Philosophie , la morale , le bonheur , le devoir
Publié le 19/01/2026
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«
la morale, le devoir et le bonheur
une action bonne est elle une action qui tend vers le bonheur ?
→ le bonheur : de qui ? (de l’agent ? ; de sa communauté ? ; de l’humanité ?)
bonheur (état durable) ≠ plaisir (passager)
→ qui tend vers : qui nous rapproche du bonheur (sans l’atteindre ?) ; le bonheur est une
conséquence de cette action ; une action qui vise le bonheur (l’intention de l’agent est de se
rapprocher du bonheur)
→ bonne :
I - l’hédonisme : épicurisme et utilitarisme
selon certaines doctrines qualifiées d'hédonisme est la recherche du plaisir et l’évitement
des souffrances est le fondement de la morale
a) la morale d’épicure
épicure :
bien
mal
vie heureuse, bonheur et l'ataraxie de l’âme ≠
troubles de l’âme, agitation de l’âme
plaisir, tranquillité du corps, santé du corps ≠
douleur physique
bien, plaisir, bonheur, vie heureuse, bien-être
n
-
-
on a pas toujours besoin du plaisir pour être heureux
le bonheur va avec le plaisir
EPICURE : (résumé)
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-
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tout est matériel, tout est composé d'atomes ( y compris l'âme)
toute notre connaissance vient de la sensation : les corps physique émettent des
effluves de matière subtile ( les simulacres) qui frappe nos sens
on discerne le bien et le mal grâce à des sensations agréables ou désagréables .
le
bien c'est le plaisir.
le mal c'est la douleur ou la peine …
une action est bonne si et seulement si ses conséquences sont globalement bonnes
( conséquentialisme)
vertus de prudence : la plus importante car elle nous dispose à prévoir les
conséquences de ce qu'on fait
Pour Épicure, tout est matériel : tout est composé d’atomes, y compris l’âme.
Toute
connaissance vient des sensations : les corps émettent des simulacres (effluves matériels)
qui touchent nos sens et nous informent sur eux.
Cette idée vaut aussi pour la morale : nous
connaissons le bien par les sensations agréables et le mal par les sensations désagréables.
Ainsi, le plaisir est le bien et la souffrance le mal.
Cependant, il faut évaluer les plaisirs selon leurs conséquences : l’épicurisme est un
conséquentialisme.
L’action la meilleure est celle qui produit les conséquences les plus
agréables.
C’est donc un hédonisme modéré, opposé à l’hédonisme irréfléchi des
débauchés, qui recherchent des plaisirs intenses et continus sans prudence.
Pour Épicure, certains plaisirs entraînent ensuite des souffrances plus grandes.
Par
exemple, l’excès d’alcool détruit la santé, crée une dépendance et empêche d’atteindre la
sérénité (ataraxie).
Le vrai bonheur consiste en l’ataraxie (absence de trouble de l’âme) et
l’aponie (absence de douleur du corps).
Cet état stable est un plaisir catastématique,
différent des plaisirs cinétiques (liés au changement : manger, boire, sexualité), que les
débauchés recherchent en permanence mais qui sont passagers.
Le sage privilégie
l’ataraxie, qui lui permet aussi de mieux goûter les plaisirs simples.
Pour éviter les souffrances causées par des désirs irréfléchis, il faut cultiver la prudence, qui
aide à anticiper les conséquences.
Épicure distingue alors trois types de désirs :
• Désirs contre-nature ou vains : ils doivent être réprimés.
• Désirs naturels et nécessaires : ils doivent être satisfaits car essentiels à la survie, à la
santé ou à l’ataraxie.
