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fiche de philosophie sur la notion de la vérité et la science

Publié le 03/05/2026

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« La Vérité — Science, Raison & Religion Fiche de révision — Philosophie Terminale | Chapitre VI Plan du cours Introduction — Qu'est-ce que la vérité ? Réalité vs apparence.

Relativisme et scepticisme. 1.

Pourquoi est-il si difficile d'atteindre la vérité ? • a.

Réalité et apparence (Platon) • b.

À chacun sa vérité ? (relativisme) • c.

Le scepticisme (Pyrrhon, Sextus Empiricus) 2.

Vérité et raison • a.

La méthode rationnelle (Descartes) • b.

Les genres de vérité (Hume) • c.

La logique est-elle un critère de vérité ? 3.

Les limites de la raison • a.

La science est-elle toujours vraie ? (Popper, Bachelard) • b.

Science et religion incompatibles ? (Galilée, Averroès) • Conclusion : les limites de la raison (Pascal, Rousseau) Repères conceptuels Vérité Correspondance entre la pensée et la réalité.

Au sens strict, seul un énoncé peut être vrai — pas une chose. Opinion Jugement subjectif, personnel, non fondé sur une démonstration.

S'oppose à la vérité objective. Relativisme Position selon laquelle il n'existe pas de vérité absolue : chaque individu a sa propre vérité. Se réfute lui-même (paradoxe du menteur). Scepticisme Du grec skeptikos (qui examine).

Méthode philosophique consistant à suspendre son jugement (épochè) face à toute affirmation incertaine. Dogmatisme Attitude qui affirme des vérités sans les remettre en question, comme des évidences indiscutables. Raison Faculté de penser, de raisonner méthodiquement pour atteindre la vérité.

Descartes en fait le guide universel du savoir. Vérités nécessaires Vérités logico-mathématiques vraies par la seule indépendamment de l'expérience (Hume).

Ex : 2+2=4. Vérités de fait Vérités empiriques fondées sur l'observation du réel, mais toujours révisables (Hume).

Ex : l'eau bout à 100°C. Réfutabilité (Popper) Critère de scientificité : une théorie est scientifique si elle peut être réfutée par l'expérience.

Une théorie infalsifiable n'est pas scientifique. Obstacle épistémologique Bachelard : ce qui obstrue l'accès à la connaissance (préjugés, désir de connaître, croyances premières). Induction Raisonnement qui va du particulier au général.

Problème : la répétition d'un fait n'en prouve pas la nécessité (Hume). Déduction Raisonnement qui va du général au particulier, des principes aux conséquences.

Méthode du syllogisme. Épochè Suspension du jugement prônée par les sceptiques quand aucune certitude n'est possible. opération de la pensée, Falsifiabilité Popper : une hypothèse est falsifiable si on peut imaginer une observation qui la contredirait.

C'est le critère du discours scientifique. Transcendant Ce qui dépasse le monde naturel, qui est au-delà de l'expérience humaine.

La religion renvoie à un ordre transcendant. Résumé complet du cours Introduction — qu'est-ce que la vérité ? La vérité se définit comme une correspondance entre la pensée et la réalité : une affirmation est vraie si elle est conforme au réel.

Il faut distinguer la vérité (objective, universelle) de l'opinion (subjective, personnelle).

La question centrale est : face à la multiplicité des opinions, est-il possible de parvenir à un savoir objectif et universel, ou devons-nous admettre la relativité de nos jugements ? 1a.

Réalité et apparence — Platon Platon distingue la réalité (l'existence des choses derrière les apparences) et l'apparence (la face perceptible des choses).

Dans l'Allégorie de la caverne (République, livre VII), les hommes enchaînés ne voient que des ombres sur un mur — ils prennent les apparences pour la réalité.

Le philosophe, lui, sort de la caverne et accède au monde des Idées, à la vérité.

Ce chemin est difficile et douloureux.

L'éducation est libératrice : elle permet de passer du monde sensible (imparfait, changeant) au monde intelligible (éternel, vrai).

Notre perception sensible nous trompe (ex.

: la veste qui change de couleur selon l'éclairage). 1b.

Le relativisme — à chacun sa vérité ? Le relativisme affirme qu'il n'y a pas de vérité absolue : chaque individu aurait sa propre vérité.

Mais cette position se contredit elle-même : dire 'tout est relatif' est lui-même un énoncé qui prétend être vrai de façon absolue (paradoxe du menteur d'Épiménide : 'Tous les Crétois sont des menteurs').

La vérité est objective — ce qui ne serait vrai que pour moi n'est pas une vérité, c'est une opinion. 1c.

Le scepticisme — Pyrrhon, Sextus Empiricus Le scepticisme (skeptikos = qui examine) consiste à douter de toutes les opinions admises.

Ne pouvant affirmer avec certitude la vérité d'une affirmation, le sceptique suspend son jugement (épochè).

Pour le sceptique, la vérité existe peut-être, mais elle n'est pas connaissable avec certitude.

