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Japon (2004-2005): Élections anticipées

Publié le 18/09/2020

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« Japon (2004-2005): Élections anticipées En mai 2005, le Premier ministre Koizumi Junichiro recueillait environ 60 % d’opinions favorables.

Pourtant, son deuxième mandat, engagé en novembre 2003, s’annonçait difficile, après le revers de sa formation politique – le Parti libéral démocrate (PLD) – aux élections sénatoriales de juillet 2004, alors que l’opposition poursuivait sa progression en remportant 12 sièges supplémentaires (50 sièges sur 121).

Il devait aussi gérer des dossiers sensibles, notamment la réforme de l’institution postale et les relations avec la Chine.

L’opinion publique japonaise, très suspicieuse à l’encontre des dirigeants, avait mis au défi le pouvoir exécutif après l’éclatement de la bulle financière, en misant sur des régimes de coalition à partir de 1993.

Remettre le Japon sur des rails plus « sains » était aussi l’objectif de campagne de Koizumi. Alors qu’il a confirmé le maintien des troupes japonaises dans le Sud irakien, après la mise en place du gouvernement de transition et de façon certaine jusqu’à fin 2005, qu’il a persisté dans ses visites controversées au temple shinto Yasukuni – en hommage aux Japonais morts au combat, dont des criminels de guerre –, qu’il a proposé de privatiser la Poste et qu’il a continué de défier une forte contestation dans son propre clan politique, la popularité du Premier ministre semblait peu en souffrir.

Dans son aptitude à ne pas plier devant la critique, Koizumi est apparu comme cette force politique motrice et, en apparence, au-dessus des jeux politiciens qui ont fait l’histoire politique du PLD depuis sa fondation : le remaniement ministériel de septembre 2004 et la nomination de nouvelles instances dirigeantes au PLD s’inscrivaient dans cette logique.

Avec un gouvernement encore rajeuni – la moyenne d’âge est de 57,6 ans – et l’inattendu Tsutomu Takebe, de la faction Yamasaki, artisan du manifeste politique lors des élections législatives de novembre 2003, au secrétariat général du PLD, Koizumi ne se démarquait pas de son slogan de 2001 : « Changer le Parti, changer le Japon ». Le grand chantier de la privatisation de la Poste Chantier énorme par l’étendue du secteur et par la manne financière qu’il dégage – en mars 2005, l’épargne postale représentait à elle seule 214 milliards de yens sur un volume d’épargne totale estimé à 1 400 milliards de yens, faisant de la Poste la plus grande banque du Japon –, mais aussi par l’étroitesse des relations entretenues notamment entre les fonctionnaires locaux de la Poste et les politiciens du PLD (réputés pour leur clientélisme), la privatisation de l’institution postale, inscrite au programme du Premier ministre dès 2001, a été officiellement lancée en mars 2005.

La réforme proposée vise à mettre en place quatre unités postales d’ici 2007, chapeautée par une holding détenue à 100 % par l’État.

D’ici 2017, l’État en céderait les branches banque et assurance, les services courrier restant sous le contrôle de la holding, alors détenue à 33 % par l’État.

Il s’agit d’intégrer l’institution postale, longtemps critiquée pour le « socialisme financier » qu’elle engendrait – l’État avait la capacité d’absorber des fonds avec garantie totale –, dans un mécanisme de marché qui serait plus efficace.

Cette réforme restait critiquée, y compris au sein du PLD. Le Sénat ayant rejeté le projet, le Premier ministre décidait, le 8 août, de dissoudre la Chambre basse et gagnait les élections anticipées le 11 septembre.. »

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