Catégorie : Français / Littérature
-
La poésie est une imitation et une peinture. Cette définition de Fénelon vous suffit-elle ?
• La poésie est une imitation et une peinture. Cette définition de Fénelon vous suffit-elle ? Dans la Lettre à L'Académie, Fénelon fait à plusieurs reprises le procès de nos plus grands poètes. Il les trouve tropspirituels ou trop emphatiques. En définissant la poésie « une imitation et une peinture, » c'est une leçon desimplicité et de vérité qu'il veut donner. I. Comme la peinture, la poésie doit visera la ressemblance. 1. Elle doit être vraie dans la peinture des objets et des perso...
-
l'étude a toujours été pour moi le souverain remède contre les dégoûts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissipé (Montesquieu) ?
Montesquieu était l'homme le plus équilibré qui fût jamais. C'était un intellectuel, comme nous dirions maintenant,non un sentimental, ni un passionné. Et comme il commence par nous déclarer : Je n'ai jamais eu de chagrin, encoremoins d'ennui, nous ne nous étonnons pas de l'entendre dire : L'étude a toujours été pour moi.... N'allons pas croire,cependant, que cette pensée ne nous révèle qu'un trait de caractère. I. Sens précis des mots. Au lieu de nous récrier sur le manque de coeur et la sécher...
-
Tout est dit, et l'on vient trop tard, depuis plus de sept mille ans qu'il y a des homme et qui pensent" (La Bruyère). qu'en pensez-vous ?
La Bruyère était classique : partisan résolu des anciens, il était persuadé qu'ils ont tout dit sur la nature humaine.De plus, il venait après Pascal et La Rochefoucauld. De là cette affirmation modeste au début des Caractères : «Tout est dit... » I. Cette pensée s'explique par la théorie classique. 1. L'homme, en son fond, ne change guère. Les analyses des anciens moralistes restent toujours aussi vraies, parcequ'ils se sont attachés surtout à ce qu'il y a en nous d'éternel et de perman...
-
Vigny dit lui-même de ses poèmes qu'ils sont des compositions dans lesquelles une pensée philosophique est mise en scène sous une forme épique ou dramatique. Vous expliquerez cette définition en prenant comme exemple une pièce de Vigny à votre choix ?
1 / 2 THÉÂTRE ROMANTIQUE 95 2. La plupart des réformes romantiques étaient nécess'ures. Quoiqu'il en dise dans la Réponse à un Acte d'accusation (Con- templations), Victor Hugo n'a rien « dévasté III. Ce qu'il y a d'éternel et de permanent. Et cela nous a valu une renaissance magnifique du lyrisme. Les Romantiques se sont pas les êtres exceptionnels qu'ils s'imaginaient.... Ils sont nos frères.... Les sentiments qu'ils ont chantés, nous pouvons les éprouver nous mêmes.... Rel...
-
l'école n'est pas seule à instruire les jeunes. Le milieu et la mode ont sur eux autant et plus d'importance. Que pensez-vous de cette affirmation de Paul VALERY ?
Analyse de la citation: Cette citation de Paul Valéry,poète français du début du vingtième siècle, remet en questionl'idée courante selon laquelle l'école serait le lieu par excellencede l'instruction. L'école est une institution close qui a pourcharge d'éduquer et de former les jeunes notamment pour lespréparer à la vie sociale, c'est-à-dire à la vie extérieure àl'école. Il faut bien repérer cette tension extérieur/intérieur....
-
En quel sens peut-on dire que Victor HUGO a été un grand poète épique ?
On peut dire que les siècles classiques ont été hantés par l'idée du poème épique. Tous les essais ont échoué(Ronsard, Chapelain, Voltaire). Il a fallu attendre le triomphe du Romantisme, pour que le génie épique, qui avait jetéchez nous un si vif éclat au moyen âge, reparût dans notre littérature. Bien qu'il n'ait pas fait d'épopée commeHomère ou Virgile (vaste récit d'une longue action), Victor Hugo, par la Légende des siècles et certaines pièces desContemplations, peut être regardé comme...
-
On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nos, leur crie-t-on. Hélas ! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas ? Ah ! Insensé qui crois que je ne suis pas toi ! (Victor HUGO). qu'en pensez-vous ?
Le lyrisme est absent de la poésie du XVIIe siècle. Pour Malherbe lui-même les thèmes lyriques ne sont que des lieuxcommuns qu'il développe à la façon d'un orateur : Stances à Du Perrier. C'est seulement au XIXe siècle, avec leRomantisme et sous l'influence de Jean-Jacques et de Chateaubriand, que la poésie deviendra vraiment l'âme qui serévèle et se répand. Ce n'a pas été sans protestation et le Parnasse sera une réaction contre la poésie personnelle(sonnet de Leconte de Lisle : les Montreur...