Il s'oppose au dogmatisme, qui affirme des vérités sans discussion.

À distinguer : le doute radical (douter de tout dès qu'il y a la moindre possibilité) et le doute raisonnable (douter seulement avec une bonne raison).

Les thèses complotistes ou révisionnistes usent du doute radical de façon abusive. 2a.

La méthode rationnelle — Descartes Descartes écrit le Discours de la méthode (1637) dans un contexte de révolution scientifique (Galilée, Copernic) et de lutte contre le dogmatisme religieux.

Son objectif : trouver un chemin sûr vers la vérité, ni dogmatique ni sceptique.

Il identifie deux causes de l'erreur : la prévention (influence des préjugés) et la précipitation (juger trop vite).

Sa méthode repose sur 4 règles : (1) évidence — n'accepter que ce qui est clair et distinct ; (2) analyse — décomposer chaque problème en éléments simples ; (3) ordre — raisonner du simple au complexe ; (4) dénombrement — vérifier que rien n'a été oublié.

Il s'inspire des mathématiques, qui échappent à l'influence des passions.

Savoir, c'est pouvoir rendre raison de ce qu'on sait — l'érudition seule n'est pas un savoir. 2b.

Les genres de vérité — Hume Hume (empiriste : la connaissance vient de l'expérience) distingue deux types de vérités.

Les vérités nécessaires sont certaines par la seule opération de la pensée (logique, mathématiques) — elles sont déductives.

Les vérités de fait sont fondées sur l'observation et vont du particulier au général (induction). Problème de l'induction : on ne voit pas la liaison nécessaire entre les faits, seulement leur succession.

La causalité n'est pas fondée sur l'expérience : c'est l'habitude qui nous fait croire que le futur ressemblera au passé.

La répétition peut créer des convictions fausses. 2c.

La logique est-elle un critère de vérité ? La logique formelle (syllogisme : si tous les hommes sont mortels et Socrate est un homme, alors Socrate est mortel) est une condition nécessaire mais non suffisante de la vérité.

Un raisonnement peut être logiquement valide mais fondé sur des prémisses fausses.

La logique nous apprend à bien raisonner mais ne nous apprend rien de nouveau sur le réel (Descartes : les syllogismes servent surtout à expliquer ce qu'on sait déjà). 3a.

La science est-elle toujours vraie ? — Popper & Bachelard À première vue, la science prétend à la vérité : elle rejette l'opinion, observe, expérimente, démontre et vise l'objectivité.

Mais les vérités scientifiques ne sont pas définitives (Newton remplacé par Einstein ; Euclide par les géométries non euclidiennes).

Popper : une théorie est scientifique si elle est réfutable (falsifiable).

Une théorie non réfutable n'est pas scientifique (ex.

: l'astrologie).

On ne prouve pas une théorie, on ne fait que la corroborer jusqu'à sa réfutation.

On approche la vérité par essais et erreurs (vérisimilitude).

Bachelard : des obstacles épistémologiques (préjugés, désir de connaître, paradigmes dominants) bloquent l'accès à la connaissance.

La science avance par ruptures (Darwin, Mendel, Galilée, Semmelweis, Wegener — tous rejetés avant d'être reconnus).

Conclusion : seul un non-scientifique croit aux vérités scientifiques définitives. 3b.

Science et religion incompatibles ? — Galilée & Averroès La religion (du latin relegere = rassembler, ou religare = rattacher) relie les hommes à un ordre transcendant. Elle repose sur la foi, le dogme, des textes sacrés — des vérités irréfutables.

La science repose sur la raison, l'expérience, la démonstration — des vérités révisables.

À première vue, incompatibilité totale.

Mais Galilée (Lettre à Castelli, 1613) défend que science et religion ne sont pas incompatibles : elles ont la même origine (Dieu) mais des fins différentes (la Nature obéit à des lois ; l'Écriture vise le salut de l'homme).

Deux vérités ne peuvent jamais se contredire.

Averroès (12e s.) va dans le même sens : raison et foi sont complémentaires, philosopher est un devoir.

Il ne faut pas confondre vérités scientifiques (réfutables) et croyances religieuses (dogmes irréfutables). Conclusion — les limites de la raison La raison a des limites.

Sur le plan de la connaissance : elle ne démontre pas tout (les axiomes sont des principes que l'on sent, non que l'on démontre — Pascal).

Sur le plan des pratiques humaines : la raison reste souvent impuissante face aux passions (Pascal : 'Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas').

Spinoza dénonce la superstition des hommes qui préfèrent croire qu'à penser.

Rousseau souligne que la raison froide seule ne suffit pas : il faut aussi l'élan du cœur et des passions vertueuses. Les auteurs importants Pl Platon 428 – 348 av.

J.-C. Réalité & apparence Platon distingue le monde sensible (apparences, ombres) et le monde intelligible (Idées, vérité).

La connaissance vraie exige de sortir de la 'caverne' des illusions sensibles, grâce à l'éducation philosophique. Ce chemin est difficile mais libérateur. " L'allégorie de la caverne montre.... »

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