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Mongolie

Publié le 15/05/2020

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« 1 / 2 22 février 1967 Série C-17 Fiche N• 1625 Mongolie 1.

La République populaire de Mongolie (1 565 000 kmz et un million d'habitants) insérée entre l'Union soviétique et la Chine, est essentiellement une terre de pâtu­ rages que borde au sud la bande désertique du Gobi.

Ce plateau, presque partout à 1500 mètres d'altitude, gèle l'hiver, subit au printemps de violents dégels et des vents glacés et connaît un été court.

Sa partie sud-ouest est un conservatoire des proto­ types d'animaux de transport: on y trouve notamment un cheval fameux, résistant et sobre à l'extrême qui permit à un peuple de gardiens de troupeaux de vivre pendant des milliers d'années en selle, de contraindre la Chine à se protéger par la Grande Muraille (Ille siècle av.

J.-C.), de menacer Rome sous Attila, et de gouverner le monde, de l'Adriatique au Pacifique, du temps de Gengis Khan.

2.

La République populaire mongole, fondée en 1924, mais admise à l'ONU en 1961 seulement, est l'héritière d'un Etat et d'une société décadente et même d'une popula­ tion en diminution.

Au XIXe siècle, dominée par les marchands chinois, ce qu'on appe­ lait la Mongolie-Extérieure était un Etat théocratique, féodal, sans classe moyenne, ni intelligentsia entre les pauvres et les nobles, complètement paralysée, à partir du XVIe siècle, par le développement du bouddhisme-lama qui contrôlait la moitié de la richesse nationale et enrôlait en 1921 45 Ofo des hommes comme lamas.

3.

Le développement de la société et de l'économie mongoles ont dépendu de l'aide soviétique, ininterrompue pendant plus de quarante ans.

La capitale, Oulan-Bator (160 000 habitants), est la plus moderne d'Asie, mais des quartiers entiers sont réser­ vés aux tentes des nomades.

La culture du sol a véritablement commencé en 1950 seulement, par des fermes d'Etat mécanisées, mais reste très peu étendue (500 000 hectares en 1965).

Néanmoins, elle fournit de quoi nourrir la population et quelques excédents exportables.

L'industrie s'est développée de façon inégale et ne fournit que 41 Ofo de la production nationale (51 % prévus pour 1970).

4.

L'élevage du bétail reste la principale occupation de 170 000 foyers d'éleveurs (65 Ofo de la population active).

Sur les 23 millions de têtes de bétail, on compte 13,5 millions de moutons, 6 millions de chèvres, 2,5 millions de chevaux, 2 millions de bêtes à cornes et 1 million de chameaux.

La transformation radicale des conditions d'élevage reste le grand problème.

5.

L'évolution de la population mongole est un phénomène intéressant.

Un des résultats du lamaïsme entretenu par la domination mandchoue jusqu'en 1911, se manifeste dans la stagnation de la population j'Usqu'en 1920.

Depuis, la natalité a doublé (21 %o en 1938, 43 %o en 1963) alors que la mortalité diminuait de moitié (1938: 21 %o, 1963: 9 %o).

Cette attitude résolument nataliste boule­ verse les données du grave problème démographique -pays peu peuplé entre deux géants, manque aigu de main-d'œuvre.

La nation mongole qui semblait vouée à la stagnation ou à la disparition, comptera 2 millions de personnes en 1980 et sera capable alors d'exploiter seule les richesses de son sol. 2 / 2. »

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