Thème 1 - Géographie - Terminale
Publié le 29/04/2026
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Intro :
Les espaces maritimes couvrent environ 70 % de la surface de la Terre et jouent un rôle crucial
dans la mondialisation.
Mondialisation : processus d’uni cation du monde par les échanges qui rendent les territoires de
la planète de plus en plus interdépendants.
Pb : Quels rôles jouent les espaces maritimes dans la mondialisation ?
I.
Les espaces maritimes : des espaces majeurs d’échanges et de
circulation
L’espace maritime, voie principale du transport de marchandises, représente environ 80 % des
échanges mondiaux.
Ce chi re s’explique par le coût réduit du transport maritime, notamment
grâce à l’utilisation de conteneurs.
On observe d’ailleurs une augmentation constante de la taille
des portes conteneurs, atteignant aujourd’hui environ 400 mètres.
Les ux maritimes se concentrent sur quelques routes principales, dont la plus importante est la
route circumterrestre.
Ces ux relient les principales régions économiques du monde,
caractérisées par de vastes façades maritimes.
Une façade maritime est un espace où se concentrent de grands ports, servant de zones
d’interface entre les di érentes voies de transport.
Parmi les façades maritimes les plus
importantes, on peut citer la mégalopolis des États-Unis (Boston, New York), la façade maritime
paci que nord-américaine (San Francisco, Los Angeles), la façade maritime européenne Northern
Range (Le Havre, Rotterdam, Anvers) et la façade maritime d’Asie orientale (Tokyo, Shanghai,
Singapour).
Ces ux maritimes passent par des passages obligatoires tels que les canaux de Suez et de
Panama, ainsi que par des détroits stratégiques comme ceux de Malacca, d’Ormuz, de Bab-elMandeb et de Gibraltar.
Le développement du commerce maritime a entraîné un phénomène de littoralisation, c’est-à-dire
une concentration croissante des populations et des activités économiques sur les littoraux.
Ce
phénomène est étroitement lié à la maritimisation, qui désigne la dépendance de plus en plus
forte des économies et des territoires envers les mers et les océans.
Les espaces maritimes constituent un réseau de circulation de l’information grâce aux câbles
sous-marins qui les traversent, s’étendant sur environ 1,3 million de kilomètres.
Ils servent
également de voies de transit pour divers ux, notamment les ux d’énergie (gazoducs et
oléoducs), les ux touristiques (comme les croisières dans les Caraïbes ou la Méditerranée) et les
ux illicites (tels que les migrations clandestines d’Afrique vers l’Europe ou le tra c d’armes et de
drogues).
La diversité et l’importance de ces ux contribuent à la mondialisation de ces espaces.
II.
Les espaces maritimes entre appropriation et liberté de circulation
Pb : Pourquoi les espaces maritimes sont-ils lieu de tensions ?
1.
Des espaces convoités car riches en ressources
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Les espaces maritimes sont convoités pour leur richesse en ressources.
Parmi celles-ci, on trouve
des ressources halieutiques, qui nourrissent 1 milliard de personnes et l’aquaculture qui
représente 50 % de la production d’espèces aquatiques mondiale.
Les ressources énergétiques
sont également importantes, avec l’exploitation o -shore d’hydrocarbures (pétrole et gaz)
représentant 1/3 de la production mondiale et 25 % des réserves estimées.
D’autres ressources
potentielles sont en cours d’exploration, comme les énergies marines renouvelables (éoliennes en
mer et énergie marémotrice) et les nodules polymétalliques, qui contiennent des métaux nonferreux tels que le cobalt et le tungstène.
En n, le sable, utilisé dans la construction, est
également une ressource marine importante.
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Thème 1 : Mers et océans au cœur de la mondialisation
2.
Les États cherchent à s’approprier les espaces maritimes
Les États cherchent à contrôler les espaces maritimes a n d’exploiter les ressources et de réguler
les routes maritimes essentielles à leur économie.
Cette quête de contrôle engendre des tensions
entre les nations.
A n de les atténuer, le droit international de la mer a été élaboré lors de la
Conférence de Montego Bay (Jamaïque) en 1982.
Signé par 165 pays et organisations, il est entré
en vigueur en 1994.
Ce texte dé nit un partage des océans en plusieurs zones distinctes.
La première zone est celle
des eaux territoriales, sur lesquelles l’État exerce sa pleine souveraineté sur les 12 premiers milles
marins.
La deuxième zone est la Zone Économique Exclusive (ZEE), qui s’étend de 12 à 200
milles marins, avec la possibilité d’être étendue jusqu’à 350 milles marins.
Dans cette zone, l’État
dispose de l’exclusivité d’exploitation des ressources.
La troisième zone est celle des eaux
internationales, qui n’appartiennent à aucun État et où l’exploitation des ressources est libre pour
tous.
Malgré ce cadre juridique, des tensions persistent entre les États concernant le partage des ZEE,
comme en témoignent les con its entre la Turquie et la Grèce en mer Égée, entre la Chine et le
Japon autour des îles Senkaku, et entre le Canada et la France autour de Saint-Pierre-etMiquelon.
Ces tensions sont particulièrement vives dans les zones où se concentrent les routes
maritimes, comme le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du commerce
d’hydrocarbures avec l’Iran, qui menace fréquemment de le fermer.
Le détroit de Bab-el-Mandeb
est également une zone de tension, menacée par les attaques des Houthis (Yémen), des attaques
de navires à l’aide de drones, menées sous prétexte de « défendre la cause palestinienne ».
3.
Militarisation accrue des océans
La présence militaire dans les océans s’intensi e, avec des sous-marins, des porte-avions et des
frégates déployés pour trois raisons principales.
Premièrement, les nations les plus puissantes cherchent à sécuriser les routes maritimes, car la
liberté de navigation est menacée par la piraterie dans des régions telles que la mer de Chine, la
Corne de l’Afrique, le golfe de Guinée et les Caraïbes.
Les pirates ciblent les navires de plaisance
et les porte-conteneurs, ce qui a conduit les marines nationales à lutter contre cette menace.
Par
exemple, la Marine française mène l’opération Atalante dans la Corne de l’Afrique.
Deuxièmement, les nations cherchent à surveiller les ressources de leurs zones économiques
exclusives (ZEE), qui peuvent être exploitées par d’autres pays.
La ZEE américaine couvre environ
12 millions de km2, tandis que celle de la France s’étend sur environ 10 millions de km2.
Troisièmement, le développement d’une marine de guerre est considéré comme un élément de
puissance.
Parmi les grandes puissances maritimes, on trouve des puissances traditionnelles
telles que les États-Unis, qui occupent la première place avec 11 porte-avions, ainsi que le
Royaume-Uni, la Russie et la France.
De plus, des puissances émergentes comme l’Inde et la
Chine développent activement leurs capacités militaires.
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Cependant, cette militarisation des océans entraîne des tensions, les puissances maritimes se
disputant leurs zones d’in uence respectives.
Par exemple, les États-Unis et la Chine s’a rontent
dans l’océan Paci que, tandis que l’Inde et la Chine s’a rontent dans l’océan Indien.
III.
Les océans, des milieux à protéger
1.
Des espaces qui subissent de nombreuses atteintes environnementales
La surpêche, parmi de nombreuses autres atteintes environnementales, désigne l’épuisement des
ressources halieutiques dû à la pêche industrielle, une technique peu respectueuse de la faune
marine, comme le chalutage de fond.
De plus, la pêche industrielle contribue au déclin de la
pêche traditionnelle,....
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