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Les mûdras, par-delà la parolePour exprimer des forces invisibles le mot lui-même signifie " sceau "ou " signe ", révélant l'intention à la fois de sceller et de manifester,autrement dit de " traduire " par des moyens différents des mots.

Publié le 23/05/2020

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« Les mûdras, par-delà la parole Pour exprimer des forces invisibles le mot lui-même signifie “ sceau ” ou “ signe ”, révélant l’intention à la fois de sceller et de manifester, autrement dit de “ traduire ” par des moyens différents des mots.

En somme, une espèce d’alphabet visuel permettant d’aller à l’essentiel par-delà la parole.

Là encore, l’héritage est hindou, mais l’interprétation varie selon les latitudes, et comme souvent dans le vaste panorama bouddhique, la variante tibétaine a ses singularités. Ces gestes sacrés ont fleuri avec davantage d’exubérance dans les écoles du Grand Véhicule, celles du Petit Véhicule se cantonnant d’ordinaire aux sceaux distinctifs caractérisant des “ moments ” rigoureusement précis et codifiés de la vie de l'Éveil. De cette myriade de gestes, quelques-uns sont à retenir en priorité, car ils permettent l’identification immédiate d’une effigie, en la rattachant à une famille ou à une école.

Ils sont d’usage courant dans les rites.

Le plus répandu dans l’ensemble du monde bouddhiste, c’est l’anjali-mudrâ, les mains jointes à hauteur de poitrine.

À la fois salutation et vénération, il est caractéristique des orants et de certaines divinités mineures, mais surtout il demeure aujourd’hui encore la manière par excellence de saluer l’interlocuteur en Inde, en Thaïlande, en Birmanie, au Tibet. C’est bien entendu la façon la plus courante de rendre hommage à l'Éveil, en élevant les mains jointes au-dessus de la tête que l’on incline en même temps.

Son interprétation religieuse renvoie à la notion cardinale dans le Mahâyâna de Vraie Nature de toutes les choses, de réalisation de l’Éveil qui intègre l’objet et le sujet.

Le dhyâna-mudrâ est largement connu : mains superposées reposant dans le giron du méditant, paumes vers le haut, doigts allongés et pouces se touchant pour former un triangle, c’est le sceau caractéristique de la méditation, de la concentration sur le dharma.

Il symbolise évidemment l’Éveil, cet instant privilégié où les contraires sont transcendés et où s’ouvre l’accès à la sagesse omnisciente.

Quand le personnage représenté dans cette posture porte un bol, les Tibétains l’assimilent au Bouddha de médecine. Prendre la terre à témoin, c’est-à-dire main gauche sur le genou en position du lotus et main droite pendante tournée vers l’intérieur, c’est le geste de çakyamûni à l’aurore de l’Éveil : la terre témoigne de son accomplissement spirituel.

C’est le bhumiparsha-mudrâ, répandu dans toute l’aire géographique bouddhique.

Il indique aussi plus. »

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