• Désirs naturels non nécessaires : ils peuvent être satisfaits avec modération, car
l’habitude du luxe peut faire perdre le goût des plaisirs simples et créer de la souffrance
quand il manque.
b) l’utilitarisme : bentham
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-
-
-
est bonne une action utile
c'est-à-dire si seulement si elle permet la maximisation du bien-être (= si elle
contribue mieux que les autres actions possibles au bonheur humain)
le bonheur = plaisir
l'utilitarisme crois que si un individu choisi les meilleurs moyens pour atteindre son
bonheur alors il agit de manière morale
“ plaisir de sympathie” = celui qu'on éprouve en voyant le bonheur des autres
- tout homme cherche le bonheur ( et son propre bonheur en priorité), ceux qui
distingue l'homme immoral de l'homme moral, c'est qu'il se trompe dans les moyens
employés
c) difficulté
-
-
le critère utilitariste du bien justifie le choix de sacrifier un individu pour augmenter le
bonheur des autres
Il est douteux que les deux thèses utilitaristes suivantes soient compatible :
- agir moralement c'est agir selon son propre intérêt bien compris
- une action est bonne si seulement si elle contribue ( mieux que
les autres actions possibles) au bien-être général (≠ bien-être de l'agent)
-
on pourrait soutenir que l'homme discerne le bien non seulement grâce au sens mais
aussi grâce à l'intelligence alors le plaisir n'est pas le critère du bien
KANT - COURS : (résumé)
II.
La morale du devoir
Les morales épicuriennes et utilitaristes cherchent les moyens d’être heureux et unissent «
Que dois-je faire ? » et « Que dois-je faire pour être heureux ? ».
Kant rompt totalement
avec cette logique : sa morale est déontologique, centrée sur le devoir, indépendamment du
bonheur.
a) Ce qui fait la valeur morale d’une action
Dans les Fondements, Kant affirme que seule l’intention compte.
La moralité ne dépend :
● ni des capacités intellectuelles (on peut être intelligent et méchant),
● ni des vertus (courage, prudence…), car elles peuvent servir au mal : le terroriste
courageux ou le voleur prudent agissent mal, même avec une vertu,
● ni des conséquences : une bonne intention suffit, même si les résultats sont mauvais
; inversement une action intéressée, même utile à autrui, n’a aucune valeur morale.
b) La loi morale n’a aucun rapport avec le bonheur
Kant distingue deux attitudes :
● agir par devoir (intention pure),
● agir par intérêt (pour éviter des conséquences désagréables).
Seule la première a une valeur morale.
Cela permet de distinguer :
● Le droit qui exige seulement d’agir conformément au devoir.
● La morale qui exige d’agir par devoir, c’est-à-dire pour le devoir lui-même.
Une action n’est vraiment bonne que si elle est :
1. conforme au devoir
2. et faite par devoir.
Exemple : un commerçant honnête par peur de perdre des clients agit conformément au
devoir, mais pas par devoir → son action n’a pas de valeur morale.
Impératif catégorique vs impératif hypothétique
La loi morale est une loi de la raison : elle ne vient ni de l’expérience ni des sensations.
Elle prend la forme d’un impératif catégorique : une obligation inconditionnelle (« tu dois dire
la vérité »).
À l’inverse, les impératifs hypothétiques (« si tu veux X, alors fais Y ») dépendent de
conditions, de l’expérience et de la sensibilité.
Ils varient selon les désirs et les
circonstances.
Comparaison :
Impératif catégorique
Impératif hypothétique
« Tu dois… »
« Si tu veux X, fait Y »
Obligatoire pour tous
Ne concerne que ceux qui veulent X
Fondé sur la raison,
universel
Fondé sur l’expérience, variable
Devoir moral
Conseils de prudence (bonheur,
intérêt)
Autonomie (obéir à sa
raison)
Hétéronomie (obéir à ses désirs)
Chez Épicure, les principes moraux sont hypothétiques (« si tu veux être heureux… »), donc
sans rapport avec le devoir pour Kant.
Kant rejette toute morale fondée sur les
conséquences ou la prudence.
Résumé des arguments de Kant contre le lien morale-bonheur
1. L’action morale est désintéressée : agir pour son bonheur supprime la valeur
morale (ex : un don fait pour gagner des voix n’est pas immoral, mais n’a aucune
valeur morale).
2. La loi morale est rationnelle,....
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