Databac

LE MARIAGE

Publié le 16/05/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : LE MARIAGE Ce document contient 455 mots soit 1 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Histoire-géographie.



« LE MARIAGE C'est vers le Xe siècle que l'Eglise parvint à imposer, en matière de mariage, les conceptions qui allaient marquer l'institution jusqu'au XVIIIe siècle : indissolubilité et fidélité réciproque.

Le mariage devint matière de droit canonique.

Cependant, ce n'est qu'au XVIe siècle, à l'issue du Concile de Trente, qu'il fut expressément décrété que le mariage devait obligatoirement être célébré par un prêtre pour être légal.

Le sacrement tenait donc lieu d'acte civil, alors que, jusque-là, le contrat pouvait théoriquement suffire à légaliser le mariage. L'aspect religieux du mariage était souligné par l'interdiction de le célébrer pendant les périodes de pénitence : de l'Avent à l'octave de l'Epiphanie, quarante jours avant Pâques et huit jours après, du troisième jour avant l'Ascension à l'octave de la Pentecôte.

L'Eglise prohibait les mariages consanguins jusqu'au huitième degré ainsi que l'union entre parrain et marraine d'un même enfant.

Le divorce n'existant pas, cette interdiction était, avec la nonconsommation, le seul moyen d'obtenir de l'Eglise l'annulation du mariage.

Rois et seigneurs ne se privèrent pas d'en user.

C'est au XVIe siècle qu'obligation fut faite au prêtre de publier les bans et de tenir par écrit un état des baptêmes, des mariages et des enterrements qu'il avait célébrés dans sa paroisse.

Jusque-là, le mariage ne pouvait être prouvé que par la mémoire du prêtre, par la notoriété ou par le contrat stipulant la dot. La Révolution bouleversa l'institution et son esprit.

La Constitution de 1791 déclarait : «La loi ne considère le mariage que comme un contrat civil.» Ainsi la célébration religieuse n'avait plus valeur légale.

La loi du 20 septembre 1792 fit obligation aux futurs époux de faire enregistrer leur union par un officier d'état civil et, deuxième révolution, institua le divorce.

La nubilité fut fixée à quinze ans pour les garçons et à treize ans pour les filles.

Le code Napoléon maintint le divorce, mais en le réglementant très strictement et retarda l'âge nubile des époux : dix-huit ans pour les hommes, quinze ans pour les femmes.

La Restauration abolit le divorce en 1816.

Il fut définitivement rétabli par la loi Naquet, votée en 1884.

Il était autorisé dans les cas prévus à l'origine par le Code civil : adultère, condamnation afflictive et infamante, sévices et injures graves.

Enfin, une loi de 1976, en autorisant le divorce par consentement mutuel, consacra une libéralisation entrée dans les moeurs. Cette évolution juridique du mariage s'accompagna d'une évolution des principes et des sentiments qui le fondaient. On peut dire en gros que la pression parentale, la raison et l'intérêt économique et social ont été, jusqu'au XVIIIe siècle, le moteur principal des alliances, du moins dans les classes aisées.

C'est seulement au XXe siècle qu'en règle générale l'exigence de bonheur a pris le pas sur toute autre finalité.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles