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Bachelard Fragments d’une poétique du feu

Publié le 27/06/2026

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« Bachelards Fragments d’une poétique du feu Introduction - Bilan réflexif et justification critique de son parcours : - Abord 1er de l’imagination avec les outils de l’objectivité scientifique : loi des 4 éléments Venu des sciences, il pensait être être objectif de la même façon, sans voir le paradoxe qu’il y avait à vouloir traiter objectivement « des élans d’imagination qui viennent mettre de l’inattendu jusque dans le langage ». À cet égard, il pensait qu’une étude faite d’une accumulation d’exemples permettrait d’en dégager des lois (convaincu que le nombre garantirait l’impartialité). ↳ De là, il adopte un principe de classement simple : une taxinomie des 4 éléments, cadres permettant d’ordonner l’encyclopédie des images cosmologiques, ce qui donnait l’illusion de maîtrise : « Quatre dossiers.

Quatre greniers, quelle sécurité… » A. A.A.Critique de cette méthode : insuffisante, extérieure, proche d’une psychologie descriptive L’image poétique n’est pas un objet qu’on classe, mais un évnmt qui surgit.

Pas l’effet d’un passé psychologique, ni l’expression d’une biographie.

Le poème est « phénomène psychologique digne d’une étude particulière », irréductible aux causes personnelles. D’où la distinction pensée conceptuelle/image poétique : « On n’imagine pas les idées ». idée scientifique : construite par rectifications successives, elle a un passé d’erreurs. image poétique : « n’a pas de passé » : « un instant de la parole ». Elle surgit comme nouveauté absolue, hors de la continuité de la conscience. A.B.De là, définition de la poésie comme : « le langage qui est libre à l’égard de soi-même ». Elle institue un « règne du langage » : domaine autonome ayant « une valeur propre et directe », qui ne dépend ni du monde objectif, ni du vécu psychologique ordinaire.

« Le Règne poétique n’est plus en continuité avec le Règne de la signification » : la poésie ne prolonge pas le langage utilitaire, elle s’élève au-dessus de lui. Les images du feu sont exemplaires car elles manifestent une « psychologie de l’excès ».

Dans le langage enflammé, « tjrs l’expression dépasse la pensée ». Justification face à 2 adversaires : φ de l’être : la parole n’est que l’expression d’un être déjà là : c’est un instrument. Or, l’image poétique n’est pas écho mais création : produit un « plus qu’être ». psychanalyse : cherche tjrs sous l’image, dans la profondeur des causes. Or, l’existence d’images « absolument sublimées » ne renvoient plus à des résidus passionnels.

Les psychanalystes voient bien la profondeur mais perdent « le sens de la hauteur », ingérant l’élan vers le haut du langage. « Vécu » : méfiance, mot trop valorisée : le vécu brut est confus, éphémère. Ce qui donne densité et unité à la vie humaine est l’imagination.

« Le vécu humain… est un facteur d’être imaginaire » On ne vit vrmt qu’en réinventant la vie par les images et par la parole poétique. Phénix : l’image exemplaire de cette ontologie poétique : mythe sans base réelle, il survit et renait que dans le langage.

« Être du langage poétique », son existence montre que l’image littéraire n’a pas besoin d’une réalité pour être active : elle vit de sa puissance verbale. ↳ Déplacement fdmtl : « le philosophe a repris les rênes et voudrait que le rêveur des éléments en moi tente de formuler une théorie de l’imagination littéraire »: l’image poétique n’est plus un objet à expliquer, mais une force créatrice, puissance ontologique : par elle, le langage crée de l’être, et l’homme trouve une manière d’habiter plus intensément le monde et lui-même Le phénix, Phénomène du langage (Ch.1) - Légende du Phénix : pt de départ phénoménologique.

Si on veut tester l’imagination du feu, il faut rapprocher 2 mots « oiseau de feu».

Ce choc verbal suffit à mettre l’imaginaire en mvmt : « Le verbe est en branle dès que 2 mots, 2 grands mots viennent se heurter ».

L’image ne vient pas d’un savoir préalable mais d’un dynamisme du langage. Image instantanée : ce qui compte, ce n’est pas la matière mais l’instant. « Nos oiseaux de feu ne sont pas des images de substance du feu, ce sont des images de la rapidité.

Les oiseaux de feu sont des traits de feu ».

Ces apparitions soudaines sont des « instants majorés », « instants d’univers » qui marquent la mémoire et reviennent dans la reverses. Phénoménologie de l’instant illustrée par un souvenir personnel : la vision d’un martin pécheur, qui se dilate en légende intime : « mon Martin-Pêcheur est un Phénix dans le Pays de ma Mémoire » Ce qui fait le Phénix, ce n’est pas la tradition, mais l’intensité d’un instant de beauté : « Le mien, le nôtre ne pouvait durer qu’un instant.

Mais quel instant que celui qui symbolise un sommet de bonheur ! » Loi de l’imagination : « voir de près c’est s’interdire de rêver loin ».

Le regard utilitaire tue l’image, tandis que le rêveur agrandit le monde ↳ L’image de l’oiseau de feu révèle une poétique de l’instant (instant qui vaut plus que la durée) - Opposition aux explications causales : le Phénix est : Moins un mythe.

Les mythologues racontent comment le Phénix s’enflamme, parlent de battements d’ailes, de frottement, de causes.

Or, « la causalité recherchée par les psychanalystes face à une image est lourde, jamais à la hauteur de son premier saut d’admiration.

La phénoménologie, en revanche, permet et encourage à éprouver la subtilité d’une image dans tous ses détails, amplifiée par l’expansion poétique » Qu’une image cf.

Marie Delcourt : « Le Phénix est plutôt une image qu’une légende ».

Bachelard ne veut pas résumer l’histoire du mythe ; ce qui l’intéresse est le problème littéraire : « Nous voulons montrer que le Phénix est une image quasi naturelle de la Poétique du Feu » Dès qu’il y a feu imaginé poétiquement, l’image phénicienne peut naître. ↳ La tradition ne vaut que si elle est récrée poétiquement (sinon le phénix est une « parodie », un être décoratif et allégorique).

Le phénix renait sans cesse dans les poèmes, pfs sans être nommé : en littérature,.... »

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