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Publié le 08/05/2026

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« PHILOSOPHIE · BAC TERMINALE GUIDE DES INTRODUCTIONS Amorces rédigées · Problématiques formulées · Annonces de plan 2 introductions complètes rédigées par notion Pour chaque introduction : Accroche percutante • Définition des enjeux • Problématique formulée • Annonce du plan Mode d'emploi : ces introductions sont des MODÈLES à adapter.

Au bac, vous devez personnaliser l'amorce et la problématique selon le sujet exact donné. LA MÉTHODE DE L'INTRODUCTION RÉUSSIE 1.

L'AMORCE (3-5 lignes) • Partir d'un exemple concret, d'une citation célèbre, d'un paradoxe ou d'un fait d'actualité • Éviter les «depuis la nuit des temps» et les généralités vagues • L'amorce doit MENER vers le sujet — elle n'est pas là pour elle-même • Bons départs : un exemple frappant / une citation philosophique / un paradoxe / un fait historique 2.

L'ANALYSE DES TERMES (3-5 lignes) • Définir rigoureusement CHAQUE mot-clé du sujet — c'est là que se joue la problématique • Montrer les différents sens possibles du terme (le mot «liberté» a au moins 3 sens) • Ne pas réciter un dictionnaire — analyser en montrant pourquoi ces distinctions comptent 3.

LA PROBLÉMATIQUE (2-3 lignes) • C'est la question que le sujet soulève — elle doit être une VRAIE question (pas rhétorique) • Méthode : identifier l'évidence → montrer qu'elle pose un problème → formuler la tension • La problématique naît de la TENSION entre deux thèses apparemment défendables • Format : «X semble...

mais en même temps...

Dès lors, peut-on affirmer que...

?» 4.

L'ANNONCE DU PLAN (3-4 lignes) • Annoncer clairement 3 parties avec «Dans un premier temps...

puis...

enfin...» • Le plan doit répondre à la problématique — chaque partie doit faire avancer le raisonnement • Éviter le plan «oui/non/ça dépend» sans synthèse — la 3e partie doit dépasser les deux premières ■ RÉSUMÉ EXPRESS — CE QU'IL FAUT ABSOLUMENT SAVOIR → ERREUR FATALE n°1 : une amorce qui ne mène pas au sujet («depuis la nuit des temps...») → ERREUR FATALE n°2 : une problématique rhétorique («Peut-on se demander si...?») — NON → ERREUR FATALE n°3 : annoncer un plan sans expliquer la LOGIQUE de progression → ERREUR FATALE n°4 : définir les termes de façon dictionnaire sans analyse → CLEF : la problématique doit naître d'une TENSION réelle, pas d'une question facile 1.

LA CONSCIENCE & L'INCONSCIENT INTRODUCTIO N1 Sujet : «Suis-je le mieux placé pour me connaître ?» ■ AMORCE «Connais-toi toi-même» — l'injonction de l'oracle de Delphes, reprise par Socrate comme programme philosophique de toute une vie.

Cette exhortation suppose que l'homme ne se connaît pas spontanément, que la connaissance de soi exige un effort.

Mais si Freud a raison — si un inconscient structuré en désirs refoulés agit à notre insu —, cet effort peut-il même aboutir ? Je suis peut-être le dernier à savoir qui je suis vraiment. ■ PROBLÉMATIQUE La conscience réfléchie donne-t-elle un accès privilégié à soi — ou l'inconscient, le regard d'autrui et la mauvaise foi rendent-ils la connaissance de soi une conquête toujours inachevée ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous verrons d'abord que la conscience réfléchie semble offrir cet accès unique et intime (Descartes, cogito), avant d'examiner comment l'inconscient (Freud) et le regard d'autrui (Hegel) remettent en cause cette certitude ; nous conclurons que la connaissance de soi est une tâche perpétuelle, jamais un acquis définitif. INTRODUCTIO N2 Sujet : «La conscience est-elle ce qui définit l'homme ?» ■ AMORCE Chaque matin, en me réveillant, je retrouve mes souvenirs, mes projets, mes relations : cette continuité semble constituer mon identité.

Mais qui a rêvé cette nuit, et pourquoi ? Les images oniriques qui me traversaient sans que je les contrôle étaient-elles bien «moi» ? La conscience semble définir l'homme — et pourtant, une part de nous agit à notre insu. ■ PROBLÉMATIQUE Si l'homme se définit par sa conscience, que faire de l'inconscient freudien qui agit à notre insu ? Et si la conscience réflexive est ce qui nous distingue, suffit-elle à épuiser la richesse de l'expérience humaine ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous soutiendrons d'abord que la conscience (réflexivité, morale) définit bien l'homme par rapport à l'animal, avant de montrer que l'inconscient et les déterminismes remettent cette définition en question, pour proposer enfin que c'est la liberté de se dépasser (Sartre), et non la seule conscience, qui définit véritablement l'humain. 2.

LA LIBERTÉ INTRODUCTIO N1 Sujet : «Être libre, est-ce faire ce qu'on veut ?» ■ AMORCE Épictète était un esclave : enchaîné, battu, vendu.

