pouvoir de refuser?
La liberté se définit-elle comme un pouvoir de refuser? COUP DE POUCE ■ Analyse du sujet - Refuser quelque chose, est-ce automatiquement accepter autre chose? - Indépendarnrnent de l'aspect moral ou politique, penser que l'on peut évoquer la liberté d'un point de vue anthropologique : la culture comme négation ou refus du donné naturel. - Comment situer le choix, grâce auquel on caractérise souvent la liberté, par rapport � un « pouvoir de refuser » ? ■ Pi...
-
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ?
Notre connaissance du réel se limite-t-elle au savoir scientifique ? COUP DE POUCE ■ Analyse du sujet - Il s'agit de savoir si la science nous apporte toute la connaissance que nous pouvons avoir sur le réel : à quels autres genres de « connais sance » peut-on penser? - La science est sans doute rationnelle, mais la raison ne s'exerce-t-elle que dans la science ? - Que peut-on nommer une connaissance «pratique»? Elle peut se référer à l'action quotid...