Databac

Irak (1990-1991) L'année terrible

Publié le 16/09/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Irak (1990-1991) L'année terrible. Ce document contient 766 mots soit 2 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format PDF sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en: Histoire-géographie.

« Irak 1990-1991 L'année terrible L'invasion du Koweït par l'Irak, le 2 août 1990, et ses gigantesques retombées régionales et mondiales restera comme un tournant majeur de l'histoire irakienne. La réaction occidentale a été immédiate.

Le 6 août, le Conseil de sécurité de l'ONU décidait d'un embargo commercial, financier et militaire.

Le 7, les États-Unis lançaient l'opération Bouclier du désert, rassemblant des moyens militaires considérables en Arabie saoudite, et réunissant bientôt une coalition de trente-deux pays, dont l'Égypte et la Syrie.

Les opinions publiques arabes prendront d'une manière générale parti pour l'Irak.

Le 17 janvier 1991, les coalisés entreprendront des bombardements intensifs (opération Tempête du désert), l'Irak ripostant par des tirs de missiles sol-sol SCUD contre Israël et l'Arabie saoudite.

L'offensive terrestre anti-irakienne, déclenchée le 24 février, durera 100 heures.

Les forces irakiennes ayant reflué et libéré le Koweït, les hostilités seront suspendues le 28 février. Économie de guerre en temps de paix Saddam Hussein avait certes mal calculé les risques d'une riposte américaine musclée.

Les propos pour le moins ambigus tenus le 25 juillet 1990 par l'ambassadeur américain à Bagdad, April Glaspie, lors de sa rencontre avec le chef de l'État irakien (selon lesquels les États-Unis n'étaient pas concernés par un conflit entre deux États arabes, propos confirmés de bonne source américaine après le conflit) et les déclarations complaisantes de représentants du département d'État jusqu'au 30 juillet ont pu aggraver cette mauvaise appréciation. Mais le motif principal de l'agression a probablement été d'ordre financier. Ayant mené huit ans de guerre contre l'Iran (1980-1988), le pays était exsangue. La seule dette civile dépassait 27 milliards de dollars à la fin 1989, avec un rapport service de la dette/PNB de 8% environ; la dette militaire en Occident avoisinait les 16 milliards de dollars.

Bagdad, fort du "service" qu'elle avait cru avoir rendu à l'Occident et à ses protégés du Golfe face au khomeynisme, pensait pouvoir leur arracher une période de grâce qui lui permettrait de reconstituer un "matelas financier" d'au moins 10 milliards de dollars et ne recommencer à rembourser ses dettes qu'à l'horizon 1994-1995, date alors retenue pour la remontée des prix pétroliers.

Mais cette stratégie n'a pas reçu l'accueil espéré de la part de créditeurs comme la France, l'Italie ou le Japon. En outre, les banques commerciales du Golfe se sont montrées réticentes à l'idée d'accorder des prêts à l'Irak sous une garantie de leurs gouvernements respectifs. Cette situation, marquée par des prix pétroliers très bas et l'attitude des pays du Golfe et des Occidentaux, a exaspéré les dirigeants irakiens qui n'ont vu partout qu'"ingratitude".

Les ambitieux projets militaires (13 milliards de dollars de dépenses en 1989) et industriels du régime ne pouvaient en effet. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles