Databac

Troubles anxieux et/ou dépressifs et la crise sanitaire de la Covid-19

Publié le 12/01/2024

Extrait du document

« TROUBLES ANXIEUX ET/OU DEPRESSIFS ET LA CRISE SANITAIRE DE LA COVID-19 Dossier Psychologie de la Santé – Mai 2022 Stéfanie Nunes - 2101393 Alizée Riocreux - 2193649 Amandine Laude - 2191400 Lolita Lagoutte - 2190985 TD06 dirigé par Lydia Fernandez Table des matières Introduction ........................................................................................................................

2 Analyse de la littérature ....................................................................................................

3 Méthodologie .....................................................................................................................

5 Résultats ..............................................................................................................................

7 Hospital Anxiety and Depression scale .....................................................................

10 Discussion .........................................................................................................................

11 Conclusion ........................................................................................................................

12 Références bibliographiques .........................................................................................

14 Références web ............................................................................................................

14 Annexe A ...........................................................................................................................

15 Annexe B ...........................................................................................................................

16 Annexe C ...........................................................................................................................

18 Annexe D...........................................................................................................................

40 1 Introduction À la suite de l’annonce du confinement par le président de la République en mars 2020 dans le but de freiner l’avancée de la pandémie de la COVID-19, la population toute entière a vécu des bouleversements dans leur vie quotidienne.

Sur son site Internet, l’Organisation Mondiale de la Santé définit la COVID-19 comme étant une maladie infectieuse « due au virus SARS-CoV-2 ».

La maladie, virale de nature, a connu une propagation fulgurante qui a poussé le gouvernement à opter pour des mesures strictes de confinement : interdiction de sortir sauf cas exceptionnels, périmètre limité pour se promener, durée très limitée de sortie par jour, etc. Ces restrictions ainsi que le virus en lui-même ont engendré un sentiment de détresse et d’incertitude auprès des Français.

Ces ressentis ont été amplifiés par le caractère inédit de cette situation, les informations contradictoires et l’incapacité du gouvernement à apporter des réponses claires.

Les informations relayées par les médias en continu, ainsi que le décompte quotidien des victimes et du nombre de cas, ont contribué à l’angoisse générale.

Les médias ont également rapporté des difficultés scolaires pour les élèves et les étudiants, obligés de suivre leurs cours à distance avec parfois des soucis de connexions, du manque de matériel, ou autres soucis.

De même, les actifs ont pour la plupart été poussés à travailler depuis leur domicile ; certains ont perdu leur emploi, d’autres ont été exposés au virus de façon répétée (soignants, médecins, etc.).

Les Français ont donc pu être touchés de différentes manières : physiquement, financièrement, socialement, moralement, et psychologiquement. En tant qu'étudiantes, nous avons été impactées par la crise sanitaire : nous avons dû effectuer la plupart de notre cursus à distance.

De par notre expérience et auprès de nos amis étudiants, nous avons pu constater des difficultés pour suivre les cours ainsi que plusieurs décrochages scolaires.

D’autres ont développé des troubles psychosomatiques se traduisant notamment par une perte de sommeil et un manque d’appétit.

Cela nous a donc interpellées lorsque nous avons mis en commun nos idées afin de trouver un sujet relevant de la psychologie de la santé.

La pandémie a bien évidemment touché le monde entier ; la COVID-19 est devenue un sujet d’actualité faisant mondialement l’objet d’études.

Cela s’est confirmé lors de nos recherches où beaucoup de travaux et d’articles scientifiques viennent de pays autres que la France.

De plus, il est vrai que les conséquences de la crise sanitaire sont encore méconnues, tant physiquement que psychologiquement, ce qui signifie que les études continueront à se faire et à s’enrichir dans les prochaines années.

Un autre facteur ayant joué dans notre choix thématique était l’accès à des proches souffrant de troubles anxieux et/ou dépressifs.

Parmi eux, 2 certains étaient déjà souffrants avant la pandémie et nous nous sommes demandé si la crise avait pu exacerber leurs troubles.

Nos recherches ont souligné un manque d’études sur les personnes avec une anxiété ou une dépression prédatant la crise sanitaire.

C’est ce manque d’études perçu qui nous a motivé à mener notre propre enquête auprès de quelques personnes. Nous avons choisi de travailler ensemble sur chaque partie de ce dossier afin de le construire de façon harmonieuse.

Nous avons organisé des appels réguliers pour travailler à distance en simultané sur un dossier partagé.

Les recherches quant à la littérature scientifique existante ont été faites séparément puis mises en commun afin d’en commencer l’analyse et sa rédaction. Analyse de la littérature Dans la version française du DSM-V (Guelfi, 2015), l’anxiété est en partie définie comme « l’anticipation d’une menace future » et peut se manifester par « une tension musculaire et une vigilance dans la préparation au danger futur » ce qui engendre alors « des comportements d’évitement envahissants » (p 237).

La dépression quant à elle, se définit comme « la présence d’une humeur triste, vide ou irritable, accompagnée de modifications somatiques et cognitives qui perturbent significativement les capacités de fonctionnement de l’individu » (p 193).

Or, une crise sanitaire impliquant le risque de contracter la maladie, de la transmettre, d’en subir des séquelles ou d’en mourir, elle semble tout naturellement anxiogène. C’est donc assez logiquement que la population a connu un lourd impact psychologique à cause du virus de la COVID-19 et des contraintes liées à son appréhension.

En effet, une étude réalisée en Chine et en France a montré que les personnes ont été touchées par l’anxiété, le stress et même dans certains cas, le développement d’addictions notamment chez la population étudiante et jeunes adultes.

(Zerhouni, O.

et al.

2021).

Dans une seconde étude (Wathelet, M.

et al., 2020) par questionnaire menée auprès de plus de 69 000 étudiants français, les résultats montraient que 16,1% et 27,5% d’entre eux rapportaient respectivement une dépression sévère et un haut niveau d’anxiété.

Les femmes et les personnes non binaires étaient les plus touchées, ainsi que les étudiants de première année.

D’après cette même étude, le suicide était déjà la seconde cause de mortalité chez les 15-25 ans avant la pandémie, et on retrouve une prévalence élevée de pensées suicidaires autodéclarées, de détresse sévère autodéclarée, de dépression, d'anxiété et de stress chez les étudiants en quarantaine.

Outre le sexe, d’autres facteurs de risque sont 3 identifiés dans cette étude, comme le fait de subir une perte de revenu, d'avoir un logement de mauvaise qualité, d'avoir des antécédents de suivi psychiatrique, d'avoir des symptômes compatibles avec le COVID-19, d'avoir un faible niveau d'activité physique, de ne pas vivre avec sa famille, d'avoir un faible sentiment d'intégration, d'avoir des relations sociales de mauvaise qualité et de recevoir des informations de mauvaise qualité.

Les auteurs ont remarqué que le recours aux services de soins de santé mentale était faible pendant le confinement. Dans une méta-analyse des études menées sur les conséquences psychopathologiques du confinement (Mengin, A.

et al., 2020), les auteurs relèvent une étude rapportant 29% de symptômes anxieux modérés à sévères chez 1210 participants tout-venants.

Ils notent aussi que l’anxiété a été principalement causée par l’isolement et l’incertitude, les informations, la crainte de la contamination et l’arrêt du travail.

De plus, les auteurs ont recensé une augmentation des syndromes dépressifs pendant et après un confinement, avec des tentatives de suicide parfois moins fréquentes chez les personnes ne vivant plus seules, mais des passages à l’acte chez les étudiants notamment, restés isolés dans des petits endroits.

Par ailleurs, une étude en Belgique (Braekman.E et al., 2020) mentionne que la population étudiante est la tranche d'âge la plus touchée par l’anxiété et la dépression. Une autre étude encore, portant sur les sujets enfants et adolescents atteints de troubles psychologiques et l’évolution de leurs troubles par rapport à la COVID (Purper-Ouakil, D., & Kerbage, H., 2021), rend compte d’une amélioration des troubles neurodéveloppementaux comme les TSA (trouble du spectre autistique) et TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) chez ces sujets.

Cette amélioration peut s’expliquer à travers la mise en place des restrictions liées à la situation sanitaire : le confinement, le couvre-feu ou la distanciation sociale.

En réduisant les interactions sociales au strict minimum, les personnes atteintes de ces troubles voient leurs problèmes diminuer puisqu’ils prennent racine dans les interactions avec les autres.

Cependant, concernant les autres troubles comme l’anxiété ou la dépression, les résultats ne font pas consensus car ils sont variables et difficilement comparables. Certaines recherches portant sur les personnes souffrant déjà de troubles anxieux et/ou dépressifs avant la crise sanitaire montrent que ces dernières avaient pu connaître une rechute dans la dépression (Fountoulakis et al., 2021).

Une dernière étude (Bendau et al., 2021) a particulièrement retenu notre attention puisqu’elle s’intéressait à l’impact de la crise sanitaire et du confinement sur les personnes déjà souffrantes d’anxiété et de dépression.

Cette étude longitudinale menée en Allemagne est arrivée à la conclusion que les symptômes d’anxiété et de dépression étaient plus marqués chez les individus déjà souffrants que chez les sujets sains. 4 Cependant, les auteurs ont remarqué que, par la suite, les symptômes d’anxiété et de dépression diminuaient plus rapidement et fortement chez les individus souffrants de ces troubles avant la pandémie, que chez ceux les ayant développés durant la pandémie.

Les auteurs émettent plusieurs hypothèses pour expliquer cela : les personnes ont pu reprendre les psychothérapies et les traitements si ceux-ci avaient été interrompus par le confinement, menant à une amélioration des symptômes ; il a pu exister un « effet de plafond » où les sujets anxieux et dépressifs avaient initialement connus des symptômes.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles