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Axes possibles de discussion du texte de Kant

Publié le 18/06/2020

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« Axes possibles de discussion du texte de Kant 1.

À.

la recherche d'une tension interne au texte Le texte de Kant pose un problème quant � sa logique interne.

En effet, Kant semble � la fois dire que c'est la situation essentielle de la philosophie, par opposition aux sciences, d'être inachevée et instable, mais de l'autre, il semble conserver l'horizon d'une philosophie qui serait une philosophie dernière, pro­ prement scientifique.

Il ne tranche donc pas clairement la question de savoir si l'instabilité de la philosophie est nécessaire ou seulement contingente.

Les deux arguments, qui semblent se compléter, ont en fait quelque chose de contra­ dictoire: Kant dit qu'on ne peut apprendre la philosophie parce qu'elle n'existe pas encore; et que même si elle existait, on ne serait pas philosophe en l'ap­ prenant.

Dans un cas, la philosophie semble pouvoir devenir une science, et dans l'autre non.

2.

Si vous êtes un husserlien convaincu Kant déclare peut-être un peu abusivement que jamais la philosophie ne sera terminée -de même d'ailleurs qu'il a, � notre avis, une position trop relativiste quant � la question du fondement de la philosophie.

En effet, si l'on suit Husserl, le vrai fondement d'une philosophie qui soit une « science rigoureuse» a été posé de manière indubitable par Descartes lorsqu'il pose le «cogito» comme vérité première pouvant servir de fondement � toutes les autres.

Kant a raison de considérer que la philosophie cartésienne n'a, ensuite, pas réussi � être « inébranlable en toutes ses parties».

Mais Husserl, en reprenant la démarche de Descartes, dans ses Méditations cartésiennes, a fondé une philosophie -la phénoménologie -que l'on peut considérer comme aussi certaine et stable que les mathématiques -précisément d'ailleurs parce que, comme ces dernières, en suspendant la question du rapport au monde empirique et en ne s'attachant qu'aux idéalités transcendantales [voir Husserl], elle se pose d'emblée comme une construction indubitable.

3.

:Sur la distinction entre philosophie et mathématiques La conception des mathématiques présentée par Kant n'est plus recevable aujourd'hui.

Kant souscrit � la vision classique selon laquelle les propositions premières (axiomes) sont des évidences (comme« le tout est plus grand que la partie), et que les mathématiques sont donc une connaissance certaine.

Or l'his­ toire des mathématiques n'est pas seulement l'accumulation de nouveaux résultats: elle passe aussi par des remises en cause de leurs fondements même, ce qui n'est donc pas quelque chose de propre � la philosophie, exclusivement.

La plus célèbre de ces révolutions réside dans l'invention de géométries non­ euclidiennes.

Riemann et Lobatchevski ont, chacun � leur manière, tenté de proposer une démonstration par l'absurde du 5e postulat d'Euclide (« Par un point extérieur � une droite passe une seule parallèle � cette droite»), et ne. »

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