-
Quelle idée vous faites-vous d'un grand poète lyrique ? Vous prendrez comme exemple l'oeuvre de LAMARTINE ?
1 / 2 100 xrx• sr:fl:cz.B LAMARTINE Quelle idée vous faites-vous d'un 81'and poète lyi'ÙJUÛ V oUI prendrez comme e:&emple votre poète favori. 2 / 2
-
-
En prenant un exemple précis, Hernani ou tout autre, vous essaierez de définir le héros romantique, l'homme fatal et irrésistible, que Victor HUGO a plusieurs fois mis sur la scène ?
Victor Hugo, n'a pas créé le héros romantique : Hernani a des ancêtres, Werther et René. Mais il l'a rendudramatique. René se contente d'errer dans les forêts en rêvant ou promène sa mélancolie dans tous les lieux illustresde l'univers, il est incapable de se fixer et de s'attacher à quoi que ce soit. Égoïste et solitaire, René ne conviendraitpas à la scène. Hernani est bien atteint de la même maladie, « le mal du siècle, » mais il s'agite, il essaie de luttercontre le destin, il est ca...
- Appréciez cette pensée de Sainte-Beuve: "Le théâtre, ce côté le plus invoqué de l'art moderne, est aussi, chez nous, celui qui a le moins produit et fait mentir toutes les espérances" ?
-
A quelles causes faut-il attribuer le rajeunissement de l'imagination poétique au commencement du 19e siècle ?
1 / 2 92 xrx• srfi:CLB ROMANTISME A quelles causes faut-il attribuPr le rajeunissement de l'ima· rination poétique au commencement du XIX• siècle? C'est un fait que l'imagination poétique au xvm• siècle sem· blait frappée de stérilité. Jamais il n'yeut tant de versificateurs, pas un seul poète qui mérite vraiment ce nom. Voltaire,le plus grand de tous, est froid dans ses poèmes philosophiques, mor dant et spirituel dans ses épigrammes et ses sati...
-
Expliquez cette définition de Brunetière: Le romantisme n'est pas n'importe quelle révolution, mais une révolution pour remettre en honneur tout ce que le classicisme avait, sinon dogmatiquement condamné, du moins effectivement rejeté. qu'en pensez-vous ?
1 / 2 90 XIX• SI~CLB Expliquer cette définition de Brunetière : • Le RomantiSme n'est pas n'importe quelle réçolution, mais une réçolution pour remettre en honneur tout ce que le classicisme aPait, sinon dogma· tiquement condamné, du moins effectiçement rejeté. • Les Romantiques ont pris en tout le contre-pied des clas siques. Dédain de l'antiquité et des règles, confusion des genres, souci. d'être soi-même, prédominance de l'imagination e...
-
Examiner ce jugement de Chateaubriand sur le Génie du Christianisme: Maintenant, dans la supposition que mon nom laisse quelque trace, je le devrai au Génie du Christianisme. Sans illusion sur la valeur intrinsèque de l'ouvrage, je lui reconnais une valeur accidentelle: il est venu à son moment. qu'en pensez-vous ?
1 / 2 XIX 0 SI~CLB Examiner ce jugement de Chateaubriand sur le a Génie du Chris tianisme » : • Maintenant, dans la supposition que mon nom laisse quelque trace, je le devrai au Génie du Christianisme. Sans illusion sur la valeur intrinsèque de l'ouvrage, je lui recon nais une valeur accidentelle : il est venu à son moment. • (Mémoires d'Outre-Tombe.) • Ce fut au milieu des débris de nos temples que je publiai le • Génie du Christianisme "• dit...
-
Avec Voltaire, c'est un monde qui finit; avec Rousseau, c'est un monde qui commence (Goethe). qu'en pensez-vous ?
Voltaire et Rousseau ont, en somme, travaillé à la même oeuvre. Cependant on ne peut concevoir d'hommes plusdifférents. Par son tempérament et ses idées Voltaire regarde le passé, Rousseau annonce et prépare l'avenir....(Goethe.) I. En morale. Voltaire partage tous les préjugés de son temps : amoureux de la civilisation et de la vie de société, partisan de lascience et du progrès par la raison, ennemi de la religion et des prêtres. Jean-Jacques est l'adversaire de la viefactice et des conventio...
-
Discutez cette pensée de Rousseau: j'aime mieux être un homme à paradoxes qu'un homme à préjugés (Emile) ?
