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Louis Aragon définissait le surréalisme comme « un abus du stupéfiant image ». En quoi cette définition vous semble-t-elle s'appliquer au recueil de Man Ray et de Paul Eluard, Les Mains libres ?

Publié le 07/07/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Louis Aragon définissait le surréalisme comme « un abus du stupéfiant image ». En quoi cette définition vous semble-t-elle s'appliquer au recueil de Man Ray et de Paul Eluard, Les Mains libres ?. Ce document contient 2223 mots soit 4 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format PDF sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Littérature.

« C'est le cas pour « Le don » (p. 26) : le dessin montre partiellement le corps d'une femme nue extrêmement cambrée en arrière, avec de longs cheveux bruns qui retombent. L'image est sensuelle, saisissante, mais elle est assez simple. Le poème d'Eluard, en revanche, multiplie les métaphores en jouant sur un effet d'accumulation, d'abord grâce à une anaphore - « elle est » - et aussi parla multiplication des images, comme dans le premier vers : « Elle est noyau figue pensée », où les mots s'éntrechoquent. On voit un lien, celui du fruit, entre « noyau » et« figue » mais le mot << pensée », abstrait, surprend davantage : « noyau » éclairé par « pensée » peut alors évoquer l'intériorité du personnage. << Son sang fait la roue » est une expression du poème qui renvoie à la cambrure de la femme dessinée par Man Ray : mais là encore, il s'agit d'une métaphore supplémentaire, qui peut évoquer à la fois une figure gymnique ou la parade du paon. La métaphore littéraire surréaliste est souvent polysémique, elle permet des interprétations personnelles qui dépendent des connotations qu'on attache aux différents composants de l'image. ...»

« > Louis Aragon définissait le surréalisme comme« un abus du stupé­ fiant image ».

En quoi cette définition vous semble4-elle s'appliquer au recueil de Man Ray et de Paul Eluard, Les Mains libres ? Les clés pour r:éussir Bien comprendre le sujet UfüUo imuliiLqU1:Jo.u uu.l' .l�s:JlQJ1 bJ�s_sen� • « Stupéfiant }> peut être compris au sens métaphorique de drogue et avoir une puissance subversive, ou vouloir dire « étonnant >> ou l renvoie dans notre recueil aux dessins de Man Ray, mais on peut aussi l'entendre au sens littéra�H de métaphore ou de comparaison. &',iôtefi:ogêü�lir21a:s,gniflê.â:tiôn.dûtt:miUfàbti1ü.i • !.'.abus peut concerner le nombre, la diversité des images, leur accumu­ lation.

En quoi les dessins de Man Ray et les poèmes d'Eluard sont-Us saturés d'images ? • !.'.abus d'images stupéfiantes pourrait renvoyer également à leur incon­ gruité, leur aspect insolite.: certaines d'entre elles sont énigmatiques et interpellent de cette façon le lecteur. ➔ Le sujet revient donc à se demander dans quelle mesure l'usage que Man Ray et Eluard font des images dans le recueil relève de l'excès. Organiser ses idées La problématique : En quoi les images dans Les Mains libres ont-elles une valeur extrêmement saisissante ? Le plan proposé : Nous adopterons un plan thématique qui développera les différentes interprétations que l'on peut faire de la citation d'Aragon.

1-La multiplicité des images.

Les poèmes comme les dessins procèdent souvent par accumulations d'images, comme des sortes de co Uages ;/ .

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