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Inde (1998-1999) Le gouvernement BJP déjà sanctionné

Publié le 16/09/2020

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« Inde 1998-1999 Le gouvernement BJP déjà sanctionné Le gouvernement BJP (Bharatiya Janata Party, "Parti du peuple indien", nationaliste hindou), dirigé par Atul Bihari Vajpayee, est tombé le 18 avril 1999, après le retrait de l'AIADMK (All India Anna Dravida Munetra Kazhagam, parti régionaliste tamoul) de Jayaram Jayalitha, qui était, depuis le début, la composante la plus instable de la coalition gouvernementale.

Cette formation s'est rapprochée du parti du Congrès, qui espérait ainsi regagner le pouvoir. Mais l'absence de consensus chez les autres partis d'opposition l'ont empêché de constituer la majorité requise.

Cette crise politique a précipité la tenue de nouvelles élections générales, fixées à octobre 1999.

L'année passée au pouvoir par le BJP aura été essentiellement marquée par des difficultés internes et la désillusion des électeurs qui avaient voté pour le changement. A peine sept mois après son arrivée au pouvoir, l'hétérodoxe coalition de 14 partis régionaux avait déjà subi un désaveu majeur lors des élections régionales de novembre 1998 au Rajasthan, au Madhya Pradesh et dans le territoire de Delhi, qu'il gouvernait depuis 1993.

Ces défaites étaient d'autant plus inquiétantes pour le BJP qu'elles coïncidaient avec une remontée du parti du Congrès, dirigé par Sonia Gandhi depuis mars 1998.

La colère des électeurs a essentiellement sanctionné l'augmentation brutale des prix d'un certain nombre de denrées de base, en particulier les oignons, survenue à l'automne 1998.

Le gouvernement s'est aussi vu reprocher d'avoir privilégié son image sur la scène internationale - en l'occurrence, à travers les cinq essais nucléaires des 11 et 13 mai 1998 - au détriment des intérêts de la population. Ménager les composantes internes du parti La perte de ces trois États, capitaux pour le BJP, a mis en relief le factionnalisme de plus en plus prégnant au sein du parti.

Deux branches rivales sont apparues autour des centres de pouvoir représentés par le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur, Lal Krishna Advani, et reflétant les divergences opposant "modérés" et "extrémistes" sur les questions tant intérieures - en particulier, la politique économique - qu'extérieures - notamment les relations avec le Pakistan -, mais aussi sur la place des autres composantes du Sangh Parivar, la "famille" idéologique du BJP.

Celle-ci a cherché à affirmer son emprise sur le gouvernement et, devant la résistance de la faction Vajpayee, s'est montrée de plus en plus critique.

Ces tensions ont conduit à la démission, en février 1999, du ministre des Affaires parlementaires et porte-parole du gouvernement, Madan Lal Khurana, l'un des soutiens d'A.

B.

Vajpayee et l'un des plus anciens membres du parti. Hors du gouvernement, cette pression s'est traduite par une intensification des attaques contre les chrétiens, d'abord localisées au Gujarat (fin 1998), puis débordant sur les autres États indiens (début 1999).

Visant les nouveaux convertis au christianisme, pour la plupart issus des "castes répertoriées" (ex-Intouchables) ou des "ethnies répertoriées" (ou "dalits"), et les prêtres et missionnaires, elles sont essentiellement imputables aux extrémistes du Sangh. »

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