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Cours de philosophie sur l'épistémologie

Publié le 09/03/2026

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« I/ Le Rationalisme 1) Le Rejet des Opinions et de l'Expérience (Négative) (Phrase charnière : diversité des opinions) Savoirs souvent hérités des opinions, traditions et expériences + diversité des opinions, traditions, expériences = vérité relève de la subjectivité subjective (= change d’un individu à l’autre) → exemple : changements d’une région à une autre (langue, vêtements traditionnels, médecine, …) Or opinion et tradition n’ont pas de valeur scientifique et expérience peut induire en erreur (sensations et perceptions souvent trompeuses) → apporte que vraisemblable (doute possible) alors qu’on cherche vrai (= indubitable) De plus, il y a juxtaposition des vérités, mais on a besoin d’une globalité/uniformisation pour établir vérité absolue Rousseau : « Commençons par écarter tous les faits » → pour se recentrer sur rationnel (contexte moral et politique) table rase : écarter savoirs transmis ou subjectifs pour procéder de manière rationnelle → prendre en compte seulement ce qui est certain et universel, soit ce qui relève de subjectivité objective (l'entendement et la raison), et non des contenus subjectifs propres à chacun (perception, mémoire, imagination). 2) Le Triomphe de la Raison (Déduction) = prendre de la hauteur On introduit alors le rationalisme : principe qui prône la raison, considérée comme la source principale et la plus fiable de la connaissance (prime sur l’expérience).

Il s’agit du schéma déductif : on part de la raison, et on en déduit d’autres vérités Rationalisme symbolisé par araignée (Francis Bacon, Novum Organum) : tisse sa toile à l'avance, comme le schéma déductif dans lequel les idées et le raisonnement sont d'abord établis avec la raison, et dans lequel les faits viennent ensuite se prendre raison cherche alors en elle-même une vérité universelle (vraie dans tous les cas possibles) indubitable.

Il s’agit bien d’une procédure rationnelle ex : dans sa philosophie, Descartes utilise modèle intuitivo-déductif : commence sa réflexion avec intuition première qui est une vérité indubitable : le Cogito : « Je pense donc je suis » → en déduit toutes les autres connaissances (Discours de la méthode, Méditations métaphysiques) → Descartes utilise le doute sceptique (état définitif), en fait doute méthodique, provisoire, en faisant table rase de toutes les connaissances pour établir une vérité universelle et indubitable modèle intuitivo-déductif illustré par métaphore de l'arbre (de Descartes) : la métaphysique (racines) déduit la physique (tronc), qui elle-même déduit la mécanique, la médecine et la morale (branches).

On part d’une vérité universelle vers cas particulier. 3) Les Limites du Rationalisme Risque de prendre un principe de départ faux → toutes les conséquences logiques sont fausses risque de trop s’éloigner de la raison, à force de déductions (se détacher du réel) → solution : expérience (chasse déductions fausses) II/ L'Empirisme et l'Expérience 1) La Réhabilitation de l'Expérience (Induction) approche holistique (mobilise toutes les modalités de la conscience (perception, mémoire, imagination,…), pour établir la vérité. On réhabilite alors l'expérience, rejetée précédemment et on utilise démarche inductive (partir d’un grand nombre d’observations, dégager des constantes pour énoncer une vérité générale (=vérité dans tous les cas observés à ce jour)). Il s’agit d’un raisonnement empirique : part de l’expérience → constante apparait → mène à généralité. Empirisme est donc idée que connaissance fondée sur l’expérience/ le vécu → symbolisé par fourmi (Francis Bacon) : accumule (comme on accumule connaissances) sans modifier concept central de l’empirisme : toutes nos idées sont acquises dans l'expérience, elles ne sont pas innées mais acquises → Thomas d’Acquin : « Rien n’est dans l’intellect qui n’ait d’abord été dans les sens » (John Locke d’accord) en effet, expérience mobilise subjectivité subjective + raison et entendement → ici, l’expérience est indispensable, incontournable 2) Conséquences de l'Empirisme Empirisme mène à plusieurs courants philosophiques : ◦ Le Relativisme : une expérience en vaut bien une autre → la valeur d'une expérience est relative ◦ Le Scepticisme : considérer qu’il n’y a pas de vérité universelle, soit que toutes les vérités sont relatives (Pyrrhon, Sextus Empiritus, Montaigu) → toute connaissance absolue est impossible, il faut prendre en compte les arguments des uns et des autres, on est voués à doute définitif puisque jugement impossible ◦ Le Nihilisme : plus absolu dans raisonnement : rien n’est vrai dans l’absolu, tout est sujet de doutes ◦ Le Cynisme, soutenu par Antisthène : idées = illusion, la seule réalité est la réalité matérielle → s’oppose à Platon, qui défend réalisme des idées (ATTENTION : courant antérieur, précurseur) 3) Les Limites de l'Induction Moins ambitieux, seulement vérité générale + risque d'être induit en erreur par l'expérience Exemples : - - le cygne noir : au.... »

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