Sujet grand oral architecture
Publié le 02/04/2026
Extrait du document
«
Introduction
Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter un sujet qui me passionne profondément : la place des
mathématiques dans l’architecture.
Si j’ai choisi ce sujet, c’est aussi parce que je souhaite devenir architecte.
Depuis l’enfance, je suis fasciné par les monuments, les formes, les matériaux.
Pour moi,
l’architecture est un art utile, un moyen de créer des lieux de vie durables, beaux, et adaptés à
chacun.
Et dans cette mission, les mathématiques sont un outil fondamental.
Cela m’amène à poser la question suivante :
En quoi les mathématiques sont-elles visibles dans l’architecture des bâtiments ?
Cette question relie deux domaines souvent perçus comme opposés, mais qui, en réalité, coopèrent
depuis des siècles : les mathématiques et l’architecture.
Pour y répondre, je vais décomposer mon exposé en trois parties :
1.
Les mathématiques dans la conception des bâtiments ;
2.
Leur rôle dans la structure et l’efficacité énergétique ;
3.
Leur influence sur l’esthétique architecturale.
I.
Les mathématiques dans la structure des bâtiments
1.
La géométrie
Dès la phase de conception, les architectes s’appuient sur la géométrie plane et spatiale.
La géométrie plane permet de dessiner des plans en deux dimensions, de calculer les
angles, les distances, les proportions.
La géométrie spatiale, elle, est utilisée pour concevoir des formes complexes : dômes,
arches, escaliers hélicoïdaux, voûtes…
Exemples :
Le Pont du Gard, avec ses arches semi-circulaires, illustre l’usage de la géométrie pour répartir les
charges.
L’église Notre-Dame de Royan possède une toiture en "selle de cheval", une surface hyperbolique
complexe.
2.
Le calcul vectoriel
Le calcul vectoriel est un autre outil essentiel.
Il permet de représenter et d’analyser les forces qui
s’exercent sur un bâtiment : le poids, la poussée du vent, la pression du sol…
Exemple :
Une poutre qui pèse 1 000 N (≈ 100 kg) est
posée sur deux supports.
Si les supports étaient en matériaux
mous, ils s'écraseraient sous la
pression de la poutre.
Chacun des supports supporte donc
bien la poutre.
Quelle est la force de résistance
exercée sur chacun de ces deux
piliers ?
On suppose que la poutre est
homogène et elle placée bien au centre
des deux piliers.
Le poids de la poutre est exercé en son
centre de gravité : force vers le bas de
1 000 N.
En fait, les supports agissent avec une
force tournée vers le haut, comme si
deux mains tiraient sur des cordes
avec la même force pour maintenir la
poutre en équilibre
La loi du levier pour cet équilibre
donne : 500 N
Dans ce cas de figure où la poutre est
en porte à faux, les deux supports ne
sont pas placés à égalité.
La somme des forces de réaction est
toujours 1 000 N, mais les forces de
résistances sont réparties en
proportion des bras de levier.
Conclusion de cette partie : Les mathématiques transforment une idée en un plan réalisable,
solide et équilibré.
II.
Les mathématiques dans la structure et l’efficacité énergétique
1.
La modélisation numérique
Aujourd’hui, les architectes utilisent des logiciels comme AutoCAD, Revit ou SketchUp, fondés
sur :
La géométrie analytique,
L’algèbre linéaire (une branche des mathématiques qui s’intéresse aux espaces vectoriels et
aux transformations linéaires)
Et parfois même des équations différentielles (équation dont l’inconnue est une fonction)
Ils permettent de :
Simuler des événements extrêmes, comme des séismes ou des vents violents,
Optimiser les matériaux,
Et réduire les coûts sans compromettre la sécurité.
2.
Les intégrales
Les intégrales permettent de calculer :
Des aires complexes, comme celles d’un toit incurvé,
Ou des volumes, par exemple pour estimer la quantité de béton nécessaire (avec des
intégrales triples)
Exemple : Si la courbure d’un toit est modélisée par une fonction f, l’aire du toit peut être obtenue
en calculant l’intégrale de la fonction f sur un intervalle donné.
3.
La trigonométrie
La trigonométrie est essentielle pour :
Calculer la pente des toits,
Déterminer des hauteurs inaccessibles,
Étudier les forces obliques.
On utilise par exemple les fonctions sinus, cosinus et tangente dans les constructions inclinées.
Exemple :
Pour construire un toit en pente, il faut connaître l’angle d’inclinaison, la longueur des chevrons,
ou encore la hauteur du faîtage.
La trigonométrie permet ces calculs avec précision.
On peut ainsi calculer la pente d’un bâtiment avec une toiture à deux versants en connaissant
seulement la hauteur de pignon et la largeur du bâtiment.
ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑝𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛
𝑙𝑎𝑟𝑔𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑢 𝑏𝑎𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡
2
2
𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 =
≈ 0; 29
14
2
𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 =
On a donc une pente de 0,29 soit 29 %, ce qui correspond à la tangente de l’angle d’inclinaison.
À l’aide de la calculatrice, on trouve un angle de 16°.
III.
Les mathématiques au service de l’esthétique architecturale
1.
La suite de Fibonacci et le nombre d’or
La suite de Fibonacci suit la règle suivante : chaque terme est la somme des deux précédents.
Ses
premiers termes sont donc 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, ….
La relation de récurrence qui définit cette suite est 𝑋𝑛+2 = 𝑋𝑛+1 + 𝑋𝑛 .
𝑋
Le rapport 𝑋𝑛+1, qui est le rapport entre deux termes consécutifs de cette suite, se rapproche d’une
𝑛
valeur constante que l’on appelle le nombre d’or.
𝑋
On a alors lim 𝑋𝑛+1 = Φ
𝑛→+∞
𝑛
Le nombre d'or, ou phi, est un rapport mathématique.
Il est défini en géométrie comme l’unique ratio (rapport) entre deux longueurs telles que la plus
grande (A) divisée par la plus petite (B) soit égale à la somme des deux divisée par la plus
𝐴
𝐴+𝐵
grande.
On a alors Φ = 𝐵 = 𝐴
On peut alors définir le rectangle d’or qui est un rectangle dont le format est égal....
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