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Explication de texte: Critique de la raison pratique, Kant

Publié le 12/12/2021

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« Explication de texte : Extrait : Emmanuel Kant (1724 -1804).

Critique de la raison pratique (1788) Satisfaire ses besoins est une nécessité pour tout être vivant.

L'être humain ne fait donc pas exception.

Il doit consacrer un temps important de son existence à leur satisfaction.

Mais cette satisfaction, qui s'impose à lui comme une exigence, n'est pas seulement négative.

Elle lui procure un plaisir qui embellit son existence.

En pérennisant ce plaisir obtenu par la satisfaction de ses besoins ou de s es désirs, l' être humain espère atteindre le bonheur.

Il n'hésite pas pour cela à user de toutes ses facultés et notamment de sa faculté rationnelle qui lui permet, bien souvent plus efficacement que tout autre animal, de satisfaire ses besoins et désirs. Est -ce cependant le s eul usage qu'il est possible de faire de la maison humaine ? Même si l' être humain cherche indéniablement à obtenir satisfaction de ses besoins et désirs il est également capable, certaines occasions, d'accomplir ou de s'interdire de s actions sans que cela lui soit favorable et même lorsque cela lui est directement défavorable.

Se nourrir est un besoin fondamental de l'organisme et donne du plaisir à celui qui l'assouvit.

Nous sommes cependant capables de nous retenir de prendre la no urriture dans l'assiette de quelqu'un d'autre.

De manière plus notable encore, nous sommes capables de nous retenir de manger, de supporter la faim, pour nourrir quelqu'un d'autre que nous estimons être davantage dans le besoin.

Ce type d'expériences abond e dans le sens de la thèse défendue par Kant dans ce texte extrait de la Critique de la raison pr atiq ue .

Satisfaire les besoins de l'être humain et par là viser son bonheur ne peut être la seule et unique tache de la raison humaine.

Kant met ainsi en valeur la capacité propre de l'être humain, par laquelle il se distingue fondamentalement de l'animal, qui est de pouvoir se rendre indépendant à l'égard de la sensibilité pour juger de ce qui est bien ou de ce qui est mal.

Dès lors que l' être humain parvient à suivre un jugement moral qui lui est dicté par sa raison (par exemple: il est bon de donner à manger à autrui lorsque celui -ci est davantage dans le besoin que soi), il est libéré des contraintes que la sensibilité fait peser sur lui.

On peut cependant se demander si ces deux perspectives sont compatibles entre elles.

L'usage que l'être humain fait de sa raison pour satisfaire ses besoins et viser le bonheur est -il compatible avec l'usage qu'il en fait pour juger moralement une action comme bonne ou comme mauvaise ? Le problème auquel nous confronte le texte de Kant peut donc être formulé de la manière suivante : le bonheur, que vise tout être humain et pour lequel il agit en usant de sa raison, est -il compatible avec les exigences morales auxquelles il doit se soumettre pour être vertueux ? Pour expliquer ce texte, nous le découperons en trois parties : dans une première partie, Kant concède que la raison doit veiller aux intérêts de la sensibilité et viser le bonheur de l'être humain (1.1 i 4).

Dans une deuxième partie, il apporte deux arguments qui viennent limiter la portée de l'affirmation défendue dans la première partie : la raison doit veiller aux intérêts de la sensibilité, mais ce n'est pas là sa seule fonction (1.4 à 11).

Enfin, Kant avance sa th èse : la raison a bien deux fonctions, elle permet la satisfaction des besoins mais elle est également capable d'exprimer un jugement moral indépendamment de la sensibilité. Dans la première partie (1.

1 à 4), Kant avance une évidence sous la forme d'une c oncession : la raison humaine doit effectivement veiller à la satisfaction des besoins de l'être humain et viser par là son bonheur. Le texte débute par l'affirmation d'une évidence que nul ne peut remettre en cause : l'être humain est un être de besoins.

En effet, en tant qu'être vivant nous ressentons tous des besoins, c'est -à-dire que nous. »

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