grand oral bouchon
Publié le 13/05/2026
Extrait du document
«
Problématique : peut-on éviter les embouteillages grâce aux mathématiques ?
Introduction
Chaque matin, aux heures de pointe, une même scène se répète dans toutes les grandes villes du
monde.
Des files de voitures
s'étendent à perte de vue, des moteurs tournent au ralenti, et les minutes s'écoulent lentement
pendant que les conducteurs
regardent leur montre avec frustration.
Les embouteillages sont devenus une composante presque «
naturelle » de notre
quotidien urbain.
Pourtant, derrière cette impression de chaos, il existe des phénomènes
parfaitement analysables, des
logiques répétitives, des cycles, voire des prévisions possibles.
Si nous avons aujourd'hui des applications capables de nous indiquer en temps réel l'état du trafic
ou de nous proposer des
itinéraires plus rapides, c'est parce qu'elles reposent sur des outils puissants : les mathématiques.
Et
ce qui est fascinant, c'est
que certaines des notions utilisées pour comprendre, anticiper, voire éviter les embouteillages sont
précisément celles que
nous étudions en terminale, dans la spécialité mathématiques.
Cela m'a amené à réfléchir à la question suivante : peut-on éviter les embouteillages grâce aux
mathématiques ?
Pour y répondre, je vais montrer que les mathématiques ne permettent pas d'éliminer totalement les
bouchons - car certains
facteurs échappent à tout calcul - mais qu'elles constituent des outils efficaces pour les comprendre,
les anticiper, et souvent
les réduire.
Développement
Pour commencer, l'une des façons les plus simples mais aussi les plus puissantes d'analyser le trafic
repose sur les statistiques.
Cette branche des mathématiques permet d'extraire des informations pertinentes à partir de données
récoltées sur le terrain.
Dans le programme de terminale, nous apprenons à manipuler des séries statistiques, à calculer des
moyennes, des écarts-types
ou encore à construire des diagrammes en boîte.
Prenons un exemple concret.
Une ville souhaite étudier les temps de trajet entre deux carrefours à
8h du matin.
Elle mesure
pendant un mois la durée que mettent les voitures à franchir ce tronçon.
En calculant la moyenne,
elle détermine le temps
habituel.
Mais cette moyenne seule ne suffit pas.
Il faut aussi connaître la variabilité du trafic : un
écart-type élevé révèle des
irrégularités qui peuvent correspondre à des embouteillages fréquents.
L'étude des valeurs extrêmes,
à l'aide d'un diagramme
en boîte, peut montrer si certaines journées sont particulièrement problématiques.
Ces outils
statistiques permettent donc de
poser un diagnostic objectif et de mieux cibler les horaires et les lieux où le trafic est critique.
Les statistiques permettent donc de poser un diagnostic.
Mais pour aller plus loin, il faut aussi com
presdre cemment le trafis 07
évolue dans le temps.
C'est ici qu'intervient une autre notion du programme : les suites numériques.
En terminale, nous
étudions les suites arithmétiques et géométriques, ainsi que leur modélisation dans le temps.
Ces
suites sont très utiles pour
représenter une évolution progressive, comme le nombre de voitures qui s'accumulent sur une route
donnée au fil des
minutes.
Imaginons par exemple qu'un péage laisse passer 50 voitures par minute, et qu'une entrée
secondaire ajoute 10 voitures par
minute sur cette même route.
Le nombre de voitures sur le tronçon va alors suivre une suite
arithmétique : si l'on commence
avec 200 voitures, au bout d'une minute on en aura 210, puis 220, et ainsi de suite.
On peut donc
prédire, avec une simple formule du type Un = 200 + 10n, à quel moment le tronçon atteindra sa
capacité maximale.
De la même manière, si le nombre de voitures double toutes les cinq minutes à
cause d'un report massif de trafic (par exemple, une sortie d'un stade), on est face à une suite
géométrique.
Dans ce cas, le nombre de véhicules croît de manière exponentielle, et la saturation
arrive très
vite.
Les suites permettent donc non seulement de décrire ce qui se passe, mais aussi de prévoir ce
qui va se produire.
Mais parfois, cette évolution ne se fait pas en étapes discrètes, minute par minute, mais de manière
continue.
C'est là que
l'équation différentielle, devient très utile.
Elle permet de modéliser des situations où le taux
d'augmentation est
proportionnel à la quantité actuelle.
Par exemple, imaginons qu'un événement particulier - comme la fin d'un match ou la réouverture
soudaine d'une voie
rapide - provoque un afflux de voitures dans une zone donnée.
Supposons que chaque minute, le
nombre de voitures
augmente de 5% par rapport au nombre déjà présent.
On peut modéliser cette situation à l'aide d'une
équation différentielle.
Soit N(t) le nombre de voitures présentes sur la route à l'instant t, exprimé en minutes.
Le fait que le
taux de variation du
trafic soit proportionnel à la quantité actuelle s'écrit :
dN
dt =0,05 .
N(t)
Cette équation signifie que plus il y a de voitures, plus leur nombre augmente rapidement, ce qui
correspond à une croissance
exponentielle.
La solution de cette équation est la fonction :
N(t) = N0 · e0,05t....
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