svt, organisation fonctionnelle des plantes
Publié le 19/04/2026
Extrait du document
«
THEME 3 : Les grands enjeux contemporains
De la plante sauvage à la plante domestiquée
▪
Fiche de rappels
Chapitre 1 : L’organisation fonctionnelle des plantes à fleurs
Introduction : A la différence des animaux, les plantes ont une vie fixée car elles ne se déplacent pas et sont à
l’interface entre deux milieux : l’air et le sol.
La vie fixée impose des contraintes à la plante et peut constituer un
obstacle pour la réalisation de certaines fonctions (l'alimentation, la reproduction sexuée qui nécessite un
partenaire, …).
Au cours de l’évolution, des caractères sont apparus au hasard ou ont été sélectionnés par
sélection naturelle car ils conféraient un avantage par rapport aux contraintes de la vie fixée.
Ainsi, les plantes à
fleur ont acquis des innovations évolutives adaptées au mode de vie fixée.
On appelle « convergences évolutives »
les innovations évolutives apparues indépendamment dans différents groupes vivant dans des milieux aux mêmes
contraintes.
Problématique : Comment l’organisation des plantes leur permet une adaptation aux contraintes de la vie fixée ?
I.
Les adaptations de l'appareil végétatif à la vie fixée
1.
Les relations au sein de la plante et entre la plante et son environnement (sol et air)
🡺 TP1 : appareil végétatif
Les plantes sont des êtres vivants *autotrophes qui
réalisent la photosynthèse.
Pour cela, elles échangent
avec le sol et l'air grâce au système racinaire
souterrain dans le sol et la tige feuillée aérienne dans
l'air.
L’ensemble de ces structures est appelé
« appareil végétatif ».
Chaque organe de cet appareil
est composé de tissus et chaque tissu est composé de
cellules possédant les mêmes forme et fonction.
De
plus, un système de vaisseaux conducteurs de sève
constitué de faisceaux : le phloème et le xylème,
assure la circulation de matière au sein de la plante.
*Organisme autotrophe : organisme capable de produire la matière organique qui le constitue à partir de matière minérale (CO 2,
H2O, sels minéraux) et de lumière 🡪 photosynthèse.
Racines
Feuilles
Phloème
Xylème
-Ancrage de la plante
-Absorption de l’eau et
des sels minéraux du sol
Réalisation de la photosynthèse :
-Captation de l’énergie lumineuse
pour réaliser la photosynthèse
(chlorophylle) : la tige oriente les
feuilles pour une meilleure
captation des rayons lumineux.
-Echanges
gazeux
avec
l’atmosphère : entrée de CO2,
perted’H2O (évapotranspiration)
et rejet d’O2.
-Circulation de la sève élaborée
riche en molécules organiques,
des feuilles vers les autres
organes de la plante non
capables
de
faire
la
photosynthèse.
-Circulation de la sève brute,
contenant des ions minéraux
en solution, des racines vers les
feuilles (flux ascendant), pour
la
réalisation
de
la
photosynthèse.
* Cellules du phloème : cellules
allongées, disposées en tubes, à
parois cellulosiques.
* Cellules du xylème : cellules
allongées, disposées en tubes
verticaux, à parois lignifiées (la
lignine confère une résistance
aux parois permettant de
résister aux alternances de
pression et d’aspiration de la
sève).
Tableau présentant les principales fonctions des racines et des feuilles
2.
Les systèmes d’échanges
🡺 Exercice 1 : comparaison surfaces d’échanges plante/mammifère
Comme les différents éléments dont a besoin la plante sont peu concentrés, la plante a dû mettre en place de
vastes surfaces d’échange et des systèmes de circulation de la matière.
Au niveau des racines
1 - Racines longues et fines (dimensions linéaires pour avoir un
rapport Surface/Volume important).
Au niveau des feuilles
1 - Feuilles nombreuses
Remarque : La sphère est la forme qui a le rapport Surface/Volume
le plus faible.
2 - Feuilles plates (captage de l’énergie solaire ubiquiste) et fines
(pour que les rayons solaires atteignent toutes les cellules
chlorophylliennes au sein de la feuille).
2 - Nombreuses ramifications (Des racines secondaires se
forment sur la racine principale constituant des surfaces
d’échange).
3 - Stomates nombreux, externes aériens
(Structures de l’épiderme des feuilles qui ménagent un orifice :
l’ostiole) permettant l’entrée de gaz.
3 - A l’extrémité des racines, présence de poils absorbants
(cellules allongées qui constituent des surfaces d’échanges).
4 - Présence d’un parenchyme lacuneux avec des lacunes aérifères
qui communiquent avec l’atmosphère au niveau des ostioles
constituant une atmosphère interne au plus près des cellules
chlorophylliennes.
4 - Mycorhizes chez certaines espèces : symbiose entre racines et
champignons.
