Sujet grand oral: Quel a été le rôle des mathématiciennes américaines dans la conquête de l’espace ?
Publié le 09/04/2026
Extrait du document
«
Grand oral sujet mathématiques
Intro
Youri Gagarine, Buzz Aldrin, Neil Armstrong, sont des noms familiers de la
conquête spatiale.
Mais que nous évoque ceux de Katherine Johnson, Valentina
Terechkova, Mae Jemison ou Sally Ride ? Surement pas grand-chose.
Pourtant, sans
certaines de ces pionnières de l'industrie spatiale, les hommes n'auraient peut-être
jamais posé un pied sur la Lune.
Si les femmes restent à ce jour minoritaires dans
l'aérospatial, celles étant parvenus à s'y hisser, en dépit des obstacles liés à leur genre
et leur couleur de peau, ont été invisibilisées de l'histoire de la conquête spatiale.
Quel
a été le rôle des mathématiciennes américaines dans la conquête de l’espace ? Après
avoir évoqué le contexte de la conquête spatiale, j’évoquerais les outils
mathématiques utilisés par ces mathématiciennes, puis je donnerais un exemple
concret du rôle de Katherine Johnson dans une de ces missions cruciales, tout en
réalisant un calcul simplifié de trajectoire de fusée.
I.
Le contexte de la conquête spatiale et des
“calculatrices humaines”
La course à l’espace
La conquête de l’espace a eu lieu dans un contexte de forte tension politique entre les
États-Unis et l’Union soviétique, pendant la Guerre froide.
À cette époque, les deux
superpuissances étaient en compétition dans plusieurs domaines, dont celui de la
technologie spatiale.
Chacune voulait prouver sa supériorité scientifique et militaire.
En 1957, l’URSS prend de l’avance en lançant Spoutnik, le premier satellite artificiel.
Puis, en 1961, elle envoie le premier homme dans l’espace, Youri Gagarine.
Ces succès
font l’effet d’un électrochoc pour les États-Unis, qui redoublent alors d’efforts.
Cela
mène à la création de la NASA.
Les calculatrices humaines
La NASA fit appel à des « calculatrices humaines ».
Il s’agissait principalement de
femmes mathématiciennes, qui réalisaient à la main des calculs complexes
nécessaires aux missions spatiales.
Leur travail était essentiel pour prévoir les
trajectoires, les vitesses de lancement, et assurer le retour en sécurité des
astronautes.
Parmi elles, certaines sont devenues célèbres a posteriori, comme Katherine Johnson,
Dorothy Vaughan ou Mary Jackson.
Ces femmes afro-américaines ont travaillé dans un
contexte de ségrégation raciale et de fortes inégalités, mais, malgré ces obstacles, ont
réussi à jouer un rôle clé dans des projets historiques comme la mission Apollo 11 ou
l’envoi de John Glenn en orbite, le premier américain à aller dans l’espace.
II.
Les outils mathématiques utilisés
Dérivation et primitives
Les mathématiciennes utilisaient la dérivation pour étudier les vitesses et
accélérations.
En effet, la dérivée d’une fonction position donne la vitesse, et la dérivée
de la vitesse donne l’accélération :
v(t)=h′(t)
a(t)=v′(t)
Grâce à cela, elles pouvaient déterminer les moments critiques du vol (vitesse
maximale, chute libre, etc.).
À l’inverse, à l’aide d’une fonction accélération, nous pouvons la primitiver pour obtenir
la fonction vitesse, puis de nouveau pour obtenir la fonction position.
C'est ce que l’on
utilisera lors de l’exemple de calcul de trajectoire d’une fusée.
Probabilités
Dans les missions spatiales, il y avait de nombreuses incertitudes (conditions météo,
défaillances techniques, erreurs humaines).
Les mathématiciennes contribuaient aux
analyses de risque à l’aide de modèles probabilistes, afin de :
-
Estimer les chances de succès d’un lancement.
Prévoir les trajectoires de secours.
Évaluer la précision des instruments de navigation.
Maintenant que nous avons vu les outils mathématiques utilisés, voyons un peu plus
en détail un exemple de calcul simplifié.
III.
Exemple : le Programme Mercury : le vol de John
Glenn
Contexte
Le programme Mercury, lancé par la NASA, visait à envoyer le premier Américain dans
l’espace.
Pour réussir ces missions, il fallait des calculs très précis, notamment pour
les trajectoires.
Katherine Johnson, une brillante mathématicienne afro-américaine, a
joué un rôle essentiel.
Elle a notamment vérifié les calculs pour le vol de John Glenn en 1962, le premier
Américain à faire le tour de la Terre, à la demande expresse de ce dernier.
En effet,
Glenn avait....
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