Fiche de révision philosophie (cours pris en note durant un cours de philosophie de terminale et mis en fiche grâce à l'IA de Mistral )
Publié le 19/06/2026
Extrait du document
«
📌 Définitions et étymologie
• Étymologie : "Bonum augurium" → bonheur lié au bon moment, pas à la volonté.
• Eudémonisme : Doctrine où le bonheur (eudaimonia) est le but de la vie (Aristote).
• Bonheur :
• Objectif (Grecs) : Accomplissement lié à la vertu et au cosmos (ordre universel).
• Subjectif (Époque moderne) : État individuel, droit politique (ex.
: Déclaration
d’Indépendance des USA, Bhoutan).
🔍 Problématique
Peut-on agir sur son bonheur ? Est-il en notre pouvoir ?
→ Le bonheur dépend à la fois de nous (actions, vertu) et de facteurs extérieurs (hasard,
contingence).
📜 I.
L’impossibilité d’accéder au bonheur ?
1.
Le bonheur comme idéal horizon (Kant)
• Bonheur = état futur idéalisé, inconnu empiriquement.
• Imagination :
• Permet de fantasmer, motiver nos actions.
• Risque : désillusion ou frustration.
• Citations Kant :
« Le bonheur est un idéal non de la raison, mais de l’imagination.
»
« Personne ne peut dire précisément ce qu’il veut pour être heureux.
»
• Conclusion : Le bonheur ne dépend pas entièrement de nous.
2.
La vie comme souffrance (Schopenhauer)
• Volonté de vivre → désir → souffrance.
• Cycle vie : Souffrance (désir non assouvi) ↔ Ennui (absence de désir).
• Paradoxe :
• On ne ressent pas le bien-être (santé, liberté), seulement leur absence.
• « Le bien-être n’est que pure négation.
»
• Conclusion : Le bonheur comme absence de souffrance est négatif.
⚖️II.
Distinguer ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend
️️
pas
A.
Le bonheur dépend de notre vertu (Stoïcisme)
• Épictète :
• Ce qui dépend de moi : choix, volonté, réactions, jugements, émotions.
• Ce qui ne dépend pas de moi : réputation, richesse, santé, actions des autres.
• « Rien ne peut me nuire à moins que j’y consente.
»
• Ataraxie : Absence de troubles → bonheur (si on se concentre sur ce qui dépend de nous).
• Raison : Outil pour distinguer le bien du mal.
B.
Le bonheur comme vie bonne (Aristote)
•
•
•
•
Eudémonisme : Le bonheur est l’objectif ultime de toute action.
Vertu : ĂŠtre excellent (occuper sa juste place dans le cosmos).
Amitié et amour gratuit : Centraux pour le bonheur.
Pyramide du bonheur :
• Base : Santé, richesse (aident, mais ne suffisent pas).
• Sommet : Vertu, accomplissement personnel.
🌪️III.
Au-delĂ du bonheur : la joie dans la souffrance
️️
(Nietzsche)
•
•
•
•
Critique de Schopenhauer : La vie n’est pas uniquement souffrance.
Volonté de puissance : Désir de se dépasser, d’accroître sa force.
Amor fati : « Aimer son destin » → Accepter la souffrance.
Surhumain (Ăśbermensch) :
• Joie profonde = sentiment de sa propre puissance.
• « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
»
• Éternel retour : Concept cyclique du temps (tout revient).
• Conclusion : Le bonheur n’est pas l’absence de souffrance, mais la joie d’exister
intensément.
📊 Tableau récapitulatif
Dépendance du bonheur
Ce qui dépend de moi
Mes choix
Ma volonté
Mes réactions/émotions
Mes jugements
Ma raison
Ce qui ne dépend pas de moi
La réputation
La richesse
La santé
Les actions des autres
Le hasard (contingence)
💡 Concepts clés
•
•
•
•
Eudémonisme (Aristote) : Bonheur = but de la vie, lié à la vertu.
Ataraxie (Stoïcisme) : Absence de troubles → bonheur par la maîtrise de soi.
Amor fati (Nietzsche) : Accepter son destin, y compris la souffrance.
Volonté de puissance (Nietzsche) : Désir de se dépasser.
• Éternel retour : Tout revient en cycle.
🎯 Citations à retenir
1.
2.
3.
4.
5.
Aristote : « Tout art et toute recherche tendent vers quelque bien.
»
Kant : « Le bonheur est un idéal non de la raison, mais de l’imagination.
»
Schopenhauer : « Notre vie oscille entre la souffrance et l’ennui.
»
Épictète : « Rien ne peut me nuire à moins que j’y consente.
»
Nietzsche : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
»
📌 Conclusion du cours
• Le bonheur semble impossible à atteindre (idéal futur, souffrance inévitable).
• Solution stoïcienne : Se concentrer sur ce qui dépend de nous (vertu, raison) pour atteindre
l’ataraxie.
