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Commentaire de Texte : Sextus Empiricus esquisses pyrrhoniennes livre I

Publié le 15/05/2020

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« Demande d'échange de corrigé de Tidus Djidane ( [email protected] ). Sujet déposé : Commentaire de Texte : Sextus Empiricus esquisses pyrrhoniennes livre I "Si les mêmes réalités donnent lieu a des représentations dissemblables selon la diversité des animaux, nous serons en mesure de dire quelle vision del'objet est la nôtre, mais nous devons suspendre notre jugement sur ce qu'il est effectivement par nature.

Nous ne sommes pas en effet en mesure d'établirune juste discrimination entre les représentations qui sont nôtres et celles qui sont propres aux autres animaux, car nous sommes nous-mêmes partie duprocès et pour cette raison nous devrions recourir à meilleur juge que nous-mêmes.Et du reste, sans démonstration, nous ne sommes pas en mesure de préférer nos représentations à celles qui sont propres aux animaux dépourvus deraison.

Mais pas d'avantage en recourant à la démonstration: car [...] de deux choses l'une: ou bien cette démonstration dont nous parlons apparaît avecévidence, ou bien elle n'apparaît pas.

Si justement elle n'apparaît pas, nous ne lui accorderons aucun crédit; mai si elle nous est représentée commeévidente, comme la question porte sur les représentations propres aux animaux, cette démonstration ne peut se prévaloir que de l'évidence qui nous estpropre, à nous qui ne sommes que des animaux, et la question se posera alors de savoir si sa conformité à l'apparence représentée garantit sa vérité.Ainsi donc nous n'aurons pas de démonstration nous permettant de trancher le débat en faveur de nos prorpres représentations face à celles qui sontpropres aux animaux dits privés de raison.

Si donc il est impossible de porter un jugement sur la différence des représentations qu'entraîne la diversité desanimaux, il est nécessaire de suspendre le jugement à l'égard des objets extérieurs." Sextus Empiricus esquisses pyrrhoniennes livre I §59-61 Sextus Empiricus est un philosophe, astronome et médecin sceptique empirique qui fut actif vers 190 et qui fut le chef de l'école sceptique.

Le texte mis àl'étude est un extrait du livre I des Esquisses Pyrrhoniennes.

Dans cet extrait, le thème posé par l'auteur est le jugement objectif.

L'auteur se demande s'ilexiste un être pouvant donner un point de vue exempt de tout jugement personnel.

La thèse qu'il défend est qu'il nous est à nous autres humains impossiblede juger objectivement des qualités des objets extérieurs parce que nous ne sommes pas des juges impartiaux : que nous percevions ou que nousdémontrions nous sommes à la fois juge et partie.Le problème est donc de savoir si nous pouvons juger objectivement des qualités des objets extérieurs.

Pour répondre à cette problématique, nousdécouperons l'extrait en trois parties.

Tout d'abord, nous verrons pourquoi l'auteur nous explique que notre jugement ne peut être objectif, puis nous verronsque même en démontrant notre raisonnement, notre jugement ne vaudrait toujours pas plus que celui d'une autre représentation, enfin, nous discuterons dela conclusion de l'auteur. I.

L'inaptitude à juger Sextus Empiricus tente de nous expliquer au début de ce texte qu'un jugement peut être différent s'il concerne des représentations humaine et animale.

Enphilosophie classique, le jugement est une opération de connaissance qui consiste à donner notre propre opinion sur un sujet donné.

Ainsi, l'auteur tente denous faire réaliser que pour chaque représentation, les opinions peuvent diverger.

On remarque donc que l'auteur utilise le trope de la diversité des animaux,qui en philosophie sceptique, est un procédé qui permet de faire douter de la vérité de nos représentations.Nous, les humains, ne serions alors capable que de dire quel est notre jugement mais nous ne serions pas capable d'affirmer si le notre est juste.

Il affirmeensuite que nous ne pouvons pas juger une autre représentation que la notre car nous faisons partie du même procès.

Sextus Empiricus nous explique doncque notre jugement ne vaut pas plus qu'une simple opinion au vus des autres représentations et que nous ne sommes pas en mesure de juger équitablementd'autres représentations. II.

Le manque de raison L'auteur, dans cette deuxième partie du texte, nous montre qu'en plus de notre inaptitude a juger d'autres représentations à cause de notre fausseimpartialité, nous serions incapable de juger sans démontrer notre raisonnement.

En adoptant ce raisonnement, Sextus Empiricus nous explique qu'unjugement qui n'aurait pas été démontré ne vaudrait pas mieux que le jugement d'un animal dépourvus de raison car sans justification, un jugement n'aaucune valeur.

Le centre de l'argumentation est ainsi exposé : l'évidence subjective (l'opinion) n'a pas de valeur objective qu'il y ait démonstration ou non.Sextus Empiricus se démarque donc de Platon ou d'Aristote qui prônent la validité de la démonstration.Il nous explique aussi que même en démontrant notre raisonnement, il nous serait impossible de juger objectivement la qualité des objets extérieurs parceque nous, les humains, ne sommes pas des juges impartiaux.

Pour savoir si nos représentations sont justes, il nous faudrait donc pour cela nous adresser àun juge indépendant de nous-même.

L'auteur tente donc de nous expliquer que notre vision des choses, et donc notre jugement peut être différente de celled'autres espèces. III.

Conclusion de l'auteur L'auteur en conclus donc que notre jugement ne vaut pas plus que celui d'un animal dépourvus de raison avec ou sans démonstration et que de ce faite,nous devons suspendre tout jugement à l'égard de la diversité des animaux.

Sextus Empiricus généralise ensuite en disant qu'il est nécessaire desuspendre le jugement à l'égard de tout objets extérieurs.

La thèse de la suspension du jugement chez Sextus, touche la sphère des opinions, mais pas lasphère pratique.

En ces sens il admet une croyance en nos représentations. Conclusion : Pour conclure, on peut dire que Sextus Empiricus use d'une technique relativiste qui consiste à dire que chacun possède sa vérité pour aboutir à unseptiscisme, une idéologie qui consiste à dire que la vérité n'est pas accessible.

Pour répondre à la problématique, l'auteur en suspendant tout jugement àl'égard des objets extérieurs, en conclut qu'il est impossible de juger objectivement la qualité des objets extérieurs. Sujet désiré en échange : http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-multiplicite-opinions-impossible-atteindre-verite-1896.html. »

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