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Personnage en marge, plaisir du romanesque – Manon Lescaut

Publié le 12/04/2026

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« Personnage en marge, plaisir du romanesque – Manon Lescaut marginalité : des individus que leur différence, par rapport à l’ensemble du groupe, situe en dehors du coeur social auquel ils semblent inadaptés ou bien dont on leur refuse l’accès. Les lecteurs seraient-ils demandeurs de ce qui ne leur ressemble pas ? D’où peut venir le plaisir à lire des aventures romanesques menées par des personnages qui vivent à la marge de la société ? Un catharsis ? Ces personnages en marge permettent de jeter un regard critique sur la société et sur son incapacité à donner à tous les individus une chance de vivre ? Le destin mouvementé de Manon et Des Grieux, leur désir de vivre leur passion dans une société piégée, ont fait d’eux les archétypes de la marginalité romanesque : une jeune femme qui se prostitue pour atteindre une vie de luxe, un fils de bonne famille qui renonce à son statut social, à sa fortune et à un avenir tout tracé, pour suivre la femme aimée dans le dénuement. La marginalité = a plusieurs fonctions qui servent la structure de l’écriture romanesque et expliquent pourquoi ces aventures marginales suscitent le plaisir et l’intérêt. Marginalisation = singularité par rapport au plus grand nombre qui se constitue en norme - volontaire : le personnage choisit de vivre différemment, - le plus souvent cette marginalisation est subie = mal-être. LE PLAISIR DE L’INTRIGUE ROMANESQUE → leur histoire, souvent rocambolesque instables, ambivalents, subversifs complexes..

les personnages en marge sortent le lecteur de son quotidien et interrogent, par leurs différences, la norme dont ils se détachent. Dévoilent les failles les pers.

Marginaux = veulent retrouver le centre et se battre contre des forces qui sont d’autant d’obstacles à leur quête. L’intrigue du roman de Prévost, faite de fuites, de séparations et de retrouvailles, d’emprisonnements et de libérations, est de ce point de vue très romanesque LE PLAISIR DU SOUFFLE ROMANESQUE pers.

Marginal = animé d’une force vitale qui le fait ressembler aux héros de l’épopée. Son statut de hors-la-loi le conduit à toit oser, à tout mettre en œuvre pour atteindre l’objectif qu’il s’est donné.

= aventure intenses et fascinantes, « souffle romanesque » au récit LA MARGINALITE DU PERSONNAGE IMMORAL : PLAISIR COUPABLE - ceux qui volontairement transgressent les lois morales.

Leur absence de scrupules, dérange et séduit tout à la fois.

= plaisir coupable lecteur qui éprouve donc de la sympathie LA MARGINALITE COMME OUTIL DE CRITIQUE SOCIALE - pers.

Porteurs d’une réflexion critique sur la société. Figures subversives qui transgressent ouvertement la loi et terrorisent les citoyens respectables la cause la marginalisation : les causes même de la société qui peuvent être remises en question dans la mesure ou celle-ci produit de nombreuses inégalités économiques et sociales. La marginalité de Manon est en partie le produit de son origine sociale très modeste.

Elle n’a jamais les mêmes privilèges que Des Grieux pour se sortir des situations difficiles. LA STRUCTURE DU ROMAN I – la structure d’ensemble : quatre cycles d’amour et de perdition - même schéma narratif : → rencontre/retrouvailles → naissance/renaissance de la passion → fuite/idylle amoureuse → apparition d’un rival → trahison de Manon et séparation besoin d’argent Pour satisfaire Manon, Des Grieux sombre de plus en plus dans l’immoralité, l’illégalité, voire le crime. - charmes et déconvenues de la découverte de l’amour (premier cycle) Des Grieux, en rencontrant Manon, tome dans la fascination amoureuse lors de sa rencontre avec Manon : il se transforme radicalement et change complètement ses projets de vie. Trahison de manon = réélle surprise pour le chvalier, d’autant plus qu’il la découvre par l’intermédiare de sa famille, qui lui apprend ironiquement que Manon ne l’a aimé que quinze jours. Il se comporte comme un adolescent : il se croit d’abord victime d’une injustice de la part de son père, puis qui jure qu’il est guéri de la passion alors que illusion. - tout pour Manon, jusqu’à la prison (deuxième cycle) - après des retrouvailles au parloir du séminaire de Saint Sulpice qui sonne comme une seconde rencontre coup de foudre, Le couple commence une idylle qui va durer deux mois.