Les filaments mycéliens (hyphes) à forme linéaire,
offrent une surface d’échange très importante.
*Cuticule : cire très hydrophobe qui permet de réduire l’évaporation
d’eau directement par les surfaces externes des épidermes foliaires
et de protéger les cellules épidermiques et les cellules du tissu
cellulaire sous-jacent contre une dessiccation qui pourrait être létale.
*Nervures : vaisseaux conducteurs de sève.
Tableau présentant les structures permettant d’augmenter la surface d’échange
a) Les stomates et le parenchyme lacuneux
Les stomates sont des structures de
l’épiderme foliaire, qui laissent entrer le CO2
pour la photosynthèse.
Ce sont aussi le lieu
des pertes d’eau par évapotranspiration.
Ainsi, ils ne s’ouvrent qu’à la lumière (Ils sont
fermés la nuit car la photosynthèse n’ayant
pas lieu, il est inutile d’absorber du CO2.
Cela
limite ainsi les pertes d’eau par
évapotranspiration).
Les échanges gazeux
qui ont lieu au niveau des stomates se font
dans la partie inférieure de la feuille pour réduire l’évaporation.
Les cellules de garde contrôlent la taille de l’ouverture
(ostiole).
Les stomates s’ouvrent sur un tissu cellulaire avec une
organisation particulière : des lacunes sont aménagées
entre les cellules, on parle de parenchyme lacuneux.
Ce
dernier permet l’existence d’une véritable atmosphère
interne dans la feuille.
Alors qu’en face supérieure de la
feuille, les cellules sont alignées, de forme régulière et très
riches en *chloroplastes, on parle de parenchyme
palissadique (face supérieure : exposée au soleil)
b) Les racines
La densité, la longueur et les ramifications des racines
peuvent augmenter en cas de carence minérale dans le sol.
*Chloroplastes (contenus dans les cellules chlorophylliennes) :
captage de l’énergie lumineuse.
Ils sont placés stratégiquement
dans la partie supérieure de la feuille.
Le rhizoderme ou assise pilifère (tissu racinaire) est composé de cellules spécialisées : les poils absorbants.
De vastes surfaces d’échange permettent l’absorption des éléments essentiels à la plante pour la photosynthèse.
Le xylème et le phloème permettent ces échanges entre la plante et son environnement.
3.
Les systèmes de circulation : les vaisseaux conducteurs de la sève
Des échanges de matière entre les organes souterrains de la plante et ses organes aériens se produisent afin de
permettre aux organes d’assurer leurs différentes fonctions (mise en réserve, photosynthèse…).
Ces échanges se
produisent grâce à un réseau de vaisseaux conducteurs de la sève.
a) Circulation de la sève brute
La sève brute, riche en eau et en sels minéraux, provient des racines (poils absorbants et mycorhizes).
Elle subit
un courant ascendant à l’intérieur des vaisseaux du xylème.
Le xylème se compose de cellules mortes juxtaposées
les unes au-dessus des autres.
Ces cellules sont de forme allongée et
seule la paroi latérale subsiste.
Cette dernière est renforcée par des
dépôts de lignine.
Au niveau des feuilles, les vaisseaux du xylème se ramifient, formant les
nervures.
Ainsi l’eau et les sels minéraux, indispensables à la
photosynthèse, sont apportés aux cellules chlorophyliennes de la
plante.
b) Circulation de la sève élaborée
Les vaisseaux du phloème (ou tubes criblés) se composent d’une
juxtaposition de cellules vivantes de forme allongée, dont les parois se
composent de cellulose.
Ces vaisseaux transportent la sève élaborée,
riche en sucres, depuis les feuilles (cellules chlorophyliennes) vers les
autres organes de la plante, ne réalisant pas la photosynthèse
(bourgeons, racines…).
4.
Les structures et mécanismes de défense contre les
agressions du milieu
Pour pouvoir survivre et assurer leurs fonctions vitales, les plantes ont dû s’adapter pour lutter contre les menaces
de leur environnement, ceci grâce au mécanisme de la sélection naturelle.
a) Adaptations contre la sécheresse
Structures permettant de minimiser les pertes hydriques.
✔ Peu de stomates : limite les pertes en eau par évapotranspiration.
✔ Présence d’une cuticule épaisse (substance imperméable) : limite les pertes en eau.
✔ Présence de poils : limitent l’assèchement par le vent et conservent....
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Organisation fonctionnelle des plantes à fleur
- L'organisation fonctionnelle des plantes à fleurs
- L'organisation fonctionnelle des plantes à fleurs
- Svt : thèmes corps humain et santé (produire le mouvement) Comment utiliser des plantes pour dépolluer le sol et les eaux ?
- Grand oral SVT: Comment utiliser les plantes pour dépolluer les sols ?