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SHARON Ariel (1928-)

SHARON Ariel (1928-) Militaire et homme politique israélien, Premier ministre (2001-). Né Arik Scheinerman en Palestine sous occupation britannique, Ariel Sharon rejoint en 1942 la Haganah, milice juive clandestine. En 1948, lors de la première guerre israélo-arabe, il commande une compagnie d’infanterie. En 1953, il fonde et dirige l’« Unité 101 », commando spécial menant des opérations en représailles aux attaques arabes contre les colonies juives. En octobre 1953, l’une de ces opérations, contre le village palestinien de Kibya, en Cisjordanie, fait 69 morts, pour moitié des femmes et des enfants. Les raids menés par A. Sharon contre des objectifs en Jordanie, en Égypte et en Syrie lui valent une réputation de combattant impitoyable (destruction des habitations, expulsions et bannissement des populations). Au cours de la guerre « des Six-Jours », en 1967, il commande le front d’Égypte. En 1973, il démissionne de l’armée, mais est rappelé pour commander le front du Sinaï dans la guerre « du Kippour ». En 1982, en tant que ministre de la Défense du gouvernement de Menahem Begin, il lance l’opération Paix en Galilée. Le Liban est non seulement bombardé mais envahi. Beyrouth est assiégé pour en chasser les forces palestiniennes. En septembre, l’armée israélienne laisse la milice chrétienne des Phalanges libanaises massacrer plus d’un millier de civils palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila. Ce massacre suscite une grande réprobation internationale. A. Sharon doit quitter son poste. Sa carrière politique commence en 1973 lorsqu’il cofonde le Likoud (parti de la droite nationaliste) et est élu pour la première fois député. En 1975-1976, il est conseiller pour la sécurité du Premier ministre travailliste Itzhak Rabin. Élu à nouveau député en 1977, il exerce par la suite diverses responsabilités ministérielles. En tant que ministre de la Construction et du Logement (1990-1992), il favorise l’expansion des colonies juives dans les Territoires occupés. Il ne cache pas son hostilité aux accords israélo-palestiniens d’Oslo en 1993. En septembre 1999, il prend la tête du Likoud. Il devient Premier ministre en février 2001, alors qu’est déclenchée depuis le 28 septembre 2000 un nouveau soulèvement palestinien (intifada), dont le déclenchement est imputé à sa « visite », perçue comme une provocation, de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem. En répression, il entreprend de détruire les institutions de l’Autonomie palestinienne.

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