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Résumé: Le Rivage des Syrtes de JULIEN GRACQ

Publié le 09/12/2021

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« Le Rivage des Syrtes de JULIEN GRACQ Né en 1910, Louis Poirier, dit Julien Gracq, choisit très tôt l'enseignement, second métier de nombreux écrivains du XX` siècle.

Agrégéd'Histoire en 1934, il enseigne à Nantes.

Il venait de découvrir Nadja et le surréalisme.

Mais son goût du passé l'entraîne vers d'autresmythologies : le Romantisme allemand ou, comme dans sa pièce le Roi Pêcheur (1949), les mystères du Graal.

En 1951, il refuse avecéclat le Prix Goncourt pour le Rivage des Syrtes, mais le roman est accueilli d'emblée comme un chef-d'oeuvre.1938, Au château d'Argot.1968, Un Balcon en forât.1945, Un Beau ténébreux.1970, La Presqu'ile.1951, Le Rivage des Syrtes.1976, Les Eaux étroites.1981, En lisant, en écrivant. Un jeune homme, Aldo, à la suite d'un chagrin d'amour, demande à être envoyé comme observateur dans une garnison lointaine, aubord de la mer.

La mission à laquelle le destinent son origine aristocratique et son éducation consiste dans la surveillance du rivage desSyrtes, au sud du territoire.

Depuis trois siècles, la République d'Orsenna est en guerre avec le Farghestan dont Aldo pourraitapercevoir la capitale, le port de Rhages, de l'autre côté de la mer.

Depuis longtemps, les hostilités se sont enlisées dans une sorte detrêve tacite.

Dans l'Amirauté déserte, où Aldo passe ses journées à rêver ou à chevaucher, rien n'arrive jamais, ni dans les plainesmaintenant marécageuses où paissent des moutons, ni sur la mer où les vaisseaux ennemis s'évitent soigneusement.

Tout distillel'ennui et la solitude.

Pour échapper à cette oisiveté morne, Aldo consulte les cartes : mais il éveille la crainte des autres officiers.Quelque initiative n'irait-elle pas rompre la stagnation silencieuse entre les deux États ?Aldo décide un jour de visiter la ville de Sagra, sur une lagune proche.

Elle est l'image de la République tout entière, moribonde etinquiète.A Maremma, ville voisine, il se lie avec l'altière Vanessa Aldobrandi.

Des rumeurs, des indices, réveillent l'intérêt pour le Farghestan aumoment même où Aldo et Vanessa admirent de l'île de Vezzano le volcan qui domine Rhages.

Désormais, Aldo veut en gravir lespentes.

Cette envie sera fatale à la République car elle suffira à ranimer la guerre.

Mais plutôt le cataclysme que la lente asphyxie.Orsenna accélère son destin et se saborde pour échapper à sa torpeur. • Deux oeuvres jumelles : l'écrivain italien Dino Buzzati avait écrit en 1939 sur le même thème le Désert des Tartares.

Mêmeirrationnel de l'espace et du temps.

Même univers mythique, magique.

Même climat d'expectative et d'angoisse.

Les destins semesurent avec le temps qui passe, avec l'immobilisme des « espaces endormis », et attendent une issue à leur ennui collectif. • Des espaces symboles : l'être est prisonnier des lieux où il existe : forteresse, chambre des cartes, îlots.

Il évolue dans une sorted'univers carcéral.

La mer, force héroïque, représente pour lui le salut par l'action.

L'encerclement par l'île, l'évasion par la mer, sontconciliés dans l'épisode médian de Vezzano : l'amour de Vanessa et d'Aldo, c'est le mariage de la terre et de la mer, la rencontre desforces-symboles de la mort et de la vie.Avant le Rivage des Syrtes, cette magie des lieux avait dans Au Château d'Argol ou dans Un Beau ténébreux ce même pouvoird'envoûtement. • L'écriture : Gracq sait peindre ces paysages intérieurs où se réalise l'équivalence totale entre les états d'âme et les mirages deslieux.

Il rend à merveille l'opaque, le laiteux, le spongieux, le fuligineux.

La beauté du style confère à ce roman une étrangeté quiplonge le lecteur au sein même des ensorcellements morbides des héros. Plus que de raconter une histoire, ce que Gracq tente de faire dans Le Rivage des Syrtes, c'est de suggérer un univers étrange.

D'oùun goût du détail, des descriptions précises de l'état intérieur du héros, ainsi que certaines lenteurs, très étudiées, dans le mouvementmême du récit.Né en 1910, marqué par le surréalisme, Julien Gracq (pseudonyme de Louis Poirier), s'est volontairement tenu à l'écart de la viepublique, refusant par exemple que ses romans soient publiés en format de poche. Un jeune officier, exécutant malgré lui la volonté collective de son peuple, provoque une guerre qui détruira sa patrie. L'héritage du surréalismeJulien Gracq fut témoin, dans son adolescence, de la tornade littéraire française la plus violente du XXe siècle : l'émergence dusurréalisme.

En 1924, quand André Breton donne au mouvement surréaliste son impulsion décisive, Gracq a quatorze ans : l'âge detoutes les influences.

Pourtant, ce normalien de talent sut s'extraire — au moins partiellement — de la « pieuvre » surréaliste etproduire un art tout à fait original, dont Le Rivage des Syrtes, couronné par le prix Goncourt en 1951, fut l'expression la plus réussie.Mais Gracq, soucieux de dissocier sa personne de l'écrivain, refusa de recevoir le prix. Dans un monde figé, l'attente d'un événementLa seigneurie d' Orsenna est un vieil empire figé et déclinant, vivant seulement de sa gloire passée.

Sa torpeur est à l'image de laguerre qu'elle livre depuis trois cents ans au Farghestan, pays situé sur l'autre rive de la mer des Syrtes.

Les deux belligérants, eneffet, s'ignorent depuis longtemps, et aucun ne semble pressé de reprendre un conflit qui n'existe plus que dans les archives.

Maisvoilà que, pour des raisons mystérieuses, on se remet à parler avec passion du Farghestan, dans le peuple et même dans les milieuxcultivés d'Orsenna.

C'est comme si toute une nation s'enflammait soudainement pour secouer son inertie.

Aldo, jeune officier dépêchésur le rivage des Syrtes, va servir malgré lui d'instrument à ce brusque réveil.

Gagné par l'exaltation quasi mystique qui souffle dansson entourage à propos du Farghestan et entraîné lui-même par une irrésistible impulsion, il commet l'irréparable : une nuit, alors qu'ilcommande une patrouille côtière, il décide de se rendre en terre ennemie, où il essuie trois coups de canon.

Cet incident diplomatiquesera le prétexte à la reprise de la guerre, que le Farghestan semblait souhaiter aussi ardemment que la seigneurie d' Orsenna, et qui,selon toute vraisemblance, anéantira cette dernière.. »

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