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Repère en philosophie

Publié le 21/03/2024

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« LES REPERES POUR STRUCTURER LA PENSEE ABSOLU / RELATIF - De « ab/solutus » (= ce qui est délié, séparé), est absolu ce qui n’admet aucune restriction.

Ne dépendant de rien d’autre que de luimême, ce qui est absolu est complet, se suffit à lui-même ; « l’Absolu » est synonyme d’« inconditionné » (= qui ne dépend pas de conditions). - Au contraire est relatif ce qui est limité, dépend d’une autre chose à laquelle il se rapporte. Ex : une vérité est absolue au sens où elle est valable par elle-même, et non pas relativement à l’époque, à certains points de vue etc. ABSTRAIT / CONCRET - Est abstrait ce qui résulte d’une abstraction c’est-à-dire une opération de la pensée isolant mentalement certaines caractéristiques d’un objet concret qui ne sont alors plus perceptibles par les sens.

L’abstraction permet ainsi de former des idées, des concepts R. - Ce qui est concret désigne au contraire une réalité matérielle immédiatement R accessible aux sens. Ex : une fleur d’un bouquet est concrète, je peux également parler de son parfum, sa couleur, son espèceR végétale. EN ACTE / EN PUISSANCE Cette distinction (héritée d’Aristote) rend compte du devenir et suppose la variation de l’état d’un être dans le tempsN pour s’accomplir. - « En puissance » désigne un être porteur de possibilités non encore développées, restées à l’état virtuel mais pouvant se réaliser. - Au contraire, un être « en acte » est achevé, a réalisé toutes ses potentialités : il est tout ce qu’il peut être. Ex : un enfant est un adulte en puissance, il doit encore se développer.

Sera-t-il pour autant un jour parfaitement accompli, en acte ? ANALYSE / SYNTHESE Analyse et synthèse sont deux opérations de l’esprit. - L’analyse (du grec « analysis » = décomposition) part du tout et le décompose en ses différentes parties constitutives. - La synthèse est l’opération inverse : partant d’une multiplicité d’éléments, elle consiste à les rassembler en un tout. Ex : analyser un texte c’est l’étudier en ses différents éléments, en faire la synthèse, c’est ramasser dans un tout son sens. CONCEPT / IMAGE / METAPHORE Ces trois types de représentations ne doivent pas être confondues. - Un concept est une représentation abstraite et générale.

L’esprit forge une représentation, retenant les caractéristiques communes, et écartant, en les séparant, les caractéristiques singulières par une abstractionR.

Ex : le concept d’arbre commun à tous les arbres. - Une image, du latin « imago » est une représentation en général visuelle d’un objet ou même d’un concept qu’elle illustre en rendant plus facilement compréhensible.

Ex : le dessin d’une maison en est une image. - Une métaphore, selon le sens étymologique grec « metaphora » est un transport, une transposition, soit le passage d’un lieu à un autre.

C’est un déplacement d’un terme concret R dans un contexte abstrait par une analogie R.

Ex : on parle de la vie comme d’un fleuve. CONTINGENT / NECESSAIRE - Est contingent (du latin « contingere » = arriver par hasard), ce qui est mais aurait pu ne pas être ou être autrement. - Au contraire est nécessaire (du latin « necessarius » = inévitable) ce qui ne peut pas ne pas être, ne peut pas être autrement. Rq : on parle également de « nécessité » et de « contingence » Ex : Aurais-je pu ne pas exister ? L’existence est-elle soumise à la nécessité ou à la contingence ? CROIRE / SAVOIR Il s’agit de deux modes d’adhésion de l’esprit qui tient pour vrai ce à quoi il donne son adhésion.

On les confond bien souvent à tort, croyant que l’on sait déjà.

Ce qui distingue croire et savoir n’est pas le contenu de ce qui est tenu pour vrai mais le type d’adhésion. - Croire (du latin « credere » = avoir confiance) c’est adhérer à quelque chose, sans détenir de preuves.

La croyance peut prendre la forme de la foi à travers la religion. - Savoir (du latin « sapere » = avoir de la saveur, puis comprendre avec une influence de « sapiens » = sagesse) c’est adhérer en ayant des garanties, le savoir est donc solide et fondé.

Quand je sais, je sais ce que je sais, je sais que je sais mais aussi pourquoi je sais. ESSENTIEL / ACCIDENTEL - « Essentiel » renvoie à l’essence : ce qui est essentiel appartient à la nature N d’une chose, constitue ce sans quoi elle ne serait pas ce qu’elle est et ne pourrait pas exister.

