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L’école amène-t-elle la délinquance ?

Publié le 21/06/2021

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« L’école amène-t-elle la délinquance ? La question des mineurs délinquants à l’école est un réel problème car, selon les textes de l’Education nationale, nous ne faisons que de la prévention de la délinquance et, le plus souvent, de manière indirecte.

Il n’y aurait donc pas de mineurs délinquants à l’école ! Il y a par contre, des élèves en dérive, en difficulté, des adolescents difficiles… Il y aussi des conduites à risques, des comportements déviants, des incidents majeurs, de la violence, des incivilités… Mais, jamais le mot délinquant n’est associé à celui de l’élève. En lien avec l’école et l’adolescence, je définirai la délinquance à partir de deux registres : le juridique et le moral.

D’un point de vue juridique, la délinquance désigne un acte interdit par la loi et donc punissable pénalement.

Pour un adolescent à l’école, il peut s’agir d’une transgression par rapport à des règles du règlement intérieur de l’établissement et / ou d’une infraction à la loi.

D’un point de vue moral, il s’agit du non-respect d’une obligation morale, c’est-à- dire une action consciente de transgression des règles morales d’une collectivité par un individu ayant pour référence ces mêmes règles morales.

Longtemps considérée comme un sanctuaire à l’abri des violences extérieures et intérieures, l’école a été obligée de faire face à une augmentation de faits réels et à l’émergence d’un sentiment d’insécurité.

Les sociologues expliquent cet état de fait par la massification de l’accès à l’école qui a fait entrer une classe d’âge au collège autrefois réservé à un public adapté.

Après plusieurs années de résistance pour reconnaître l’existence du phénomène de la délinquance dans les établissements scolaires, à partir des années 1980, des enquêtes de l’Inspection générale ont permis une prise de conscience et la mise en place en 1993 d’une collaboration avec le ministère de l’Intérieur.

Mais, pour comprendre et agir en conséquence, mesure, quantifier le phénomène ne suffit pas.

Il faut pouvoir analyser le plus finement possible les comportements d’infraction afin d’organiser la prévention, le suivi, et la remédiation.

Pour ma pratique, je me suis référée aux travaux de Lode Walgrave, en 1992, qui permet de différencier trois types de délinquance : - La délinquance de symptôme : certains comportements de jeunes s’expliquent en première instance par des crises de vie aiguës, l’abandon affectif, des dysfonctionnements du système familial ou par certains troubles biopsychologiques.

Ce type de délinquance est repérée très tôt par le milieu scolaire.

- La délinquance passagère : la délinquance juvénile semble liée aux conditions psychosociales de l’âge adolescent.

Elle fait partie de la quête par l’adolescent de son identité, de sa position sociale.

Elle figure en bonne place dans les indicateurs d’incident de vie scolaire, les établissements les gèrent quasiment au quotidien.

- La délinquance de précarité : les adolescents qui s’y livrent manifestent des phénomènes psychosociaux plus profonds liés à leur condition de précarité sociale, qui tient à la fois à leur situation actuelle et à leurs perspectives d’avenir.. »

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