Philosophie - Conscience et inconscience
Publié le 10/03/2026
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Conscience et Inconscience
Introduction
Suis-je le sujet de mon existence ?
être le sujet de : plusieurs sens / polysémie du mot sujet
a) être assujetti à qqch → « subjectum » (latin) = être subordonné à
asservi
soumis
Ex : en politique, le roi et ses sujets
Suis-je l’auteur, le principe de mon existence ?
b) être le sujet de qqch = en être le principe
en philosophie morale : sujet → désigne l’individu considéré comme responsable = le pouvoir de répondre de
ses actes, de ses choix
être sujet = être le principe des ses actes, ses choix
_ chacun de nous à une vie, un existence qui dépend de nos décisions
_ cette existence peut être le résultat de phénomènes qui échappent à ma conscience, mes choix
= le mienne mais je ne suis pas le principe
phénomènes : - circonstances matérielle de notre existence (époque, famille, sexe)
- inscriptions sociale
- phénomènes inconscients qui agissent sur nous (valeurs, inconscient physique)
Sachant que toute existence est temporelle :
Quel rapport avons-nous au temps ?
La Conscience
I – L’idée d’une transparence de soi : la conscience de soi et le pouvoir de celle-ci
1- La réflexivité
Nosce te ipsum (latin)
cf.texte.
Saint-Augustin
Gnothi seauton (grec)
‘Connaît-toi toi même’
→ fonction éthique mais pas directement psychologique, Antiquité : ‘connais l’homme que tu es’
= l’injonction d’être conscient de soi
L’âme peut se connaître elle même également dans son immédiate (rapport immédiat)= présence à soi même,
il suffit d’être une âme pour saisir le sens de cette injonction : chacun de nous est présent à lui même
Comment saisir cette présence à soi, qu’est ce ce qui définit cette connaissance de soi ?
Arg 1 : la connaissance de soi par distinction avec d’autres connaissances
médiations = discours / interprétation des signes / miroir
Se connaître → activité de l’esprit et de l’âme, connaître qqch qui n’est pas extérieur à soi, l’âme à une
connaissance d’elle même
_ connaître son âme != connaître l’âme d’autrui
La connaissance d’une âme qui n’est pas la mienne se fait de manière indirecte (paroles, signes, expressions
physiques), cela passe par l’interprétation = raisonnement par analogie → lire les comportement (pas toujours
fiable) : je crois connaître
croire = tenir pour vrai (acte de confiance) - comprendre = attention à l’objet dans sa réalité / spécificité
Vis à vis d’autrui, la connaissance de l’autre n’est pas une véritable connaissance mais une conjecture, la
conscience d’autrui elle nous reste inaccessible.
Il est donc difficile de comprendre une âme qui n’est pas la
notre comparer à la connaissance de soi qui est direct, immédiate.
Arg 2 : l’âme est par nature réflexive
Le corps est spatial / matériel donc on ne peut pas le connaître de manière immédiate
miroir pour se voir → les yeux du corps ne peuvent pas se regarder
Conclusion : L’âme se connaît car elle est présente à elle même, seule une âme peut comprendre le
‘connaît-toi toi même’
2- Objection : le fait : nous nous méconnaissons nous même
a) La conscience et l’action
l’action = la vie
nous nous méconnaissons par faute d’attention a nous-même
cf.texte.
Bergson
‘Nous ne voyons pas les choses mêmes, nous nous bornons à lire les étiquettes collées sur elles’
La contradiction : notre personnalité devrait être ce qui nous est le + intime mais c’est cependant ce
que nous connaissons le -.
L’esprit connaît - son intériorité propre que son extériorité qu’il n’est pas.
_ La connaissance de notre intériorité nous demande + d’efforts que l’attention aux choses qui nous entourent.
L’action préside la conscience : toute action est action sur la matière.
Pour qu’une action sois efficace, une
certaine ignorance de soi est nécessaire, l’action détermine la conscience.
L’action est toujours intéressé donc l’esprit se détache de lui même → désintérêt de soi même
En revanche la connaissance de soi est possible à condition que l’esprit puisse se libérer des
impératifs de l’action.
cf.texte.
B.
Pascal
‘le malheur de l'homme vient de son impossibilité à rester seul et en repos’
Lorsqu’on est seul avec soi même, dans notre esprit, on voit la vanité.
Nous préférons se tromper plutôt
qu’apprendre à nous connaître, nul ne veut rester en lui même.
b) La conscience témoigne d’une impossibilité de principe
conscience de soi != connaissance de soi
La conscience de soi est d’une certaine manière une dispense de soi
Ex : prendre conscience qu’on est ignorant = prendre de la distance avec cette ignorance
cf.texte.
