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Syrie (1985-1986)

Publié le 27/09/2020

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« Syrie (1985-1986) La Syrie, malgré ses difficultés économiques et la prolongation du conflit libanais que Damas ne contrôle pas toujours, demeure la puissance régionale avec laquelle il faut compter.

Aucune paix dans la région n'est désormais concevable sans elle: les Américains, qui avaient cherché à écarter les Syriens de la scène libanaise, l'ont appris à leurs dépens. Pourtant, au printemps 1986, les positions syriennes au Liban apparaissaient moins solides qu'un an auparavant, surtout après l'élimination d'Élie Hobeika, chef des milices chrétiennes, qui avait signé, le 28 décembre 1985, l'accord de Damas avec les chefs des deux autres milices libanaises importantes, Nabih Berri (chiite) pour Amal, et Walid Joumblatt (druze) pour le Parti socialiste progressiste.

Cet accord tripartite était destiné à mettre fin à la guerre au Liban, et définissait en même temps un programme de réformes institutionnelles visant à la suppression progressive du régime confessionnel, tout en instituant un système de "relations privilégiées" entre le Liban et la Syrie, en particulier dans le domaine de la politique extérieure, des affaires militaires et de la sécurité.

L'application de l'accord de Damas aurait sans doute permis d'imposer une "paix syrienne" sur l'ensemble du territoire libanais, comme celle qui règne dans la Bekaa, mais surtout, elle aurait institutionnalisé le protectorat syrien sur le Liban. L'hostilité du président libanais et des milieux phalangistes et, à un degré moindre, l'opposition des intégristes chiites, ignorés par Damas, ont contribué à la non-application de l'accord du 28 décembre 1985.

Cet échec syrien au Liban n'est sans doute que momentané: onze années de guerre libanaise ont appris à l'opinion internationale que le président syrien, Hafez el-Assad, sait attendre pour imposer ses vues.

Ainsi s'explique le récent rapprochement jordano-syrien (fin décembre 1985), alors que le roi de Jordanie et le président syrien ne s'étaient pas rencontrés depuis six ans. Un des atouts du président Hafez el-Assad est la puissance de feu considérable de l'armée syrienne, entièrement rééquipée par l'Union soviétique, après la débâcle des forces syriennes, en juin 1982, au moment de l'invasion israélienne du Liban.

Le déploiement de missiles syriens près de la frontière libanaise, en particulier les missiles SAM-2 (portée de cinquante kilomètres), inquiète l'état-major israélien, qui sait qu'une guerre avec la Syrie entraînerait de lourdes pertes humaines.

A titre d'avertissement, le 19 novembre 1985, la chasse israélienne en mission au Liban a abattu deux Mig-23 au-dessus du territoire syrien. Les informations concernant la situation politique intérieure syrienne sont peu nombreuses et parfois contradictoires.

Il semble que la "guerre de succession" qui couvait à l'intérieur de la communauté alaouite pour le contrôle de l'appareil étatique ait été désarmorcée, d'autant plus que les inquiétudes concernant l'état de santé du président Hafez el-Assad ne sont plus de mise.

De même, l'opposition des Frères musulmans apparaissait en perte de vitesse, au début 1986.

Mais l'annonce, en mars 1986, d'attentats à la voiture piégée qui auraient fait un grand nombre de victimes en Syrie a relancé l'hypothèse d'une opposition intégriste sunnite prête à tout.. »

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