Et pourtant, il affirmait être le seul homme vraiment libre parmi ceux qui l'entouraient.

Comment est-ce possible ? Cette affirmation paradoxale force à reconsidérer ce que «faire ce qu'on veut» veut dire.

Est-ce simplement l'absence de contrainte extérieure — ou quelque chose de plus profond, de plus intérieur ? ■ PROBLÉMATIQUE Si la liberté se réduit à l'absence de contrainte physique, comment expliquer que l'esclave peut être libre et le tyran esclave de ses passions ? La vraie liberté n'est-elle pas tout autre chose que de «faire ce qu'on veut» ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous montrerons d'abord que la liberté semble être l'absence de contrainte (sens commun), puis que cette conception est insuffisante car elle confond liberté et esclavage des passions (Platon, Épictète), avant de proposer que la vraie liberté est l'autonomie de la raison ou de la volonté intérieure (Kant, stoïciens). INTRODUCTIO N2 Sujet : «Sommes-nous vraiment libres ?» ■ AMORCE «L'homme est condamné à être libre» (Sartre).

Si la liberté est une «condamnation», quelque chose cloche dans notre conception ordinaire du sujet.

D'un côté, nous ressentons tous que nous choisissons librement.

De l'autre, la biologie, l'éducation, les structures économiques, l'inconscient semblent dessiner nos trajectoires bien avant que nous «choisissions» quoi que ce soit.

Qui croire — Sartre ou Spinoza ? ■ PROBLÉMATIQUE Le déterminisme (biologique, psychique, social) exclut-il toute forme réelle de liberté — ou peut-on être à la fois déterminé et libre, à condition de comprendre les nécessités qui nous gouvernent ? ■ ANNONCE DU PLAN Après avoir exposé les arguments déterministes (Spinoza, Marx, Freud), nous montrerons que la connaissance des déterminismes ouvre une voie de libération (Spinoza), avant de défendre avec Sartre que la liberté n'est pas un état mais une responsabilité permanente et incontournable. 3.

LE BONHEUR INTRODUCTIO N1 Sujet : «Le bonheur est-il le but de l'existence ?» ■ AMORCE Tout le monde veut être heureux — cette affirmation semble tellement évidente qu'elle ne mérite pas d'être discutée.

Et pourtant, si le bonheur est ce que tout le monde désire par-dessus tout, pourquoi si peu y parviennent ? Est-ce parce que le bonheur est plus difficile à atteindre qu'on ne croit — ou parce que, au fond, nous désirons autre chose que le bonheur, et que nous le substituons à des valeurs plus exigeantes ? ■ PROBLÉMATIQUE Si le bonheur est naturellement la fin de toute action humaine (Aristote), comment expliquer que nous puissions sacrifier notre bonheur au devoir, à la vérité ou à la justice ? Le bonheur est-il vraiment la valeur suprême ou n'est-il qu'une fin parmi d'autres ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous verrons d'abord que le bonheur semble être la fin ultime de toute existence (Aristote, Épicure), puis qu'il peut être subordonné à d'autres valeurs (Kant : le devoir, même douloureux), avant de proposer que le vrai bonheur n'est pas un but à atteindre mais une manière d'être dans le monde. INTRODUCTIO N2 Sujet : «Peut-on apprendre à être heureux ?» ■ AMORCE Épicure comparait la philosophie à la médecine : «Vaine est la parole du philosophe qui ne guérit aucune souffrance humaine.» Pour lui, la philosophie est un remède, et le bonheur, une santé de l'âme que l'on peut cultiver comme un jardin.

Mais Schopenhauer lui répond que le désir est une machine à souffrir : sitôt comblé, il renaît, et la satisfaction laisse place à l'ennui.

Le bonheur serait-il une promesse trompeuse ? ■ PROBLÉMATIQUE Le bonheur est-il une discipline qui s'apprend et se pratique — ou est-il structurellement inaccessible, refusé par la nature même du désir humain ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous montrerons que le bonheur peut s'apprendre comme une discipline (Épicure, stoïciens, Aristote), avant d'examiner les obstacles que le désir lui-même lui oppose (Schopenhauer, adaptation hédonique), pour conclure que la sagesse est moins d'apprendre à être heureux que d'apprendre à se suffire. 4.

LA JUSTICE INTRODUCTIO N1 Sujet : «La justice, c'est l'égalité ?» ■ AMORCE «Summum jus, summa injuria» — le droit poussé à son extrême produit la plus grande injustice (Cicéron).

Cette formule paradoxale suggère qu'appliquer la loi avec une rigueur aveugle peut devenir injuste.

Un enfant pauvre et un enfant riche passent le même examen dans les mêmes conditions : est-ce vraiment juste, ou l'égalité formelle masque-t-elle une inégalité réelle que l'équité devrait corriger ? ■ PROBLÉMATIQUE Faut-il traiter tout le monde de façon identique (égalité formelle) ou tenir compte des inégalités réelles de départ (équité) ? Et ces deux exigences sont-elles compatibles ? ■ ANNONCE DU PLAN Nous défendrons d'abord que l'égalité formelle est le fondement de la justice (République,.... »

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