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Libye (1999-2000): Fin d'une décennie d'embargo

Publié le 18/09/2020

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« Libye (1999-2000): Fin d'une décennie d'embargo Conformément à l'engagement de son secrétaire général Kofi Annan, l'ONU a suspendu, en avril 1999, son embargo sur la Libye, à la suite d'un accord autorisant les deux suspects libyens de l'attentat de Lockerbie (explosion d'un avion civil américain au-dessus de la localité écossaise en 1988) à être jugés aux Pays-Bas.

Tout au long de la décennie quatre-vingt-dix, Londres et Washington avaient réclamé l'extradition de ces deux suspects, menaçant d'étendre l'embargo au secteur pétrolier.

Le Tribunal international de La Haye ayant reconnu aux deux Libyens le droit d'être jugés devant une cour écossaise aux Pays-Bas, l'humiliation d'une extradition vers les États-Unis ou le Royaume-Uni a été évitée.

Le président sud-africain Nelson Mandela et le prince Bandar Ibn Sultan d'Arabie saoudite ont aidé à convaincre le colonel Mouammar Kadhafi.

La suspension de l'embargo a provoqué un véritable soulagement populaire et l'espoir d'une relance de l'économie. La confiance revenue, le régime libyen a doté sa diplomatie d'un ambitieux projet : la constitution d'États-Unis d'Afrique, la "Libye nouvelle" devant rompre formellement avec le monde arabe et se tourner vers l'Afrique dans l'espoir d'être le moteur de son décollage économique et politique.

Le temps de la "guerre" a semblé fini et M.

Kadhafi a entrepris de se poser en homme de paix.

Après dix années de marginalisation, la Libye aspirait à normaliser ses relations diplomatiques, à apaiser les tensions sociales et politiques régnant à l'intérieur et surtout à relancer son économie. Mais le constat de la décennie aura été amer pour le colonel Kadhafi.

En janvier 2000, il a lancé devant le Congrès général du peuple un véritable réquisitoire contre ses membres qu'il a accusés de gaspiller délibérément les ressources de l'État, notamment le pétrole ("La Révolution a-t-elle eu lieu pour que le revenu du pétrole soit dépensé à l'étranger en achat de Kleenex ?").

Dans la foulée, il a dissous les organes politiques de la Jamahiriya ("État des masses"), désormais dotée de chaabiyat (conseils municipaux), autorisés à gérer les ressources communales de l'État. Sur le plan économique, les besoins du pays sont considérables, le gouvernement ayant évalué à 30 milliards de dollars les investissements à réaliser entre 2000 et 2005.

Les secteurs des transports et du tourisme sont apparus comme prioritaires.

Ainsi la compagnie aérienne Libyan Arab Airlines a-t-elle annoncé la nécessité de renouveler sa flotte, profondément affaiblie par l'embargo sur les transports, pour un coût de 9 milliards de dollars.

La Libye est redevenue attractive pour le monde occidental.

Les islamistes, un moment menaçants pour la stabilité du régime (1995-1998), semblaient, en 2000, profondément affaiblis par la politique répressive.

Deux inquiétudes ont cependant continué de tarauder l'évolution des relations de la Libye avec la communauté internationale : l'extrême opacité du système et le passif terroriste de l'État libyen, comme en a témoigné la désignation par le juge français Jean-Louis Bruguière, devant le parquet de Paris, du colonel Kadhafi comme principal responsable de l'attentat du DC10 français abattu au-dessus du Niger en 1989.

Cette accusation ne pouvait que handicaper les relations franco-libyennes, qui risquaient de continuer à stagner (la France représentant 6,5 % des importations libyennes, l'Italie 21,7 %).. »

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