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Iran (1998-1999) En quête de pluralisme, voire de démocratie

Publié le 16/09/2020

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« Iran 1998-1999 En quête de pluralisme, voire de démocratie A peine plus d'un an après l'élection du nouveau président de la République, Mohammad Khatami (23 mai 1997), dont les maîtres mots sont le dialogue, le respect de l'État de droit et la promotion de la société civile, la violence est revenue sur le devant de la scène politique iranienne.

En août 1998, Asadollah Ladjervardi, ancien responsable de l'administration pénitentiaire, honni par les familles des victimes de la répression des années quatre-vingt, a été abattu à Téhéran.

Le même mois, Mohsen Rafighdoust, président de la très puissante Fondation des déshérités, l'un des personnages les plus énigmatiques du régime, échappait à un attentat.

L'émotion a culminé en novembre lorsqu'un ancien ministre de Mehdi Bazargan, Daryoush Forouhar, et son épouse, Parvaneh Eskandari, ont été poignardés à leur domicile et lorsque plusieurs journalistes et intellectuels, proches du Cercle des écrivains, ont disparu et ont finalement été retrouvés morts.

La multiplication des manifestations de protestation, notamment lors des funérailles des victimes, et l'ampleur des critiques de la presse - bien que celle-ci ait été soumise au harcèlement de la justice depuis plusieurs mois, que des titres aient été interdits ou suspendus, et que l'équipe rédactionnelle la plus en vue, celle de Djame'eh (devenu tous), ait été emprisonnée pendant plusieurs semaines en septembre-octobre 1998 - ont amené le président Khatami et le Guide de la Révolution, Ali Khamenei, à exiger que la lumière soit faite sur ces meurtres.

L'enquête a abouti à l'arrestation de fonctionnaires du ministère du Renseignement et à la démission de Ghorbanali Dorri Nadjafabadi, titulaire de ce portefeuille, en février 1999.

Sans précédent dans l'histoire de la République, ce dénouement a été perçu comme une victoire de son président. Retour de la violence politique L'évolution politique et économique du pays, depuis la fin des années quatre-vingt, a marginalisé une partie des acteurs de la Révolution et de la guerre contre l'Irak (1980-1988), dont certains étaient susceptibles de recourir à la violence.

L'ouverture culturelle progressive du régime, l'inflexion de sa politique étrangère, la professionnalisation de sa classe politique, la libéralisation économique - aussi limitée soit-elle - et la montée en puissance du secteur privé ont lésé certains intérêts, les frustrations favorisant l'extrémisme populiste.

La colère des militants du Ansar-e hezbollah (Compagnons du parti de Dieu), qui, tout au long de l'année, ont agressé physiquement plusieurs personnalités politiques ou des rédactions de journaux, en aura été une expression récurrente depuis les législatives de 1996.

Mais les meurtres de 1998 ont prouvé que la République islamique avait aussi ses soldats perdus. L'assassinat, en avril 1999, du général Ali Sayyad Shirazi, l'adjoint au commandant en chef des forces armées, a suggéré que la série des attentats n'était pas forcément close, même si cet acte terroriste a été imputé aux modjahedin du peuple. Le puissant mouvement de juillet 1999 et la contremanifestation organisée en réaction ont souligné, dans la rue, l'avivement des luttes politiques.

La scène. »

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