Diderot connaissait bien Rousseau, lui qui lui conseilla en 1749 de "donner l'essor à ses idées" et de dire son fait à lasociété, en traitant la question posée par l'Académie de Dijon. Et Jean-Jacques lui-même n'avait pas tort de prendrela défense d'Alceste et de se reconnaître dans ce personnage. Ii a été toute sa vie l'homme qui s'oppose, l'hommequi contredit, l'homme qui se plaît à bousculer les opinions reçues.... Il s'en rendait bien compte et il s'en faisaitgloire; J'aime mieux être un hom...
-
Rousseau est le premier qui ait forcé tout le beau monde à sortir des salons et à quitter la grande allé du parc pour la vraie promenade aux champs (Sainte-Beuve). qu'en pensez-Vous ?
1 / 2 JEAN-JACQUES ROUSSEAU 85 a Rousseau est le premier qui ait forcé tout le beau monlk à sortir des salons et à quitter la grande allée du parc pour la Praie promenade aux champs. • (SAINTE-BEUVE.) C'est un lieu commun, et, d'ailleurs, une exagération, de prétendre que l'on ne goûtait pas la nature au xvu• siècle. Il est certain que les plus beaux paysages paraissaient des soli· tudes affreuses et que, si on demandait parfois à la campagne...
-
-
Lamartine a dit de Voltaire qu'il était "LA MEDAILLE DU PAYS". Il veut signifier par là que, de tous nos écrivains, c'est Voltaire qui incarne le plus complètement et le plus parfaitement l'esprit français, et que nous retrouvons en lui les traits principaux de notre caractère. Expliquez et appréciez ce jugement ?
1 / 2 82 XVIII 0 SI:ti:CLB VOLTAIRE Lamartine a dit de Voltaire qu'il était ela Médaille du pays. • Il veut signifier par là que, de tous nos écrivains, c'est Voltaire qui incarne le plus complètement et le plus parfaitement l'esprit français, et que nous retrouvons en lui les traits principaux cù notre caractère. Expliquez et appréciez ce jugement. Voltaire a eu la plus grande fortune littéraire qu'on ait jamais vue. Il a été considéré co...
-
Tout ce que je vois jette les semences d'une révolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'ai rai pas le plaisir d'être le témoin... Vous essaierez d'expliquer pourquoi Voltaire parlait ainsi et ce qu'il voulait dire ?
1 / 2 50. VOLTAIRE ' Tout ce que je vois jette les semences d'une révolution qui arrivera immanquablement, et dont je n'aurai pas le !Jlaisir d'être le témoin .... La lumière s'est tellement répandue de proche en proche, qu'on éclatera, à la première occasion;· et alors ce sera un beau tapage. Les jeunes gens sont bien heureux; ils verront de belles choses. • (Voltaire à Chauvelin, 2 avril 1764.) Vous essaierez d'expliquer pourquoi Voltaire par...
-
La Bruyere, dans le chapitre des ouvrages de l'esprit, prétend que les femmes sont généralement supérieures aux hommes dans la manière d'écrire des lettres. Ce sexe va plus loin que le nôtre dans ce genre d'écrire. En vous aidant des lettres de Madame de Sévigné que vous connaissez, vous essaierez d'expliquer l'opinion de La Bruyère ?
1 / 2 MADAME DE SÉVIGNÉ 67 donne un nom et qu'on reconnaît parfois (les clefs). Ménalque, Irène, Arrias, etc. Il les fait voir, il les fait parler. (Que dites- cous du livre d'Ilermodore? ... ) Il les interpelle'< Que dites-cous? Comment?» (Acis). Il peint aussi les milieux ou les groupes (la cour.., les paysans). Et toujours il est saisissant de vie et de relief. 42. MADAME DE SÉVIGNÉ La Bruyère, dans le chapitre des ouvrages de l'esprit, prétend que les femmes s...
-
Pascal a beaucoup utilisé les Essais de Montaigne, qui, cependant, lui était antipathiques par certains côtés. Vous comparerez les deux écrivains et vous direz ce qui plaisait à l'auteur des Pensées et ce qui le choquait dans l'ouvrage de Montaigne ?
Pascal avait beaucoup fréquenté Montaigne : on retrouve des réminiscenceset des citations des Essais à chaque page des Pensées. Et cependant il étaitagacé par sa manie de toujours parler de lui : Le sot projet qu'il a eu de sepeindre ! Mais il voyait avec joie dans cet auteur la raison si invinciblementfroissée par ses propres armes et il n'était pas loin d'aimer le ministre d'une sigrande vengeance. Il nous a dit, d'ailleurs, ce qu'il pensait de Montaigne dansl'entretien avec M. de Saci. I. Com...