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Singapour (1996-1997)

Publié le 23/09/2020

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« Singapour (1996-1997) Les législatives du 2 janvier 1997 ont nettement dominé la scène politique de la cité-État.

Le Parti de l'action du peuple (PAP) l'a emporté avec 63,5 % des suffrages.

Ce fut un triomphe personnel pour le Premier ministre Goh Chok Tong qui a ainsi pu affirmer ses talents par rapport au père fondateur de la République, Lee Kuan Yew. Les forces de l'opposition, qui détenaient quatre sièges au Parlement, n'ont réussi à l'emporter que dans deux districts.

Le grand vaincu aura été Chee Soon Juan, chef du Parti démocratique de Singapour (SDP), qui a perdu trois sièges dont le sien.

Une autre figure de proue bien connue de l'opposition, Joshua Benjamin Jeyaretnam, a toutefois pu effectuer un retour au Parlement grâce à une disposition de la loi électorale favorisant les partis minoritaires.

Finalement il n'y a que 3 voix discordantes parmi les 83 parlementaires. Une opposition faible et divisée a voulu lancer un débat sur le coût de la vie sans cesse croissant.

La formation au pouvoir a répliqué en menaçant ceux qui votaient contre le PAP de faire traîner la rénovation de leurs condominiums qui deviendraient ainsi des taudis.

L'équipe gouvernementale de Goh Chok Tong a d'ailleurs tout mis en oeuvre pour attaquer durement ses adversaires.

Ainsi, un candidat battu du Parti des travailleurs (WP), l'avocat Tang Liang Hong, a par la suite fait l'objet de poursuites si acharnées qu'il a jugé bon de s'enfuir à l'étranger. L'ancien Premier ministre Lee Kuan Yew (1959-1990) a, pour sa part, continué à défrayer la chronique.

Après avoir lancé l'idée inattendue de l'inévitabilité d'une réunification avec la Malaisie, le ministre septuagénaire a déclenché une crise diplomatique avec ce pays en qualifiant de dangereux l'État de Johore (voisin de Singapour).

Après avoir subi les critiques et les insultes de différents milieux en Malaisie, Lee Kuan Yew a dû se rétracter, puis s'excuser à deux reprises.

Cet incident rappelle la rancoeur ressentie de part et d'autre lorsque Singapour a été expulsé de la Fédération de Malaisie en 1965. Malgré des réussites économiques enviables, dont un PIB par habitant supérieur (à parité de pouvoir d'achat) à celui du Canada, de la France ou de l'Australie, la petite République de trois millions d'habitants craint de sombrer dans la complaisance et de devenir moins compétitive par rapport à ses voisins immédiats.. »

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