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Nicaragua (1989-1990)

Publié le 20/09/2020

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« Nicaragua (1989-1990) Le 25 février 1990, devant plus de 5 000 observateurs et journalistes, Violeta Barrios de Chamorro, la candidate de la très hétérogène coalition Union nationale d'opposition (UNO), a facilement battu Daniel Ortega, candidat à sa propre succession pour le Front sandiniste de libération nationale (FSLN).

Les conséquences de ce scrutin ont dépassé le simple cadre national.

En même temps qu'il s'inscrivait dans un mouvement mondial de démocratisation, il mettait en effet un terme à dix années de crise régionale.

Comment en est-on arrivé là, alors que le FSLN se montrait assuré de sa victoire jusqu'à la veille des élections? Les effets conjugués de la guerre, de l'embargo décrété en 1984 par les États-Unis et des erreurs économiques des sandinistes ont produit un appauvrissement du pays sans équivalent.

Malgré une aide soviétique de 2 milliards de dollars en dix ans, le Nicaragua est devenu le pays le plus pauvre d'Amérique.

De 24 000% en 1988, l'inflation est certes passée à 1 174% en 1989, mais le prix du pain a augmenté de 5 366% et le cours de la devise nationale rapporté au dollar est passé de 920 à 38 150.

Parallèlement, l'évolution sur la scène internationale ne favorisait guère le gouvernement sandiniste.

Le 24 mars 1989, le président George Bush obtenait un accord bipartisan sur les grandes lignes d'une nouvelle politique centraméricaine des États-Unis mettant l'accent sur la démocratisation politique.

De plus, le ministre des Affaires étrangères soviétique, Édouard Chevardnadze, venait le 6 octobre à Managua signifier aux sandinistes que l'URSS était en concordance avec les États-Unis sur ce point. Dans ces conditions, D.

Ortega était acculé à faire des concessions.

Le 14 février 1989, il s'engageait devant ses collègues centraméricains à avancer la date des élections, à réformer le code électoral et la loi sur les médias et à accepter une supervision internationale de tout le processus électoral par l'ONU et l'Organisation des États américains (OEA).

Des négociations s'engageaient alors avec l'opposition, qui se concluaient le 4 août par un accord fixant les règles du jeu pour la campagne électorale. Alors que D.

Ortega se profilait comme le candidat incontournable du FSLN, la candidature de Violeta de Chamorro décevait les partisans d'une franche rupture avec le sandinisme.

Mais en axant sa propagande autour des concepts de "démocratie, paix, réconciliation nationale et reconstruction économique", elle a sans doute évité que la campagne ne dégénère en guerre civile.

En promettant que "tout ira mieux", le FSLN n'a pour sa part pas été crédible, et même le "cadeau de Noël" qu'a représenté l'invasion américaine à Panama n'a pas réussi à réveiller la fibre anti-impérialiste de la majorité de l'électorat.

Fort de ses 40% des voix et d'une organisation partisane sans failles, D.

Ortega déclarait en lendemain de sa défaite qu'il continuerait à "gouverner d'en bas" pour protéger les "acquis de la révolution".

La période de transition, entre les élections et la prise de fonction de la nouvelle présidente le 25 avril 1990, a été marquée par d'intenses négociations.

Les sandinistes ne voulaient pas quitter le pouvoir sans que la question de la démobilisation de la Contra soit réglée.

Un compromis a finalement été trouvé - leur permettant de conserver le contrôle des forces armées jusqu'au démantèlement complet de la Contra - qui a provoqué des divisions à l'intérieur de l'UNO.

En lançant une vague de grèves sans précédents au moment de la prise de fonction de Violeta Chamorro, le FSLN a fait la preuve que "gouverner d'en bas" n'était pas un vain mot.. »

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