Définir, c’est alors rechercher l’essence, les caractéristiques essentielles d’un être.

Ex : il est essentiel qu’un triangle possède trois côtés, sans cette propriété cette figure géométrique n’est pas un triangle. - Ce qui est «accidentel » ne relève pas de l’essence, n’est pas nécessaire R (mais contingent) pour qu’une chose soit ce qu’elle est et existe.

Ex : une maison, qu’elle soit blanche ou bleue, est bien une voiture, d’ailleurs je peux la repeindre et changer sa couleur. EN FAIT / EN DROIT - « En fait » renvoie au niveau des faits, c’est-à-dire de ce qui est, existe et que l’on peut constater. - « En droit » renvoie à une prescription (morale ou juridique), à ce qui devrait être mais ne correspond pas nécessairement aux faits, à ce qui est.

En ce sens, c’est la pensée et même la raison N qui l’établit. RQ : cette distinction peut renvoyer à celle entre légal R/légitime Ex : au niveau des faits, le mensonge est répandu : les hommes mentent, mais en droit, la morale l’interdit : on ne devrait pas mentir. EXEMPLE / PREUVE - Du latin « exemplum » (=échantillon), un exemple est un cas singulierR illustrant une idée ou une règle et peut appuyer une argumentation, aider à expliquerR.

Ce mot peut également prendre le sens de « modèle », notamment dans le domaine moral pour un cas singulier particulièrement bien représentatif d’une catégorie.

Ex : Socrate est un exemple de philosophe et exemplaire, incarnant bien la philosophie. - Du latin « probatio » (=épreuve), une preuve par un raisonnement ou un élément concret R apporte le point d’appui visant à établir la certitude d’un fait (notamment dans le domaine juridique où des preuves sont nécessaires pour établir la culpabilité) ou d’une théorie (notamment dans le domaine scientifique où l’on recourt à la preuve expérimentale). EXPLIQUER / COMPRENDRE Il s’agit ici de rendre compte de quelque chose au lieu de se contenter de le constater ou décrire. - Expliquer (du latin « explicare » : déployer, rendre visible ce qui était dissimulé) c’est décomposer, analyser pour rendre compte de ce qui rend possible une réalité.

Par exemple on peut chercher à expliquer un texte, en s’arrêtant sur ses éléments constitutifs mais aussi phénomène physique, en cherchant sa cause (un phénomène antérieur qui le déclenche en le produisant comme effet). - Comprendre (du latin « comprehendere » : saisir avec, ensemble, envelopper) c’est trouver le sens global ou la raison d’être.

Par exemple on peut comprendre un texte en dégageant son sens global ou le motif psychologique (le but qui est visé et qui justifie l’action). FORMEL / MATERIEL « Formel » et « matériel » désignent 2 aspects des choses, 2 points de vue. - « Formel » (du latin « formalis » = relatif à la forme) renvoie à la forme, l’apparence extérieure.

Ex : une vérité formelle (ou de raison) est conforme aux règles logiques. - « Matériel » (du latin « materies » = matière) renvoie à la matière, au contenu d’une chose.

Ex : une vérité matérielle (ou de fait) est celle qui par son contenu s’accorde avec la réalité. GENRE / ESPECE / INDIVIDU Ces termes renvoient à un classement hiérarchique. - Un genre (du latin « genus » = genre, origine) est une catégorie générale regroupant des êtres aux caractéristiques communes. - Une espèce (du latin « species » = forme, aspect) en est une sous-catégorie, une division. - Un individu (du latin « indivis » = ce qui forme une unité, est indivisible) est un être singulierR, membre d’une espèce. Ex : chaque homme est individu différent des autres, tous les hommes appartenant à l’espèce humaine qui appartient au genre animal. HYPOTHESE / CONSEQUENCE / CONCLUSION - Au sens courant, une hypothèse (du grec « hypothèsis » = ce qui est posé dessous) est une supposition quant à la possibilité de quelque chose.

En science, une hypothèse est une une élaboration théoriqueR d’explicationR pour résoudre un problème.

En mathématiques, les hypothèses sont les éléments admis comme vraisN au départ d’une démonstration : ce sont les axiomes, postulats et définition. - Une conséquence (du latin « consequi » = venir après) est la suite ou l’effet plus ou moins prévisible logique d’un principe ou d’une action. - Une conclusion est la partie finale, le résultat d’un processus ou d’un raisonnement. Ex : Galilée (1564-1642) confronté au problème de la chute des corps, suivant une intuitionR,.... »

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