Chapitre 2 - Le cerveau : plasticité, fragilité et rôle dans la motricité.
Publié le 07/04/2026
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Thème 3 : Corps humain et santé
Partie 1 : Comportements, mouvement et système nerveux
Chapitre 2 - Le cerveau : plasticité, fragilité et rôle dans la motricité.
Beaucoup de contractions musculaires résultent, non pas d’acte réflexe mais de la
volonté.
L’objectif est de montrer le rôle du système nerveux central dans la commande des
mouvements volontaires, mais aussi sa capacité à récupérer à la suite d’accidents
cérébraux (plasticité cérébrale).
Les progrès récents de l’exploration cérébrale permettent de mieux comprendre les
fonctions et les propriétés du cerveau.
I.
La commande volontaire du mouvement
A.
L’organisation cellulaire du cerveau.
TD3 : Recherchons comment certaines anomalies perturbent le
fonctionnement du système nerveux central.
À l’échelle cellulaire, il est constitué de deux types de cellules : les neurones et les
cellules gliales.
Le cerveau contient environ 100 milliards de neurones dont les
corps cellulaires se concentrent dans la substance grise du cortex cérébral (couche
superficielle du cerveau) et des centres
nerveux profonds.
Les cellules gliales, plus nombreuses encore
que les neurones, participent au bon
fonctionnement du cerveau.
Il en existe
plusieurs types :
- Les astrocytes, intervenant dans la
protection, la nutrition et l’activité des
neurones ;
- Les oligodendrocytes, responsables de
la formation de la gaine de myéline
autour des axones de certains neurones ;
- Les cellules de la microglie,
Les cellules nerveuses
responsables de la défense immunitaire
du cerveau.
B.
Le rôle du cerveau
Comment montrer le rôle de l’encéphale et préciser les régions
encéphaliques mobilisées ?
1.
Les faits cliniques.
Travaux de Broca et l’idée d’un lien entre zones cérébrales et certains mouvements
volontaires.
Un accident cérébral, une lésion cérébrale peut provoquer chez les
personnes atteintes une hémi (un côté) ou tétraplégie (les 4 membres)
Mais comment déterminer quelles sont les zones du cerveau qui sont
mobilisées ?
2.
L’exploration cérébrale
TP N°3 : Recherchons le centre nerveux responsable des mouvements
volontaires et comment il participe à l’élaboration d’un message moteur.
Démarche :
On utilise les techniques d’exploration cérébrale (IRM) tout en étudiant les
mouvements volontaires associés
Le principe des IRM fonctionnelles consiste à détecter quelles sont les zones plus
activées du cerveau lorsqu’une personne effectue un mouvement volontaire plus
ou moins précis.
Résultats
On a pu ainsi mettre en évidence des territoires du
cortex cérébral dont l’activité est liée à
l’exécution d’un mouvement volontaire : les aires
motrices.
Les aires motrices primaires
commandent directement les mouvements.
La
cartographie des ces aires motrices primaires
montre que chaque partie du corps humain est
associée à un territoire défini du cortex qui assure
sa commande.
Les parties du corps douées d’une
motricité fine (main, bouche…) sont contrôlées
par une surface plus importante de l’aire motrice
primaire.
Les aires motrices contrôlant la partie droite du corps sont situées sur
l’hémisphère gauche et inversement : la commande est controlatérale
C.
Les voies motrices : du cortex aux muscles
Les messages qui partent du
cerveau cheminent par des
faisceaux
de
neurones
pyramidaux qui partent du
cortex et qui descendent dans la
moelle épinière et établissent
des connexions avec les corps
cellulaires des motoneurones
qu’ils stimulent.
C’est la voie
pyramidale.
Le trajet des neurones entre le
cortex
moteur
et
les
motoneurones présente un
croisement dans le bulbe
rachidien.
Cela explique pourquoi une lésion cérébrale d’un côté entraîne des
paralysies du côté opposé.
D.
L’activité intégratrice d’un motoneurone
Intégrer : faire entrer dans un ensemble.
Un neurone moteur de la moelle épinière
reçoit des informations de nombreux
neurones qui établissent avec lui des
synapses excitatrices (neurones sensitifs
du réflexe myotatique, neurones du cortex
moteur) ou inhibitrices (interneurones
inhibiteurs).
Au niveau des synapses excitatrices, la
fixation du neurotransmetteur sur les
récepteurs postsynaptiques favorise la
formation d’un nouveau message nerveux
par le motoneurone.
À l’inverse, le
neurotransmetteur des synapses inhibitrices, en se fixant sur ses récepteurs, s’oppose
à cette formation.
Le neurone moteur, soumis à l’action des différents neurotransmetteurs, est capable
d’intégrer l’ensemble des informations lui parvenant et de produire éventuellement
un nouveau message nerveux codé en fréquence de potentiels d’action.
Cette intégration s’effectue par deux mécanismes de sommation :
- La sommation spatiale est la capacité du motoneurone de prendre en compte les
informations excitatrices et inhibitrices lui parvenant de différents neurones
présynaptiques.
- La sommation temporelle est la capacité du motoneurone d’additionner les
informations lui parvenant successivement d’un même neurone présynaptique.
Si le résultat de cette double sommation est une excitation suffisante, des potentiels
d’action sont émis le long de l’axone en direction de plusieurs fibres musculaires avec
une fréquence proportionnelle à l’excitation.
Sinon, le neurone reste au repos.
Contrairement au neurone moteur, la fibre musculaire ne reçoit un message que d’un
seul motoneurone, elle n’a donc aucun rôle d’intégration.
Comment les capacités motrices individuelles évoluent avec les
apprentissages ?
Le cerveau, un organe fragile à préserver
A.
Dysfonctionnements du système nerveux.
Protégés par le squelette (crâne, colonne vertébrale), les centres nerveux sont
formés de tissus fragiles.
Les sections accidentelles de la moelle épinière, en coupant les voies motrices,
entraînent la paralysie des muscles commandés par les motoneurones situés sous le
niveau de section : paraplégie (membres inférieurs) ou tétraplégie (membres
inférieurs et supérieurs).
Le cerveau est particulièrement sensible aux accidents vasculaires cérébraux
(AVC).
Un AVC correspond soit à l’obstruction soit à la rupture d’un vaisseau
sanguin irriguant une région du cerveau.
Les neurones alors non approvisionnés en
dioxygène meurent rapidement.
Première cause d’handicap et seconde cause de
décès en France, les AVC sont des situations d’urgence nécessitant une intervention
rapide des secours.
Comme pour les maladies cardiovasculaires, il existe des
II.
facteurs de risque liés au mode de vie et favorisant les AVC : tabagisme, alcool,
sédentarité, alimentation non équilibrée, stress, etc.
Les maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson ou la maladie
d’Alzheimer provoquent une détérioration du fonctionnement des cellules
nerveuses, en particulier des neurones, pouvant conduire à la mort cellulaire (ou
neurodégénérescence).
Ces maladies sont souvent lentes et évolutives avec une
aggravation de l’état....
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