E.
Husserl
‘Toute conscience est consciente de quelque chose’
conscience = mouvement vers qqch, avoir conscience de soi = se voir comme un autre
cf.texte.
J.
Moreau
‘L’être conscient ne coïncide jamais avec ce qu’il aperçoit de lui-même’
L’être conscient est celui que ne peut jamais adhéré à une nature, une essence sauf en étant de mauvaise
fois.
Les choses et les animaux peuvent être qqch en revanche l’être conscient peut être qqch et en étant
conscient se donne la possibilité de ne plus l’être.
En somme l’être conscient peut être autre chose que ses
déterminations
→ le devenir est la vérité de l’être conscient
3- La connaissance de soi et la médiation nécessaire d’autrui
autrui = une autre conscience
c’est sous le regard d’autrui que je suis qqch = je devient l’objet d’une connaissance
Tout connaissance que je de moi, je la tiens des autres
Ex : Huis-clos, Sartre → ‘L’enfer c’est les autres’ : Lorsqu’on est mort, on ne vit plus qu’a travers le jugement
des autres sur notre vie
Toute action est motivée pour lutter contre le jugement des autres
cf.texte.
Sartre
‘autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même’
référence : L’être et le néant, IIIe partie, Chp 1, IV.
‘La Honte’
Dans le honte, nous passons d’une conscience naïve de soi à une conscience altéré de soi → je me voit
comme l’autre me voit.
Dans la conscience solitaire, le sujet à son acte, il est son acte
Ex : le voyeur adhère au spectacle qu’il contemple
expérience de la honte → 3 moments
_ conscience naïve de soi (conscience non réflexive)
_ l’épreuve du regard et la honte (le regard d’autrui m’atteint dans mon intimité)
_ le sentiment de honte qui est également un aveu (je me reconnais tel qu’autrui me voit)
Le regard d’autrui me fige, il me réifie
honte = expérience douloureuse car elle atteint la liberté, elle fait ressortir l’idée que le rapport à autrui est un
rapport de force.
Le regard des autres nous cristallise.
Tout conflit avec autrui est toujours un conflit pour la
reconnaissance de soi comme sujet → liberté / aliénation
II – La conscience comme pouvoir : la liberté
1- La conscience : ce qui me constitue comme une personne
cf.texte.
Kant
‘l’unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même
personne’
conscience de soi = pouvoir posséder le ‘je’ dans sa représentation, ce n’est pas seulement dire ‘je’, c’est se
percevoir comme sujet de ses actes, paroles, pensées
malgré la diversité de ce que je peux pensée, je reste une conscience de soi → principe unificateur.
Nous
nous percevons comme une personne unie (tous ce qui m’advient, m’advient à moi).
Tout les changements
qui peuvent nous affecter ne font pas obstacles à notre unité.
Je me donne une valeur.
Une personne ne peut pas disposer d’elle même comme d’une chose → pas le droit de ses dégrader.
Une
personne ne peut jamais être exclusivement le moyen de qqch, toute personne est une fin en elle même →
distinction personne / animal
personne != humain
Ex : orang-outan Argentine
2- La conscience : ce qui me constitue comme libre arbitre
cf.texte.
Alain
‘Conscience suppose arrêt, scrupule, division ou conflit entre soi et soi’
conscience de soi = acte volontaire, condition d’une volonté libre
être conscient suppose arrêt, scrupule, division ou conflit entre soi et soi même → comprendre que la
conscience est d’emblée morale : j’ai conscience de ce que je fais et que je peux le déterminer.
La conscience s’expérimente avec un dilemme
réflexivité = expérience j’éprouve de la conscience dans le doute
expérience de la conscience => expérience toujours négative
Ex : femme bataclan des années après : syndrome du survivant + culpabilité (elle n’as pas bougé) / Racine,
Phèdre : elle désire Hippolyte (beau fils) mais ne veut pas le désirer
conscience = résistance, quand on succombe on suit la passion
expérience de la conscience et de la réflexivité = épreuve mais conditions nécessaire pour être le véritable
principe de sa conduite
L’Inconscience
I – Les illusions de la conscience : le mécanisme inconscient
1- L’illusion du libre arbitre
cf.texte.
Spinoza
‘Cette persistance de la pierre dans le mouvement est une contrainte, non pas parce qu'elle est nécessaire,
mais parce qu'elle doit être définie par l'impulsion d'une cause extérieure’
1er paragraphe → définir ce qu’est une contrainte, est contrainte toute action qui est l’effet d’une cause
extérieure.
Tout ce qu’on accomplit par contrainte nous met....
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