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western.

Publié le 08/12/2021

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western. n.m. (mot anglais signifiant « de l'ouest »). CINÉMA : tout film situé dans le
contexte géographique et humain de l'ouest des États-Unis et dont l'action en évoque la
découverte par les pionniers, la conquête par les militaires et l'assimilation par les politiques.
Défini par l'historien Jean-Louis Rieupeyrout comme le « cinéma américain par excellence », le
western, avec ses films innombrables et ses quelques chefs-d'oeuvre, a été et demeure, du
Vol du grand rapide (1903) à Danse avec les loups (1990), le genre le plus représentatif du
cinéma hollywoodien.

Décors, personnages et action.
Dans les immenses prairies de l'Ouest (le Far West), des cavaliers se poursuivent sans fin :
les uns sont des hors-la-loi (outlaws) et les autres, des représentants de cette loi (le shérif
et ses adjoints). Groupés sous la même appellation, cow-boys (vachers) - un western est
aussi un « film de cow-boys » -, ils ont tous, qu'ils soient interprétés par Tom Mix, William
Hart, Gary Cooper, John Wayne ou Clint Eastwood, la même silhouette : le chef couvert
d'un chapeau à large bord (stetson), vêtus d'un gilet court sur une chemise (au cou est
noué un foulard qui permet de panser les plaies et d'éponger la sueur) et d'un pantalon
étroit (l'ancêtre des « jeans ») retenu par la ceinture - cartouchière d'où pendent,
imposants, deux pistolets (colts), prolongements naturels et meurtriers, au moindre
danger, de leurs mains gantées.
Ces gendarmes et voleurs de légende se croisent, pour dormir, boire ou régler leurs
comptes à coups de poing et de revolver, dans une de ces petites villes perdues dans la
plaine, toutes semblables avec leurs maisons de bois alignées de part et d'autre de la
grand-rue : le coiffeur ( barber's shop), le magasin (general store), la chapelle, le bureau du
shérif et la prison, le saloon, ce haut lieu de la mythologie westernienne, tout à la fois bar,
salle de jeu, beuglant et maison de passe... Dès l'origine, dans ce décor et avec ces
protagonistes immuables, le western a élaboré une dramaturgie fondée sur la succession
d'actions violentes, attaques, poursuites, duels au pistolet (gunfights) dont, en principe, la
loi et l'ordre sortent victorieux. Le prétexte de ces péripéties au rythme haletant peut se
trouver dans la découverte et l'occupation, par les pionniers, des terres vierges ( la
Caravane vers l'Ouest, 1923 ; la P iste des géants , 1929) ; dans la mise en oeuvre de
moyens de communication, par le rail ( le Cheval de fer, 1924 ; Pacific Express , 1939), la
diligence (la Chevauchée fantastique, 1939) ou le télégraphe (les Pionniers de la Western
Union, 1941) ; dans le convoyage de bétail (la Rivière Rouge , 1948) ou d'épouses pour les
colons (Convoi de femmes , 1952) ; dans la difficile instauration de la loi ( Le train sifflera
trois fois , 1952 ; l'Homme qui tua Liberty Valance, 1962) contre ses adversaires, les
Jesse James ( le Brigand bien-aimé , 1939) et autres Billy le Kid (le Gaucher , 1958) ; et,
surtout, dans la lutte impitoyable contre les Indiens.
Complétez votre recherche en consultant :
Les livres
western - l'Homme de l'Ouest (1956), d'Anthony Mann, page 5613, volume 10

Le rêve passe.
Premiers occupants de la terre américaine, les Indiens, ou Peaux-Rouges, apparurent
longtemps dans les westerns comme des êtres féroces et nuisibles dont l'extermination
par les soldats de l'US Cavalry était légitimée par la mission civilisatrice des pionniers du
Nouveau Monde (Sur la piste des Mohawks, 1939). Discours manichéen véhiculé par les
films jusqu'aux années quarante, alors que les États-Unis - au nom de leur histoire dont la
conquête de l'Ouest apparaissait glorieusement emblématique - se portaient garants, dans
le monde entier, de l'idéal démocratique. Mais des doutes sur cet idéal surgirent bientôt, en
même temps que se déclenchaient la guerre froide puis celle du Viêt-nam et que déclinait le
rêve américain face à la réalité des crises économiques et morales. De barbares, les
Indiens devinrent victimes (la Flèche brisée, 1950 ; les Cheyennes, 1964) de la sauvagerie
du Soldat bleu (1970) ou de la cavalerie (Little Big Man, 1970). Voir aussi Ford (John).

Mais le coup fatal porté au western traditionnel vint d'un cinéaste italien lyrique et
inspiré, Sergio Leone, qui peignit l'Ouest mythique aux couleurs sales de la poussière, du
sang et de la boue, et transforma ses héros sans peur ni reproche en aventuriers hâves et
dépenaillés mus par des passions élémentaires : cupidité, sexe ou vengeance (Il était une
fois dans l'Ouest, 1968). Un temps, le western américain crut se régénérer dans les flots
de sang d'une violence érigée en spectacle et dans un discours démystificateur tout aussi
réducteur que l'idéalisme du précédent (la Horde sauvage , 1969). Pourtant, il semblait bien
que le genre ne survivrait pas à la disparition de sa mythologie fondatrice : dans les années
soixante-dix et quatre-vingt, westerns et spectateurs se raréfièrent, et Hollywood se lança
dans une nouvelle conquête, celle de l'espace. En 1990, cependant, la réussite artistique et
le triomphe public de Danse avec les loups apportèrent la preuve de la pérennité du
western sans, pour autant, revitaliser le genre.
Complétez votre recherche en consultant :
Les corrélats
Indiens - Des peuples menacés - Les emblèmes : langues et religions indiennes
Les livres
western - les Cheyennes (1964), de John Ford, page 5613, volume 10
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Les corrélats
Chevauchée fantastique (la)
Cooper (Frank James, dit Gary)
c ow-boys
Eastwood Clint
États-Unis - Arts - Cinéma
Ford (Sean Aloysius O'Fearna, dit John)
Hart William Surrey
Hollywood - Le déclin d'un empire
Ince Thomas Harper
Leone Sergio
Mann (Emil Anton Bundmann, dit Anthony)
Morricone Ennio
Ouest (conquête de l')
Walsh (Albert Edward, dit Raoul)
Wayne (Marion Michael Morrison, dit John)
Les livres
Ford John - la Chevauchée fantastique, page 1951, volume 4
Wayne John, page 5606, volume 10
western - Jeremiah Johnson (1972), de Sydney Pollack, page 5613, volume 10
Zinnemann Fred, page 5673, volume 10
Hollywood - John Ford, le maître du western (au centre), page 2385, volume 5

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