PRUDENCE
PRUDENCE (Aurelius Prudentius Clemens). Ecrivain latin, né vers l’an 348, dans la province de Tarragone en Espagne, mort entre 415 et 425. Il fréquenta les Ecoles des rhéteurs et eut, dit-il, une jeunesse assez turbulente. Ses plaidoyers le rendirent rapidement célèbre et l’empereur Honorius le nomma par deux fois gouverneur d’une province d’Espagne, avant de l’attacher à son conseil personnel. Ces différents honneurs, loin de le griser, l’amenèrent à considérer avec détachement les « vanités de ce monde » et, lorsqu'il sentit approcher la vieillesse, il décida de consacrer le reste de sa vie à Dieu. C’est alors qu’il se mit à écrire dans le double but de chanter et de défendre la religion chrétienne. Ses œuvres se composent de deux recueils lyriques et de poèmes descriptifs, didactiques et polémiques. L’ensemble fut fort apprécié de son temps et a connu un certain nombre d’éditions depuis le XVIe siècle. Son premier recueil rassemble, sous le titre de Cathemerinon, douze hymnes qui font l’apologie des devoirs quotidiens de la vie chrétienne tout en rappelant les plus glorieux souvenirs de la tradition. Le Peristephanon est, lui, une suite de quatorze hymnes dont chacun est écrit à la louange d'un martyr. L’Hamartigénie essaie, dans un style très didactique, de faire l’étude des origines du mal et de sa propagation sur la terre. Les poèmes polémiques allient à un ton de touchante sincérité une belle passion dans l’invective. Ils sont au nombre de deux : l'Apotheosis qui défend le dogme de la Trinité, et, plus particulièrement, la nature divine et humaine du Christ, contre les erreurs des patripassiens, des sabelliens et des priscillianistes, et Contre Symmaque qui attaque le personnage de ce nom parce qu’il avait demandé au Sénat le rétablissement de l’autel de la Victoire. La Psychomachie est un poème descriptif qui raconte la lutte du bien et du mal dans l’âme des hommes. C’est, sans doute, la moins réussie de toutes ses œuvres. Le Dittochéon, enfin, fait en quarante-huit quatrains l’histoire abrégée de l'Ancien et du Nouveau Testament. Prudence a surtout le mérite d’être l’un des premiers et le plus grand des poètes chrétiens de langue latine. Ce fait lui a permis d’introduire dans les vieux cadres de la poésie latine, qu’il manie avec plus ou moins de bonheur, une inspiration nouvelle qui nous donne au moins l’illusion de l’originalité.
♦ « C’est l’un de nos plus célèbres poètes. » Sidoine Apollinaire. ♦ «... poète appréciable et d’un long succès. » Érasme. ♦ « La lecture de ses œuvres est intéressante parce qu ’elle permet de se rendre compte de la réconciliation qui, à la fin du IVe siècle, s’était désormais opérée entre le christianisme et la culture antique. » M. Lavarenne.
Liens utiles
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- Francisco Franco par Arnold HottingerCorrespondant de la Neue Würcher Zeitung Il y a une constante dans la vie de Franco : il doit les nombreux succès quiont jalonné sa longue vie à sa prudence, à sa circonspection, à seshésitations et à ses atermoiements.
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