Catégorie : Français / Littérature
- Le théâtre de BEAUMARCHAIS
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LA RENOMMÉE DE BUFFON
La gloire de Buffon est, de son vivant, immense, presque égale à celle de Voltaire et deRousseau : son oeuvre se répand parmi les gens du monde, prend place dans toutes lesbibliothèques; on élève sa statue dans le Jardin du Roi. Peu à peu, cependant, sa popularitédiminue; actuellement, il semble figé dans sa gloire. Cette désaffection relative peuts'expliquer, bien qu'elle ne soit pas entièrement justifiée. LES ÉLÉMENTS CADUCS Le naturaliste a été dépassé. Buffon a longte...
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L'ÉVOLUTION SCIENTIFIQUE DE BUFFON
L'ÉVOLUTION SCIENTIFIQUE DE BUFFON La pensée de Buffon ne cessa de gagner en originalité et en hardiesse, à partir du moment où il entreprit l'Histoire naturelle. On peut distinguer dans cette évolution trois phases essentielles. A Le dessein premier de l'Histoire naturelle LE PARTISAN DE LA MÉTHODE EXPÉRIMENTALE Dès 1735, Buffon se révèle partisan décidé de la méthode expérimentale, qui était déjà en vogue chez les savants. « Les recueils d'expériences et d'observations sont les seuls livr...
- LES CONQUÊTES DE L'ENCYCLOPÉDIE
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LA MACHINE DE GUERRE ENCYCLOPÉDIQUE
LES PRINCIPES DIRECTEURS Malgré l'infinie variété des matières, malgré la diversité des tempéraments des collaborateurs,les Encyclopédistes avaient conscience de travailler dans un esprit commun. Le Prospectus de Diderot (175o) et le Discours préliminaire de d'Alembert (1751) indiquaient nettement les principes directeurs qui commandaient l'entreprise. Le Prospectus. Diderot commence par rendre hommage aux dictionnaires antérieurs qui ont répandu les éléments des sciences.L'Encyclo...
- L'ARMÉE ENCYCLOPÉDIQUE
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LA BATAILLE DE L'ENCYCLOPÉDIE (1751-1772)
L'oeuvre écrasante à laquelle Diderot voua sans défaillance et avec désintéressement une grandepartie de sa vie mit plus de vingt ans à paraître et fut en butte aux attaques les plus violentes. UNE VASTE ENTREPRISE. A la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe, de nombreux dictionnaires avaient été publiés :outre ceux de Moreri, de Bayle (1697) et le dictionnaire de Trévoux, des dictionnaires desciences, de philosophie ou de beaux-arts avaient révélé au public l'utilité des ouvrage...
- L'influence de Diderot
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DIDEROT: Le critique d'art et le critique littéraire
LE CRITIQUE D'ART La critique d'art de Diderot s'inspire des mêmes principes que sa critique dramatique : l'émotionet la vérité. L'art doit émouvoir. La sensibilité de Diderot est avide de tableaux pathétiques qui, tout en stimulant la pensée, font naître une « émotion douce » : il déborde d'enthousiasme pourVernet, le peintre de marines, dont les compositions touchantes « prêchent plus fortement lagrandeur de la nature que la nature même »; il porte aux nues les toiles de Greuze, q...
- DIDEROT, le romancier
- Diderot l'essayiste
- Diderot philosophe
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L'oeuvre de DIDEROT
Peu d'écrivains ont plus complaisamment parlé d'eux-mêmes dans leurs ouvrages que Diderot. Sa personnalités'étale partout, mais c'est dans sa correspondance et surtout dans ses lettres à Sophie Volland qu'elle se révèle ets'exprime le plus complètement. Échelonnée entre 1759 et 1774, cette correspondance présente le journal intimede sa vie, de son âme et de sa pensée, à l'époque la plus brillante de sa carrière littéraire. LE JOURNAL D'UNE VIE Le cercle de famille. Nous pénétrons dans l'intér...
- LE MOUVEMENT « ILLUMINISTE »
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Les salons philosophiques du XVIII ième siècle
LE SALON DE MADAME DU DEFFAND (1740-1780) Mlle de Vichy épousa le marquis du Deffand, mais se sépara bientôt de lui et mena uneexistence très libre. Elle tint d'abord salon rue de Beaune, puis, de 1740 à 1780, rue Saint-Dominique, où elle reçut tout un monde d'écrivains, de philosophes, de savants, ainsi que desgrands seigneurs et des étrangers. Ses hôtes les plus célèbres furent Fontenelle, Montesquieu,Marivaux et les principaux encyclopédistes. Mme du Deffand avait gardé les manière...
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Voltaire: Lettre à Rousseau
J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain, je vous en remercie. Vous plairez aux hommes, à qui vous dites leursvérités; mais vous ne les corrigerez pas. On ne peut peindre avec des couleurs plus fortes les horreurs de la société humaine dontnotre ignorance et notre faiblesse se promettent tant de consolations. On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes.Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de...
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La lignée de Voltaire
L'influence de Voltaire s'est exercée dans tous les domaines : littérature, philosophie, politique,religion. Plus particulièrement, il contribua à fonder deux familles d'esprits; les uns, commeChamfort et Rivarol, héritent surtout de sa vivacité spirituelle; les autres de son scepticisme enmatière de foi religieuse. CHAMFORT (1741-1793) L'Auvergnat Chamfort fit les délices des salons et de la cour grâce à ses dons de conteurspirituel et séduisant. Bien que pensionné par le roi, il s...
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Voltaire, le dilettante mondain
LE CHATELAIN DE CIREY Les Lettres philosophiques ayant été condamnées par le Parlement, Voltaire, menacé dans sa liberté, cherche refuge chez Mme du Châtelet, au château de Cirey, près de la frontièrelorraine. Pendant dix ans, il va mener une vie conforme à ses voeux. Il se livre aux plaisirs, reçoit sans cesse amis et admirateurs, fonde un théâtre où on représente des comédies, desopéras, qu'il a souvent composés lui-même. Il se complaît dans les intrigues, noue des relationsépistolair...
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Voltaire et Les Lettres Anglaises
LA NAISSANCE DU PHILOSOPHE : LES LETTRES ANGLAISES (1734) Les Lettres philosophiques, ou Lettres anglaises, sont au nombre de vingt-cinq. Les sept premières concernent la religion; les trois suivantes, la vie politique et sociale; les lettres onzeà dix-sept, la science et la philosophie; les lettres dix-huit à vingt-quatre, la littérature; lavingt-cinquième enfin contient des remarques sur les Pensées de Pascal. Une oeuvre de vulgarisation. Voltaire fait apparaître l'Angleterre...
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Voltaire et l'Angleterre
LE SÉJOUR EN ANGLETERRE (1726-1729) Voltaire, en exil, tire le meilleur parti possible de sa mésaventure. Il continue de mener une vie agréable et il est l'hôte de grands personnages : Lord Bolingbroke, Robert Walpole, le duc deNewcastle, Milord Hervey, ainsi que du riche marchand Falkener. Il est reçu à la Cour par leprince de Galles et fait accepter à la princesse la dédicace de La Henriade (1728), qui est le poème épique de La Ligue, remanié en dix chants. Il découvre avec enthousiasme...