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Fiche philo bonheur devoir

Publié le 10/05/2026

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« LE BONHEUR et LE DEVOIR Le bonheur: État global de satisfaction sur le long terme, qui se distingue du plaisir, de la joie ou de la simple paix en intégrant une idée d'épanouissement personnel. -> Contrairement aux plaisirs qui ne durent pas longtemps ou aux joies de certains moments, le bonheur est quelque chose de plus profond et plus stable.

C’est le fait de se sentir bien dans sa vie en général, d’être satisfait, épanoui et de trouver du sens à ce que l’on fait.Tout le monde cherche le bonheur, même s’il ne signifie pas la même chose selon les personnes, les cultures, les époques ou les idées philosophiques. Etymologie: vient du latin, “augurium” qui signifie chance, hasard.

Le bonheur ne dépend donc pas que de nous. I.

Le bonheur et la morale semblent incompatibles a) Le bonheur est trop lié au plaisir pour être moral. Chercher le bonheur est naturel, mais cette quête devient immorale lorsqu’elle repose uniquement sur la satisfaction des désirs.

Le plaisir est éphémère et toujours insatisfait. Celui qui ne vit que pour lui finirait par tomber dans l'excès et dans l'égoïsme.

De plus, cette recherche du bonheur peut reposer sur des moyens douteux. Exemple: Dans le loup de Wall Street, Jordan Belfort cherche son bonheur dans l’accumulation de biens matériels, la richesse, les plaisirs, ce qui va le mener à son autodestruction.

Son bonheur est une illusion fondée sur l'excès et non la morale.

Ainsi le bonheur lié au plaisir est immoral car il est illégitime (drogue, richesse, gloire). b) Le cercle vicieux du désir On désire ce dont on manque -> on fait tout pour combler ce manque -> on comble ce manque -> le désir revient. D’après Schopenhauer, le bonheur est inatteignable car l’homme est dominé par des désirs insatiables.

Dès qu’un désir est satisfait, un autre naît, ce qui crée une souffrance continue. La vie humaine oscille ainsi entre le manque et l’ennui.

Arthur Schopenhauer affirme « la vie oscille, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui ».

Le bonheur véritable est donc impossible au sens positif (plénitude) : la seule forme de bonheur accessible est négative (ne pas avoir faim) c’est l’absence de souffrance.

On peut l’atteindre en réduisant ses désirs. Chercher à satisfaire tous ses désirs est donc un cercle vicieux sans fin et excessif. c) Une recherche effrénée du bonheur est immorale L'hédonisme: Mouvement philosophique et intellectuel qui consiste à dire que le but de la vie est la recherche du bonheur et la satisfaction des désirs. Selon Calliclès, un philosophe grec hédoniste, pour qu’un homme soit heureux il faut qu’il satisfait ses désirs, et laisser croître ses passions.

De plus, il dit qu’il n’ y a pas de limites à la recherche du bonheur et à la satisfaction des désirs.

Il affirme que les personnes qui ne sont pas d’accord avec cette idée sont des êtres “faibles” et “hypocrites” qui vont à l’encontre de leur propre nature.

Platon lui pense que le bonheur par la satisfaction des désirs est une quête sans fin et immorale.

Il affirme que le bonheur est atteint par la contemplation du bonheur et de la vérité.

Quand une personne cherche la vérité, réfléchit, comprend le monde, la justice, le bien, elle élève son âme.

De plus, la vérité est stable, elle ne dépend pas des circonstances. Chercher à combler tous ses désirs est donc une quête sans fin. II.

Conception morale du devoir a) Le devoir et l’obligation que l’on se donne Le devoir : obligation que nous nous portons à nous-mêmes, il peut venir de l’extérieur, école parents, mais exige que l’individu y souscrive pour être considéré en tant que tel et non en tant que contrainte. Étymologie : vient du latin « debere », qui signifie être obligé à. Le devoir nécessite l’adhésion de celui qui agit : ce n’est pas une contrainte subie, mais un choix visant à accomplir le bien et assumer ses responsabilités b) Le devoir désintéressé Pour qu’une action soit conforme au devoir il faut agir sans intérêt (ex: sauver une petite fille qu’on garde -> Tu veux que les parents t’admirent/ C’est ton devoir de protéger un enfant.) =/ Belfort ou la morale passe après l’intérêt personnel. c) Le devoir est impératif Impératif catégorique : agir par devoir, selon une règle universelle, valable pour tous et en tout temps qui nous dit quoi faire L’impératif hypothétique : agir en vue d’un but d’une fin Selon Kant, une action est morale si elle repose sur une maxime universalisante : il faut pouvoir vouloir que notre principe devienne une loi pour tous.

Pour Kant, agir moralement ne doit pas dépendre du bonheur ni de nos inclinations personnelles : la moralité réside dans le respect du devoir, selon des principes universels, et le bonheur n’est qu’un résultat secondaire.

Tu peux être heureux ou malheureux, ça n’affecte pas la moralité de ton acte. Le devoirs est ici un impératif catégorique. III.

Critiques et perspectives sur le devoir a) Nietzsche : critique de la morale du devoir La morale du devoir, imposée par la religion ou la société, est une « morale d’esclaves » qui empêche les individus de vivre pleinement.

Le devoir est intériorisé par la contrainte et.... »

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