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fiches de lecture Jacques Barsac, Charlotte Perriand et le Japon – chapitre « mission du Japon » p48 - 51

Publié le 26/01/2026

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« Mellina ZITOUNI Fiche de lecture n°2 Jacques Barsac, Charlotte Perriand et le Japon – chapitre « mission du Japon » p48 - 51 1.

Introduction : L’auteur et l’ouvrage Jacques Barsac est un historien de l’art et du design français, chercheur indépendant, documentariste et réalisateur.

Il s’est surtout fait connaître pour ses travaux sur Charlotte Perriand (1903-1999), grande gure du design moderne.

Barsac est le mari de Pernette Perriand, la lle de Charlotte, ce qui lui donne un accès privilégié à ses archives, à sa correspondance et à ses projets.

Ses travaux s’appuient donc sur une recherche très riche et précise, nourrie de documents personnels inédits.

Il s’intéresse principalement à l’histoire du mouvement moderne, à la place des femmes dans l’architecture et le design, et aux échanges culturels. L’ouvrage « Charlotte Perriand et le Japon » s’inscrit dans la continuité de plusieurs volumes que Barsac consacre à la vie et à l’œuvre de la designer.

Le livre paraît en 2008, son ouvrage constitue une biographie critique et illustrée, avec de nombreux documents d’archives, croquis, lettres et photographies. Le passage étudié appartient au moment où Barsac raconte « la mission o cielle con ée à Charlotte Perriand par le gouvernement japonais en 1940 ».

Il s’agit d’un moment marquant de sa vie : invitée à conseiller le ministère du Commerce et de l’Industrie japonais sur la production d’art décoratif, Perriand part pour le Japon au moment même où l’Europe entre en guerre.

Cette mission se situe donc à la croisée du design , de la politique internationale et du destin personnel. Le livre de Barsac a eu une importance dans la redécouverte de Perriand car pendant longtemps, son rôle dans le modernisme a été caché par celui de Le Corbusier.

Barsac, a donc contribué à la reconnaissance de sa place et à la valorisation de ses échanges artistiques entre la France et le Japon. 2.

Développement : Synthèse et analyse du passage 2.1 Le contexte de la mission japonaise Le chapitre commence en février 1940, quand Perriand reçoit une invitation o cielle du gouvernement japonais.

Le texte cite un radiogramme du ministère du Commerce, signé par Junzô Sakakura, c’est un architecte japonais et ancien collaborateur de Le Corbusier. Il lui propose un poste de « conseillère dessinatrice arts décoratifs » pour orienter la production industrielle japonaise.

Perriand est choisie pour son regard moderne, fonctionnel et artistique, à un moment où le Japon cherche à valoriser son art décoratif sur la scène internationale. Barsac décrit bien l’importance politique de cette mission : le Japon qui est a cette période, en pleine expansion impériale, voit dans l’art décoratif une nouvelle vision économique et culturelle.

Il s’agit de produire des œuvres qui plaisent à l’Occident.

Pour Perriand, c’est une « formidable opportunité ».

Elle a 37 ans et traverse une période di cile : ils « accumulent les projets sans suite ». Mais Barsac souligne aussi que Perriand sait que le Japon s’aligne sur les puissances fascistes et que la guerre en Chine est sanglante.

Il cite ses échanges avec Georges Monnet et Fernand Léger.

Monnet la met en garde contre la montée du fascisme, tandis que Léger, plus optimiste lui dis « Il faut saisir cette occasion elle ne se reproduira plus? », il l’encourage à partir que c’est une chance unique.

L’auteur montre alors qu’elle est consciente des risques politiques, mais choisit de suivre son instinct d’artiste. 2.2 Un voyage entre art et partage des cultures fi fi ffi ffi fi ffi fi fi Barsac retranscrit le réseau d’amitiés et de correspondances de Perriand : elle échange avec Pierre Jeanneret, José Luis Sert, Picasso, Fernand Léger, et d’autres gures du modernisme.

On voit une « véritable Internationale des modernes », un réseau d’artistes dispersés par la guerre mais unis par une même idée : que l’art moderne puisse rapprocher les peuples. À travers ces détails, Barsac montre comment un simple voyage d’artiste devient une mission scienti que et typique des échanges culturels de l’époque.

Charlotte Perriand devient une sorte de « messagère du modernisme », qui porte avec elle l’image d’une France créative.... »

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