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Taïwan (2005-2006): Chen Shui-bian lutte sur deux fronts

Publié le 27/09/2020

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« Taïwan (2005-2006): Chen Shui-bian lutte sur deux fronts Le président Chen Shui-bian a lutté tant bien que mal sur le plan intérieur pour maintenir son ascendant politique face à l’opposition, et sur le plan extérieur pour marquer des points contre les autorités de la Chine populaire, radicalement opposée à ses visées autonomistes.

Par ailleurs, Chen Shui-bian a entamé la fin de son second et dernier mandat en cédant une partie de ses prérogatives présidentielle à la suite d'une affaire de corruption. En août 2005, le maire de Taipei, Ma Ying-jeou, a été élu à la tête du Parti nationaliste (Kuomintang, KMT) pour succéder à Lien Chan, lors du premier scrutin organisé depuis 110 ans.

Le populaire Ma Ying-jeou, diplômé de Harvard, ex-ministre de la Justice, a constitué un redoutable adversaire pour les partisans de Chen Shui-bian (Parti progressiste pour la démocratie, DPP). Le 3 décembre 2005, le KMT et d’autres formations de l’opposition, majoritaires à l’Assemblée législative, ont infligé une cuisante défaite au DPP en s’emparant de 17 des 23 sièges contestés.

À la suite de quoi le DPP a jugé nécessaire de se donner un nouveau leader, l’ex-Premier ministre Yu Shyi-kun.

Le président Chen Shui-bian a également désigné un nouveau Premier ministre, Su Tseng-chang, en remplacement de Frank Hsieh, dans le but de redorer son blason.

Cet avocat est devenu le cinquième titulaire du poste en six ans et devrait défendre les couleurs du DPP contre Ma Ying-jeou lors de l’élection présidentielle prévue en 2008. En février 2006, coup de tonnerre dans les rapports délicats entre Taipei, Pékin et Washington, Chen Shui-bian a « mis fin au fonctionnement » du Conseil de l’unification nationale, organisme fondé en 1990 et moribond depuis quelques années.

Les autorités du continent ont immédiatement menacé Taïwan de « désastre ».

À Washington, dans un effort de conciliation, le département d’État a demandé à Taipei de confirmer qu’il n’y avait pas eu de réelle « abolition » du Conseil. Les rapports Taipei-Pékin ont été marqués par d’autres accrochages.

Après le succès de son film Brokeback Mountain lors de la remise des Oscars, les médias continentaux ont encensé le cinéaste Ang Lee comme « l’orgueil du peuple chinois », en censurant ce qui concernait Taïwan, dont il est originaire.

Le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Aso, s’est quant à lui attiré les foudres de Pékin lorsqu’il a parlé de Taïwan comme d’un « pays partageant le sens des valeurs » avec le Japon.

Les autorités de la Chine populaire ont répété aux États-Unis de ne pas accepter de vendre d’armements à Taïwan.

Par ailleurs en mars 2006 à Taipei, une journée de manifestation contre les prises de positions de Chen Shui-bian, puis une autre contre la menace militaire représentée par les 750 missiles chinois pointés vers l'île nationaliste ont polarisé l'opinion publique. Les seuls points de rapprochement entre les deux parties ont résidé dans la visite à Pékin de Lian Chen (KMT), à la tête d’une mission d’une centaine de personnes pour rencontrer le président Hu Jintao, encore que ce deuxième périple du genre ait porté ombrage à Chen Shui-bian.

Plus tôt, pour le nouvel an lunaire, 72 vols directs ont permis pour la troisième année consécutive à des milliers de Taïwanais de rentrer à Taipei et à Kaohsiung pour les célébrations de famille.

Aucune entente n'existait encore pour des liaisons aériennes ou. »

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