Contrairement à leur premiere experience, ils décident de vivre à Chaillot, loin de Paris, du à leur besoin d’argent. Mais ces résolutions ne durent qu’un mois. - Lescaut, le frère de Manon, apparaît.

Il escroque le couple + les incite à tomber dans le crime, dont le jeu et la triche avec le chevalier. - accidents : incendie de leur main + vol des domestiques.

Manon trahit une deuxième fois le chevalier, un peu moins méchamment : en effet, il est prêt à être son complice pour soutirer de l’argent à M..

de G..M… = la double arrestation o^te au chevalier tte conscience morale puisqu’il tue le portier de la prison de Saint-Lazare pour fuir et faire libérer ensuite Manon. - l’incorrigible Manon et le faux pas de trop (troisième cycle) ultime trahison de Manon, alors qu’on croit qu’elle était touit entière dévouée à son amour pour le chevalier depuis l’épisode du prince italien.

Elle ne peut résister à la vie de luxe que lui fait miroiter le jeune G… de M.. C’est donc toujours un rival et l’argent qui précipitent le drame et piègent les deux hjeunes gens dans leurs propres contradictions. Le choix des pères reflète un désier social de tou remettre en ordre - aimer dans un monde nouveau ? (dernier cycle) - le couple sevoit accorder une chance de out recommencer car monde nouveau ils veuelnt se racheter en se mariant religieusement que les socitéé les rattrape . Idylle la plus longue (neuf à dix mois) - incapacité de la société française de l’époque à accepter l’amour du jeune couple qui n’entre pas dans la norme Manon est une femme qu’on achète et non qu’on aime d’un amour sincère donc le gouverneur et son neveu réclament Manon. La mort de Manon donne une dimension tragique dans laquelle la fatalité prend la forme des déterminismes et conservatismes sociaux. II – Les caractéristiques de la narration - les indices chronologiques : un peu plus de quatre ans environ, de l’été 1712 à octobre 1716. - le récit subjectif : récit cadre dont le narrateur est Renoncour.

+ récit encadré dont le narrateur est Des Grieux. Renoncour, dans l’avis de l’auteur, prétend restituer les propos du chevalier de façon fidèle mais c’est invraisemblable : il s’agit donc d’un artifice littéraire qui permet de laisser la parole au protagoniste. Ce choix est donc dans le but de créer un récit plein de passion et de contradiction Ce récit est également un plaidoyer pro domo, qui permet 9 mois après de pouvoir s’exprimer sur ses actes. 9 mois : suffisemment éloigné pour qu’il ne soit pas noyé dans le chagrin, mais regard encore trop proche.

= sublime la réalité - des commentaires rétrospectifs « Hélas ! Que ne le marquais-je un jour plus tôt ! » = mode du regret, pour essayer de se dédouaner, d’atténuer sa responsabilité en rejetant la faute sur le destin III – le résumé de l’action - le récit cadre : > Hôtellerie de Pacy, rencontre entre les deux narrateurs.

Le chevalier suit Manon qui doit être déportée en Louisiane. > Calais, de retour de Louisiane, Des Grieux fait le récit de ses aventures depuis sa rencontre avec Manon. - le récit encadré : > Amiens : coup de foudre + Paris : fuite, ils s’installent dans un appart > Paris : visite intéressée de M...de B…, riche fermier général + enlèvement de Des Grieux par son frère : révélation de la trahison de Manon.... »

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