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Sartre L'Être et le Néant

Publié le 16/02/2026

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« Liberté/inconscient Jean-Paul Sartre, l'Être et le Néant (1943) « La censure, pour appliquer son activité avec discernement, doit connaître ce qu'elle refoule.

[...] Force est bien d'admettre que la censure doit choisir et, pour choisir, se représenter.

D'où viendrait, autrement, qu'elle laisse passer les impulsions sexuelles licites, qu'elle tolère que les besoins (faim, soif, sommeil) s'expriment dans la claire conscience? Et comment expliquer qu'elle peut relâcher sa surveillance [...]? Mais il ne suffit pas qu'elle discerne les tendances maudites, il faut encore qu'elle les saisisse comme à refouler, ce qui implique chez elle à tout le moins une représentation de sa propre activité.

En un mot, comment la censure discernerait-elle les impulsions refoulables sans avoir conscience de les discerner? Peut-on concevoir un savoir qui serait ignorance de soi ? Savoir, c'est savoir qu'on sait, disait Alain.

Disons plutôt : tout savoir est conscience de savoir.

Ainsi les résistances du malade impliquent au niveau de la censure une représentation du refoulé en tant que tel (...) Et ces différentes opérations à leur tour impliquent que la censure est consciente (de) soi." • • la pulsion la sexualité mauvaise foi = mettre les actions conscientes sur qlq chose de prédéterminant comme l'inconscient, j'essaye de trouver des justifications INTRODUCTION Depuis Freud et la psychanalyse, on considère que certaines pensées et pulsions humaines sont inconscientes et peuvent influencer nos actes sans que nous en soyons conscients.

L’inconscient freudien limite la liberté de l’homme, car certaines de ses actions ne seraient pas volontairement choisies. Dans cet extrait, Sartre s’intéresse à la censure et au refoulement.

Il critique l’idée freudienne que le refoulement pourrait être inconscient et montre que toute activité psychique, même lorsqu’elle concerne des pulsions sexuelles ou d’autres besoins fondamentaux, nécessite une conscience de soi. Le texte traite donc de la conscience, des pulsions, de la sexualité et de la liberté humaine. Peut-on refouler une pulsion ou un désir, même sexuel, sans en être conscient ? En d’autres termes, l’homme peut-il agir en dehors de sa liberté et de sa responsabilité ? Sartre soutient que tout refoulement est conscient, et que l’homme est donc toujours libre et responsable, même lorsqu’il cherche à fuir certaines pulsions ou désirs. Annonce du plan Le texte se divise en trois parties : 1. La censure doit connaître ce qu’elle refoule (lignes 1 à 5) 2. Refouler implique une conscience de sa propre activité (lignes 6 à 11) 3. Toute connaissance implique conscience de soi (lignes 12 à la fin) I.

La censure doit connaître ce qu’elle refoule (lignes 1-5) Dans la première partie du texte, Sartre affirme que la censure ne peut exercer son activité qu’à condition de connaître ce qu’elle refoule.

Il écrit : « La censure, pour appliquer son activité avec discernement, doit connaître ce qu’elle refoule » (lignes 1-2). Par cette affirmation, Sartre montre que la censure agit de manière réfléchie et non automatique.

Elle fait un tri entre ce qu’elle laisse passer et ce qu’elle rejette.

Sartre précise d’ailleurs que certaines impulsions sont tolérées, comme les besoins naturels tels que la faim, la soif ou le sommeil, tandis que d’autres sont refoulées. Cette sélection implique nécessairement une connaissance des tendances refoulées.

La censure ne peut donc pas ignorer ce qu’elle écarte : elle sait ce qu’elle fait et elle sait ce qu’elle refoule. - Lien avec la liberté Pour Sartre, cette connaissance est essentielle, car elle implique la conscience.

Or, la conscience est la condition de la liberté.

Si la censure choisit ce qu’elle refoule, alors le sujet exerce déjà sa liberté à travers ce choix intérieur. - Justification Sartre insiste sur le fait que la censure « doit choisir » (ligne 3).

Choisir suppose une comparaison et un jugement, et donc une conscience de ce que l’on accepte ou rejette. - Discussion Freud pourrait soutenir que ce tri se fait de manière inconsciente.

Mais Sartre refuse cette idée : on ne peut pas choisir ce que l’on ne connaît pas.

Par conséquent, la censure ne peut pas agir sans conscience. - Exemple Par exemple, une personne peut refouler une peur ou une colère pour continuer à agir normalement. Elle sait ce qu’elle met à distance, ce qui montre que ce refoulement est un acte conscient et donc libre. II.

Refouler implique une conscience de sa propre activité (lignes 6-11) Sartre explique ensuite que la censure ne se contente pas de reconnaître certaines tendances comme refoulables. Il affirme : « il faut encore qu’elle les saisisse comme à refouler, ce qui implique chez elle à tout le moins une représentation de sa propre activité » (lignes 7-8). Cela signifie que refouler n’est pas un mécanisme automatique.

La censure sait qu’elle agit et se représente elle-même en train de refouler.

Autrement dit, le sujet est conscient.... »

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