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Grand oral svt: Comment le rechauffement climatique menace t'il la biodiversité mondiale biodiversité?

Publié le 07/06/2026

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« Grand Oral — SVT | Le réchauffement climatique et la biodiversité 🌿 GRAND ORAL Sciences de la Vie et de la Terre Comment le réchauffement climatique menace-t-il la biodiversité mondiale ? Durée estimée : 10 minutes Lycée — Terminale | Année 2025-2026 Plan de l'exposé L'exposé se déroule en trois grandes parties, précédées d'une introduction et conclues par une ouverture. • • • • • Introduction — Accroche et problématique Partie I — Les mécanismes du réchauffement climatique (≈ 2 min) Partie II — Les impacts sur la biodiversité (≈ 4 min) Partie III — Les solutions et l'espoir scientifique (≈ 2 min) Conclusion et ouverture (≈ 1 min) Introduction ⏱ Durée : ~1 minute En 2023, la NASA a confirmé que la dernière décennie était la plus chaude jamais enregistrée depuis que des mesures instrumentales existent.

En parallèle, le rapport du GIEC de 2022 estimait qu'un million d'espèces animales et végétales risquaient l'extinction d'ici la fin du siècle.

Ces deux phénomènes — la hausse des températures et l'effondrement du vivant — ne sont pas indépendants.

Ils sont intimement liés. Grand Oral SVT — 2025-2026 Grand Oral — SVT | Le réchauffement climatique et la biodiversité C'est pourquoi j'ai choisi de traiter la question suivante : « Comment le réchauffement climatique menace-t-il la biodiversité mondiale ? » Pour y répondre, je commencerai par rappeler les mécanismes physiques et biologiques du réchauffement, avant d'analyser ses conséquences sur les écosystèmes, puis d'envisager les pistes de réponse actuellement explorées par la communauté scientifique. 💬 Astuce : établir un contact visuel avec le jury dès l'introduction.

Parler lentement et clairement. Partie I — Les mécanismes du réchauffement climatique ⏱ Durée : ~2 minutes A.

L'effet de serre naturel et son amplification L'effet de serre est un phénomène naturel essentiel à la vie.

Sans lui, la température moyenne à la surface de la Terre serait d'environ −18 °C au lieu des +15 °C actuels. Certains gaz présents dans l'atmosphère — la vapeur d'eau, le CO ₂, le méthane (CH ₄), le protoxyde d'azote (N₂O) — absorbent le rayonnement infrarouge émis par la Terre et le renvoient partiellement vers le sol. Depuis la révolution industrielle (vers 1850), les activités humaines — combustion des énergies fossiles, déforestation, élevage intensif — ont massivement augmenté les concentrations de ces gaz.

La concentration en CO ₂ atmosphérique est passée d'environ 280 ppm en 1850 à plus de 420 ppm en 2024, un niveau sans précédent depuis au moins 800 000 ans (données issues des carottes glaciaires antarctiques). B.

La rétroaction positive : un engrenage difficile à stopper Le réchauffement enclenche des mécanismes de rétroaction positive qui amplifient le phénomène initial.

Par exemple : • • • La fonte des glaces arctiques réduit l'albédo (la réflectivité de la surface), la banquise blanche étant remplacée par un océan sombre qui absorbe davantage de chaleur. La déstabilisation du pergélisol (permafrost) libère d'immenses quantités de méthane et de CO₂ emprisonnés depuis des millénaires. L'augmentation de la vapeur d'eau atmosphérique (plus fort gaz à effet de serre) renforce encore le réchauffement. Grand Oral SVT — 2025-2026 Grand Oral — SVT | Le réchauffement climatique et la biodiversité 💬 Mention possible : les points de bascule (tipping points) du GIEC — seuils au-delà desquels le système climatique peut s'emballer de façon irréversible. Partie II — Les impacts sur la biodiversité ⏱ Durée : ~4 minutes A.

Les modifications des aires de répartition Face à la hausse des températures, de nombreuses espèces migrent vers des latitudes ou des altitudes plus élevées pour retrouver des conditions climatiques favorables.

Des études ont montré que, en moyenne, les espèces terrestres se déplacent d'environ 17 km par décennie vers les pôles ou de 11 m en altitude. Ces déplacements ne se font pas sans heurts : les espèces les plus lentes ou celles dont les habitats sont fragmentés par l'urbanisation n'arrivent pas à suivre la vitesse du changement climatique.

Elles se retrouvent alors dans des zones devenues inhospitalières, ce qui entraîne une réduction drastique de leur population, voire leur extinction locale. B.

La perturbation des cycles biologiques (phénologie) Le réchauffement perturbe aussi les rythmes saisonniers des espèces, un domaine d'étude appelé la phénologie.

Les exemples abondent : • • • En Europe, la floraison des plantes printanières est avancée de plusieurs jours, mais les insectes pollinisateurs n'ont pas toujours adapté leur émergence au même rythme. Les mésanges charbonnières (Parus major) pondent désormais plus tôt, mais leur principale proie — les chenilles de chenilles de tordeuses du chêne — a encore plus avancé son pic de développement.

Le décalage entre les deux réduit le taux de survie des poussins. Dans les mers, le changement de la date du bloom phytoplanctonique modifie la disponibilité en nourriture pour de nombreuses espèces marines au moment critique de la reproduction. Ces désynchronisations entre espèces (aussi appelées « mismatch ») représentent une menace directe pour la stabilité des chaînes trophiques. C.

Le blanchissement des coraux et la crise des océans Les océans absorbent environ 90 % de l'excès de chaleur généré par l'effet de serre anthropique, ce qui a des conséquences majeures sur les écosystèmes marins.

Les Grand Oral SVT — 2025-2026 Grand Oral — SVT | Le réchauffement climatique et la biodiversité récifs coralliens — qui hébergent environ 25 % des espèces marines bien que ne couvrant que 0,1 % de la surface des océans — sont particulièrement vulnérables. Le blanchissement des coraux survient lorsque la température de l'eau dépasse le seuil de tolérance des zooxanthelles, les algues symbiotiques.... »

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