TAOÏSME
Mouvement philosophique et religieux qui a exercé une influence presque aussi grande que le confucianisme dans l'histoire et la civilisation chinoises. Son fondateur serait Lao-tseu (* 604 ?, 517 av. J.-C.), auquel on attribue l'ouvrage intitulé Tao-tö king. À la différence de Confucius, qui rompait avec les anciennes préoccupations théologiques et magiques pour ne s'intéresser qu'aux problèmes pratiques de l'homme dans la famille et la société, les taoïstes abandonnent l'humanité à ses vices et à ses crimes, renoncent aux intérêts et aux passions terrestres et recherchent l'identification par l'extase à la grande énergie du monde, l'Absolu impersonnel, le Tao. L'indifférence souveraine est l'attitude caractéristique du sage taoïste, qui enseigne une morale du non-agir (wouwei). Mais le taoïsme, qui avait été à l'origine une mystique d'ermites et de solitaires, ne tarda pas à dégénérer en une religion constituée de pratiques magiques, censées assurer aux fidèles l'immortalité par la participation au Tao éternel. C'est sous cette forme que le taoïsme fut à la mode à la cour des Han (Ier s. av. J.-C./IIe s. apr. J.-C.). Le plus fameux des magiciens de la secte fut alors Tchang Taoling ( 156), dont les descendants, auxquels il aurait transmis ses secrets, portèrent le titre de Maître du Ciel jusqu'en 1926. Au IIe s. de notre ère, un autre magicien taoïste, Tchang Kio, se mit à annoncer l'avènement prochain de la Grande Paix et déclencha en Chine orientale le grand mouvement populaire des Turbans jaunes, qui mit en danger le pouvoir impérial. Taoïsme et bouddhisme exercèrent l'un sur l'autre une influence réciproque : c'est par l'intermédiaire des concepts taoïstes que le bouddhisme, exportation indienne, put s'acclimater en Chine ; mais, pour résister à la rivalité du bouddhisme, le taoïsme acheva de se transformer en une véritable religion, avec ses dieux, ses génies et ses saints, son code moral, ses pénitences et ses enfers, son clergé et ses moines.
Mouvement philosophique et religieux qui a exercé une influence presque aussi grande que le confucianisme dans l'histoire et la civilisation chinoises. Son fondateur serait Lao-tseu (* 604 ?, 517 av. J.-C.), auquel on attribue l'ouvrage intitulé Tao-tö king. À la différence de Confucius, qui rompait avec les anciennes préoccupations théologiques et magiques pour ne s'intéresser qu'aux problèmes pratiques de l'homme dans la famille et la société, les taoïstes abandonnent l'humanité à ses vices et à ses crimes, renoncent aux intérêts et aux passions terrestres et recherchent l'identification par l'extase à la grande énergie du monde, l'Absolu impersonnel, le Tao. L'indifférence souveraine est l'attitude caractéristique du sage taoïste, qui enseigne une morale du non-agir (wouwei). Mais le taoïsme, qui avait été à l'origine une mystique d'ermites et de solitaires, ne tarda pas à dégénérer en une religion constituée de pratiques magiques, censées assurer aux fidèles l'immortalité par la participation au Tao éternel. C'est sous cette forme que le taoïsme fut à la mode à la cour des Han (Ier s. av. J.-C./IIe s. apr. J.-C.). Le plus fameux des magiciens de la secte fut alors Tchang Taoling ( 156), dont les descendants, auxquels il aurait transmis ses secrets, portèrent le titre de Maître du Ciel jusqu'en 1926. Au IIe s. de notre ère, un autre magicien taoïste, Tchang Kio, se mit à annoncer l'avènement prochain de la Grande Paix et déclencha en Chine orientale le grand mouvement populaire des Turbans jaunes, qui mit en danger le pouvoir impérial. Taoïsme et bouddhisme exercèrent l'un sur l'autre une influence réciproque : c'est par l'intermédiaire des concepts taoïstes que le bouddhisme, exportation indienne, put s'acclimater en Chine ; mais, pour résister à la rivalité du bouddhisme, le taoïsme acheva de se transformer en une véritable religion, avec ses dieux, ses génies et ses saints, son code moral, ses pénitences et ses enfers, son clergé et ses moines.
TAOÏSME. Doctrine philosophique et religieuse attribuée à Lao-tseu (vie-Ve siècle av. J.-C.). Le taoïsme a exercé dans l'histoire et la civilisation chinoises une influence presque aussi grande que le confucianisme, auquel il s'oppose par son mépris du monde matériel et des règles sociales. Par la méditation, la contemplation, l'extase et des pratiques magiques, les taoïstes cherchent à atteindre l'union au tao (grand principe de l'Univers) et enseignent la solidarité entre l'homme et la nature. Le taoïsme est une religion populaire avec ses dieux, ses génies, ses saints, son code moral, ses enfers, son clergé et ses monastères.