• Solution nietzschéenne : Dépasser le bonheur → joie intense malgré la souffrance, amor
fati.
• Spinoza : « La béatitude n’est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même.
»
• Message final : « Il dépend absolument de nous de savoir nous réjouir.
»
📌 Définitions et concepts de base
•
•
•
•
Tempus : Moment ou période.
Date : Événement précis (rupture).
Période : Intervalle entre deux dates.
Temps :
• Dimension entre deux événements irréversibles (on ne peut pas revenir en arrière).
• Mesurable : Écart entre deux événements (ex.
: vacances calculées en jours).
• Lié à l’espace : On le mesure via des changements spatiaux (ex.
: alternance
jour/nuit, saisons).
🔍 Problématique centrale
Qu’est-ce que le temps ? Comment le définir et le vivre ?
→ Le temps est à la fois une convention humaine, une réalité physique (cosmologique) et une
expérience subjective (mémoire, imagination, présent).
⏳ I.
Le temps comme réalité objective et convention humaine
1.
Le temps comme mesure du changement
• Origine cosmologique :
• Le temps résulte des mouvements observés dans le cosmos (ex.
: rythme des
saisons, position du soleil).
• « Midi » est un nom temporel donné à une position spatiale.
• Relativité (Einstein) :
• Temps et espace sont distincts mais relatifs (théorie de la relativité).
• Le temps n’est pas l’espace, et inversement.
2.
Le temps comme convention humaine
• Temps objectif : Heures, minutes (ex.
: 12h15).
• Temps subjectif :
• Dilatation : Une heure peut sembler longue ou courte selon notre vécu (ex.
: ennui
vs.
plaisir).
• « Seul le présent est réel.
» (Schopenhauer, Aphorismes sur la sagesse de la vie).
đź§ II.
Le temps comme expérience subjective : passé, présent,
futur
1.
Le présent : une illusion ?
• Définition :
• « Le présent est l’actualité du temps.
»
• « Le maintenant » est un instant (sans durée), qui disparaît dès qu’il apparaît.
• Paradoxe :
• Le présent est toujours déjà passé (il devient obsolète dès qu’il est vécu).
• « Le temps est une succession de maintenant qui s’actualisent et se révoluent.
»
2.
Le passé et le futur : néant ou réalité ?
• Passé :
• « Ce qui a existé et qui n’est plus.
» → Néant ? b
• Mémoire : Faculte fondamentale qui lie notre continuité (ce que j’ai été → ce que je
suis).
• « Le passé vit dans le présent » (survivances, histoire, identité).
• Futur :
• « Ce qui n’existe pas encore.
» → Néant ou possible ?
• Imagination : Permet de rendre présent ce qui n’est pas encore (projections,
anticipations).
• « Le futur est un domaine du possible et de l’hypothétique.
» (Kant : l’anticipation).
• « Le futur n’est qu’un amas de probabilités infinies.
» (pas de destin fixe).
3.
La responsabilité et la temporalité
• Responsabilité morale :
• « Nous sommes responsables de nos actes car ils auront des conséquences dans le
futur.
» (Nietzsche, La Généalogie de la morale).
• « L’être humain est cet être qui a été élevé à faire des promesses.
»
• Présent dépendant du passé et du futur :
• « Le présent n’existe qu’en tant que survivance du passé et appréhension de l’avenir.
»
• « Sans passé, le présent est en rupture avec la continuité.
»
🔄 III.
Le temps comme devenir : la négation et l’éternité
1.
Le temps comme négation (Hegel)
• Dialectique du temps :
• « Le temps est l’être qui, en étant, n’est pas, et en n’étant pas, est.
»
• Processus :
• Passé = négation du présent.
• Futur = négation du présent.
• Présent = négation du passé et du futur.
• « Le temps avance par auto-suppression de lui-même.
»
• Éternité vs.
Devenir :
• Éternité = absence de négation (pas de changement).
• Devenir = négation du passé → horizon du futur.
• « Le temps est l’image mobile de l’éternité immobile.
» (Platon).
2.
Le temps comme projection vers l’avenir (Heidegger)
• Être et temps (1927) :
• Dasein (être-là ) : L’être humain se pose la question du sens de son être.
• Être-au-monde (Sein-in-der-Welt) : L’existence est hors de soi, projetée vers
l’avenir.
• Extases temporelles :
• Passé : Ek-stase du passé.
• Présent : Ek-stase du présent.
• Futur : Dimension la plus fondamentale (l’avenir structure le temps).
• « L’avoir-été jaillit de l’avenir.
»
• « Notre essence est d’être ouverts à ce qui vient.
» (nos origines sont devant nous,
pas derrière).
📊 Tableau récapitulatif : Les trois dimensions du temps
Les trois dimensions du temps
Dimension
Définition
Passé
Ce qui a existé et n’est plus.
Présent....
»
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